Raoul Ponchon, né le à Napoléon-Vendée et mort le Notice d'autorité personne du catalogue général de la BnF donne le 2 décembre. à Paris , est un écrivain et chroniqueur de presse français.
Biographie
vignette|publicité pour l'Égalité Raoul est le fils de Jean-Jacques Ponchon, capitaine trésorier au d’infanterie de ligne, et de Marie Henriette Birck.
Il suit les différentes garnisons de son père. En 1855 naît à Cahors sa sœur Berthe. Ensuite, la famille se déplace à Bourg où Raoul est interne au lycée, son père étant envoyé en Algérie ; puis celui-ci part à Angoulême (classe de pour Raoul), Poitiers (baccalauréat), et enfin Paris d’où le futur poète ne bougera quasiment plus, passant simplement, pour cause de démolition, de l'hôtel du Périgord, place de la Sorbonne, à l’hôtel de Flandres, 16, rue Cujas, où il résidera jusqu’à sa mort et où, devenu aujourd’hui hôtel des 3 Collèges, une plaque rappelle son passage.
Il devient employé de banque, ou plutôt de banques et d'assurances : il change régulièrement d’employeur. Il subit la guerre de 1870 comme garde mobile à Paris, perd son père en 1871 et, la paix venue, jugeant qu’il n’est pas fait pour la finance, il s’établit dans la bohème comme peintre.
À ce titre, le premier texte qu’on connaisse de lui est la préface du catalogue du salon de peintures « Poil et Plume », où il exposait. C’était une bohème organisée et régulière : il allait tous les jours de la semaine prendre son petit déjeuner au café de Cluny, où il retournait l’après-midi s’attabler devant un verre d’absinthe, après avoir pris son seul repas quotidien dans un bouillon bon marché de la rue Racine.
Il fréquente les ateliers et salons de peinture et les cénacles littéraires : on le voit chez Nina de Villard de Callias (1843-1882), femme de lettres, poète et musicienne, maîtresse de Charles Cros, et qui reçoit outre ce dernier dans le salon intellectuel le plus coté de l’époque Catulle Mendès, Henri Rochefort, Jean Richepin, Villiers de l'Isle-Adam, François Coppée, Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Maurice Rollinat, José-Maria de Heredia, Émile Zola, Alphonse Daudet, Édouard Manet, Edgar Degas, Léon Gambetta et l’astronome Camille Flammarion. Jean Richepin, Maurice Bouchor et lui deviendront inséparables : ils fondent ensemble le groupe des Vivants..
Ponchon passera de nombreuses vacances dans la maison de Richepin en Bretagne, ce dernier écrira plusieurs textes sur Ponchon, dont un dans La Chanson des gueux, et la dédicace de La Muse au cabaret sera : Il considérait les Richepin comme sa seconde famille, et repose à côté de son ami Jean au cimetière de Pléneuf-Val-AndréEnsemble funéraire de Jean Richepin et Raoul Ponchon (Pléneuf-Val-André).France Culture - Raoul Ponchon (1848-1937), Le veau réchauffé est meilleur froid- 26/10/2019., où il les rejoignait souvent pour des vacances bretonnes.
Il publie son premier texte, Chanson vineuse, dans La République des Lettres, le , et dix ans plus tard, il est embauché par Jules Roques, directeur du Courrier français, « illustré paraissant tous les samedis : littérature, beaux-arts, théâtre, médecine, finance », pour y tenir une chronique en vers hebdomadaire, et c’est le début des gazettes rimées, qu’il étendra à d’autres publications : La Presse, « journal républicain, national, politique et littéraire » (en fait boulangiste) chaque lundi de à , puis Le Journal à partir de 1897. Il abandonnera Le Courrier au départ de Jules Roques, par fidélité à celui-ci, en 1908.
Il sera, lui qui était insensible aux honneurs, membre de l’académie Goncourt à partir de 1924Voir sur Gallica la photo du jury Goncourt 1927, où figurent (debout, de g. à d.) Gaston Chérau, Raoul Ponchon, Pol Neveux, Jean Ajalbert, Rosny jeune et (assis) Hennique et Rosny aîné (Agence Rol). (sans doute proposé par ses amis pour qu’il puisse vivre de la pension associée, alors qu’il ne publiait plus de gazettes). Il y tiendra jusqu’en 1937 le « couvert » , qu’il hérite d'Émile Bergerat. Ayant été fait chevalier de la Légion d’honneur le , il a été élevé au rang d’officier le Notice dans la Base Léonore.
Un jour de décembre, à l’âge de 88 ans, il se casse le col du fémur en descendant de son lit. Il est hospitaliséRaoul Ponchon : nécrologie, coupures de presse, 1937 à l’hôpital Saint-Joseph, rue Pierre-Larousse, à Paris, où il meurt quelques jours plus tard, le . Ponchon a été plus que réticent à la publication en recueils de ses gazettes rimées hebdomadaires.
Il se considérait comme un petit rimailleur du quotidien, indigne d’une publication officielle, à Marcel Coulon, cité dans Toute la Muse.. Malgré cela, et malgré lui, parurent de lui un recueil de ses poèmes, La Muse au cabaret, en 1920, seul livre publié de son vivant (il avait 72 ans).
Décorations . .
Œuvres La Muse au cabaretTexte en ligne sur Gallica, Fasquelle, 1920, Bibliothèque-Charpentier.
La Muse vagabonde, 1938 La Muse frondeuse, Fasquelle, 1971, textes réunis par Daniel Mouret, préfacé par Roland Dorgelès La Muse gaillarde, Fasquelle, 1939, en version « ordinaire » « Animaux antédiluviens », in Fouilles archéobibliographiques (Fragments), Bibliogs, 2015
Citations vignette|rue Raoul Ponchon, à Rennes Il est l'auteur de :
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Adaptation Rémo Gary interprète « Vive l'eau » (La Muse au cabaret) sur une musique composée et arrangée par Clélia Bressat-Blum (Même pas foutus d'être heureux, 2008).
Bibliographie Paul Verlaine, Raoul Ponchon, monographie publiée dans la revue Les Hommes d'aujourd'huiTexte sur wikisource., Marcel Coulon, Raoul Ponchon, Bernard Grasset, 1927 Marcel Coulon, Toute la Muse de Ponchon, Édition de la Tournelle, 1938 Marcel Coulon, Les Noëls de Raoul Ponchon, Édition du Trianon, 1929 Guillaume Apollinaire, Le flâneur des deux rives, Gallimard, 1929 Émile Goudeau, Michel Golfier, Jean-Didier Wagneur, Alain Deschodt, Léo Trézenik, Patrick Ramseyer, Dix ans de bohème, rééd. Hachette, 2012, 290 p. Kilien Stengel, Anthologie des poètes de la bonne chère, Éditions de la Table ronde, 2007, 200 p. Véronique Ponchon, Raoul Ponchon : spirilège, éditions CapAXIOSVoir sur le site des éditions., préface Jean-François Bazin, 2008 (florilège de poésies bachiques), 101 p. Kilien Stengel, Poètes du vin, poètes divins, préfaces de Jean-Robert Pitte, Éditions Archipel, coll. « Écriture », 2012, 280 p. Kilien Stengel, De Ponchon à Béranger : poésie du vin : de beaux poèmes issus de la treille, nouvelle édition, L&C éditions, 2013, 246 p.
Notes et références
Liens externes
Raoul Ponchon sur agora.qc.ca Blog sur Ponchon Raoul Ponchon sur muscat.net Préface de Charles Maurras au Raoul Ponchon de Marcel Coulon, cité dans la bibliographie
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