La Cuisse Madame ou Cuisse de Dame est une variété de poire précoce. Jacques Des Gachons, décrit le fruit comme « allongé, jaune olivâtre, lavé de carmin-chair juteuse ».
Les Cuisses de Dame sont également une pâtisserie que l'on retrouve en période de carnaval dans le canton du Jura (Suisse) et en Alsace. vignette|Cuisse Madame. vignette|Jargonelle, aquarelle d'Hedrick. Synonymie Improprement 'Jargonelle' et 'Epargne'. « Prévost constatait en 1839, dans ses Cahiers-pomologiques (p. 65), que beaucoup de pépiniéristes qui ne connaissaient pas la Cuisse-Madame, livraient sous son nom, et pour elle, la poire d'Epargne. Cette plainte fut fondée; les pépiniéristes angevins se trouvaient au nombre des propagateurs de la fausse Cuisse-Madame. En Angleterre, pareille confusion eut lieu vers 1780 on y greffa (Philippe Miller) la Jargonelle pour la Cuisse-Madame, souvent aussi on a réuni à la Cuisse-Madame, la Windsor, qui en differe sensiblement et n'est autre que la poire de Madame, cultivée dès 1628 dans l'Orléanais ». 'De Rives' (Henri Hessen, Gartenlust, 1690, p. 278), 'de Fusée d'été' (Herman Knoop, Fructologie, 1771, pp. 103 et 135), 'Cuisse-Dame d'été' (de Liron d'Airoles, Liste synonymique des variétés du poirier, 1859, p. 38). 'Madeleine d'Angers' est aussi nommée 'Petite Cuisse-Madame' (Pierre Leroy, Catalogue de ses pépinières, 1790, p. 23). Cuisse de Dame (en Provence).
Origine vignette|gauche|Cuisse Madame (ou Madeleine d'Angers) de l'abbaye de Valloires. Selon André Leroy (1869) « la Cuisse-Madame reste une des plus anciennes variétés connues en France, où personne, pensons-nous, ne l'a citée avant Daléchamp (1586). Le nom qu'elle porte lui fut, évidemment, donné en raison de la forme assez allongée qu'on lui voit prendre souvent. Au , ce poirier dut être fort commun dans les environs de l'une des diverses localités françaises nommées Rives, car on appelait alors ses produits, ou poires de Rives ou poires Cuisse-Madame ». Elle est mentionnée dans le catalogue de Nicolas de Bonnefons (1665) dans les « fruits connus aux alentours de Paris. Poires qui sont bien mûres fin juin et en juillet », puis par John Evelyn (1679) dans les poires de juillet. Par la suite elle est abondamment mentionnée en allemand, en anglais. Noël-A. Pluche largement lu et traduit écrit que son « jus admirable mérite d'être protégé des vents, car le moindre souffle le tire de l'arbre ».
En 1756, un exemplaire est planté à l'abbaye de Valloires (Somme). L'arbre est toujours présent, c'est l'un des plus vieux poiriers de France..
Description Arbre Ce cultivar accepte diverses formes: plein-vent, espalier à l'est, et en gobelet. Exposition ensoleillée recommandée pour une bonne fructification, la variété est adaptée à l'altitude.
Époque de floraison C'est une variété précoce, floraison rose abondantes en avril.
Pollinisateurs Cuisse Madame est un poirier utilisé comme pollinisateur d’autres variétés dans un verger mixte.
Mise à fruit La mise à fruit est difficile et le rendement mauvais avec le cognassier comme porte greffe, en revanche le cultivar est vigoureux lorsqu'il est greffé sur franc.
Productivité Après une mise à fruit tardive, d'une fertilité remarquable, l'arbre est d'un bois fort.
Fruit
Forme et calibreForme allongée, peau rouge et jaune à brune. Fruit de taille moyenne, pyramidale. La queue est longue.
Épiderme à maturité
La peau est rugueuse, vert olivâtre, ponctuée de roux, lavée de rouge brun au soleilAndré Leroy, Dictionnaire de pomologie..., 1867, , Poires, ..
ChairElle est d'un blanc jaunâtre, peu abondante en sucre et parfumée comme la Martin-Sec. Sujette à devenir farineuse quand elle est trop mûre. « La chair est tendre et cassante, accompagnée d'une eau assez abondante, agréable quand elle est bien mûre », demi fondante et légèrement musquée.
Date de récolte - Maturité naturelleMaturité en juillet - août. Le fruit se récolte dès juillet, suivant les régions. La conservation est médiocre, le fruit se mange frais.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie De Liron d'Airoles, Les poiriers les plus précieux. Alexandre Bivort, Annales de pomologie belge, 1859. André Leroy, Dictionnaire de pomologie, Poires, . Alphonse Mas, Poires d'Automne, 1867.
Société pomologique de France, Le verger français, catalogue descriptif des fruits adoptés par le congrès pomologique, , impr. B.Arnaud, Lyon-Paris, 1947, 576 pp., avec schémas et photos en N&B, , Extraits inédits . Masseron et Trillot au CTIFL, Le Poirier, (1993), . Charles Baltet, Les Bonnes poires, (1859), Henri Kessler, « Pomologie illustrée », imprimeries de la Fédération S.A., Berne. Articles connexes
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