Michel Ignace Auguste Graeff, né à Sélestat (Bas-Rhin) le et décédé le à Boisset-lès-MontrondArchives départementales de la Loire, commune de Boisset-lès-Montrond, année 1884, acte de décès , vue 147/162 (Loire), est un ingénieur des ponts et chaussées français. Il est également homme politique éphémère en tant que ministre des Travaux publics du au dans le Gouvernement de Rochebouët.
Biographie Il est le fils de Nicolas Ignace, receveur particulier de l'arrondissement de Sélestat, et de Rosine Antoinette Mathieu (acte de naissance sous l'orthographe Graff). Une plaque est apposée sur le mur de sa maison natale, au 19 rue du Sel à Sélestat.
Formation et début de carrière en Alsace Il entre à l'École polytechnique en 1832. Deux ans plus tard, il intègre l'École nationale des ponts et chaussées le en tant qu'élève puis est nommé aspirant ingénieur dans le département du Bas-Rhin le . Le , il est élevé au grade d’ingénieur ordinaire de deuxième classe au corps royal des ponts et chaussées.
Sa carrière professionnelle commence à Saverne où il est muté en 1842, poste auquel il reste pendant près de vingt ans. Pendant cette période, outre ses missions dans l'arrondissement de Saverne, il participe à la construction du canal de la Marne au Rhin ainsi qu'à celle du chemin de fer reliant Paris à Strasbourg. C'est aussi pendant cette période qu'il est élevé au grade d’ingénieur ordinaire de première classe le puis à celui d'ingénieur en chef deuxième classe du corps impérial des ponts et chaussées le . Le , il est également nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Carrière dans la Loire Le , peu après avoir été élevé au grade d'ingénieur en chef, il obtient la direction du département de la Loire et part s'y installer. Dès le mois de juillet, il y est chargé des études et des travaux à exécuter sur la Loire pour améliorer le régime du fleuve et prévenir les inondations, qui sont fréquentes et brutales. C'est lors de cette mission que, en coopération avec Pierre Conte-Grandchamps et Paul-Louis-Adrien de Montgolfier, il participe à la construction du barrage du Gouffre d'Enfer, ouvrage important et novateur pour l'époque, qui doit garantir à la fois l'alimentation en eau potable pour les habitants de Saint-Étienne, la protection contre les inondations et un débit constant pour les usines.
Il contribue également à de nombreuses améliorations pour le système hydraulique de Saint-Étienne, comprenant le captage des sources, la construction d'un aqueduc, de quatre réservoirs, d'un réseau de conduites dans le centre-ville, de bouches d'arrosage et de 140 bornes-fontaines dont certaines sont encore en place aujourd'hui.
Outre le génie civil hydraulique, Michel Graeff dirige par ailleurs, à partir du , le service de construction d’un chemin de fer reliant le canal de Roanne à Digoin au chemin de fer du Bourbonnais.
Cette période de sa carrière lui apporte deux distinctions supplémentaires : le il est promu au grade d’officier de la Légion d’honneur et le , il est nommé ingénieur en chef première classe.
Grade d'inspecteur et fin de carrière Sa nomination en tant qu'inspecteur général de deuxième classe chargé du service de la des ponts et chaussées le signe la fin de sa présence dans la Loire et le début de nombreuses nominations et distinctions diverses au niveau national.
De 1871 à 1878, il est régulièrement membre du conseil général des ponts et chaussées et y termine sa présence en qualité de vice-président. Parallèlement à cette responsabilité, il participe à plusieurs commissions des ponts et chaussées, principalement en lien avec les voies de communication et les transports, mais aussi concernant l'aménagement des eaux et les annales.
Sa carrière continue à évoluer elle aussi : le il est nommé membre du conseil de l’école des ponts et chaussées puis, le , inspecteur général de première classe rapidement chargé de l'inspection du service municipal de Paris et, enfin, ministre des Travaux publics du au .
Le prix Dalmont lui est décerné en 1874 pour divers mémoires dans le Recueil des savants étrangers ; il reçoit un peu plus tard, en 1880, un diplôme équivalant à une médaille d’or pour l’assainissement et l’irrigation de la plaine du Forez.
Ouvrages Construction des chemins de fer et des canaux, 1861 Appareil et construction des ponts biais, 1867 Traité d'hydraulique, 1882-1883
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, notice de Maurice Kubler, vol. 13,
Liens externes « Auguste Graeff » (Auguste Stoecklin, Biographies alsaciennes avec portraits en photographie, série 4, A. Meyer, Colmar, 1884-1890, 4 p.)
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