Quily est une ancienne commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Val d'Oust.

Géographie Situation

L'ancienne commune française de Quily est située en France, dans le département du Morbihan, en région Bretagne, au nord des Landes de Lanvaux.

Relief et hydrographie

Le finage de l'ancienne commune de Quily est constitué pour l'essentiel d'un plateau bosselé qui culmine à l'extrême ouest de son territoire à 135 mètres d'altitude et dont la pente décroit en direction de l'est jusque vers 70 mètres d'altitude. Ce plateau est limité par un escarpement d'une cinquantaine de mètres de dénivelé, constitué par le versant de rive droite du lit majeur de l'Oust, lequel est large de près d'un kilomètre, à une altitude d'environ 25 mètres, dans la partie nord-est du territoire communal, entre la Ville Nayl et l'Herbinaye, mais se rétrécit jusqu'à disparaître au niveau de La Surprise et de l'écluse de Blond.

Le bourg de Quily occupe un site de sommet d'escarpement, dominant la vallée de l'Oust et situé vers 70 à 80 mètres d'altitude.

Le réseau hydrographique est constitué par l'Oust, qui limite cette ancienne commune côté est, la séparant de Guillac et par un de ses affluents de rive droite, le Ruisseau de la Grée de Cocherel, qui sert en bonne partie de limite communale avec Saint-Servant, même si cette limite s'en écarte quelque peu dans sa partie aval, un peu avant la confluence.

L'ancienne carrière de Quily (connue pour ses cassitérites et ses cristaux de calcédoine.), appartenant à la famille Coudray, devenue un plan d'eau de 3 hectares et 40 mètres de profondeur, a été transformée depuis 2016 en centre de plongée et parc résidentiel de loisirs..

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Quilir en 1082., Quilli en 1330., Quilly en 1427 et en 1536.. Jean-Baptiste Ogée l'orthographie également Quilly en 1778 avec 2 « l ».

Selon Hervé Abalain, Quily vient du breton qui signifie « bocage, bosquet ». Le mot breton est un emprunt au latin callis..

La prononciation du nom de la localité en gallo a été rapportée sous la forme « Tchili » en 1954 par Henri-François Buffet..

Le nom de la localité est attesté en breton sous la forme Killi depuis 1985 et est identique au nom commun .. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 41,1 % des toponymes de l'ancienne commune sont bretons..

Homonymie avec la commune de Quilly en Loire-Atlantique.

Histoire

Moyen-Âge

Quily est un démembrement de la paroisse de Sérent et serait devenue une paroisse indépendante au (son nom ne figure pas encore dans la liste du chapitre du diocèse de Vannes en 1422, mais on le rencontre dans le pouillé de 1516) ; elle faisait partie du doyenné de Porhoët.

Lors de la réformation de la noblesse de 1427, deux nobles sont cités à Quily : Antoine Morio au Haut-Quily et Perrot de Castel à Rebinaye..

Temps modernes

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Quilly en 1778 :

Révolution française

Julien Le Breton, recteur de Quily depuis 1763, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire ; mais infirme et âgé (81 ans en 1792), il échappa à la déportation, mais fut emprisonné â Vannes, puis à Josselin en 1794 ; on ignore la date et les circonstances de son décès..

Le

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Le Roc Saint-André en 1853 :

En 1873 « des habitants de La Chapellle, de Caro, de Lizio, de Quily, de Plumelec (Morbihan) demandent le rétablissement, dans le plus bref délai, de la royauté en la personne de Henri V, héritier légitime de la couronne de France »..

Le La Belle Époque

Le conseil municipal de Quily refuse à deux reprises, en 1898 et en 1899 la création d'une deuxième classe à l'école publique, arguant que le bâtiment acheté 20 ans plus tôt est suffisant pour cette commune de 478 habitants, que la population décroît au lieu d'augmenter et que l'émigration est considérable (4 naissances en 1898) ; 89 enfants fréquentent l'école, mais ce chiffre ne se maintiendra pas et nombre d'enfants viennent des communes voisines..

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Quily porte les noms de 18 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; Jean Rouxel est mort en 1917 dans l'actuelle Macédoine du Nord ; la plupart des autres sont morts sur le sol français..

L'Entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Quily porte les noms de 8 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale ; parmi elles Théodore Mainguy a été tué à l'ennemi le dans le Pas-de-Calais lors de la Campagne de France ; Gabriel Caillot., résistant FFI, a été fusillé par les Allemands le au fort de Penthièvre en Saint-Pierre-Quiberon et son frère Alexandre Caillot le au même endroit.

L'après Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Quily, édifié après la Seconde Guerre mondiale (et remplaçant le monument précédent édifié après la Première Guerre mondiale) est constitué de trois stèles en granite placées côte à côte : celle du milieu, plus grande, porte une croix de Lorraine et les noms des victimes de la Deuxième Guerre mondiale (Gabriel et Théodore Mainguy d'une part, six résistants d'autre part : Joseph Brûlé, Gabriel Caillot, Alexandre Caillot, Théophile Geffroy, Antoine Guillard, Eugène Malabœuf). Les deux stèles situées de part et d'autre de celle précédemment citée portent les noms de 18 soldats morts lors de la Première Guerre mondiale..

Le

La création de la commune nouvelle du Val d'Oust Le Roc-Saint-André fusionne avec les communes de La Chapelle-Caro et Quily au sein de la commune nouvelle de Val-d'Oust le .. Les trois conseils municipaux ont voté la fusion avec seulement deux abstentions et deux votes blancs sur 41 votants..

La commune nouvelle du Val d'Oust n'atteint à sa création que 2.693 habitants. Le maire de la Chapelle-Caro, Michel Guégan, qui fut le fondateur de la première communauté de communes en France, n'a pas dû se forcer pour chercher l'union des trois communes qui se sont regroupées. Un nom fédérateur a été trouvé pour la commune nouvelle..

Michel Guégan avait été à l'origine d'un premier projet de regroupement en 2013 qui concernait les trois communes de La Chapelle-Caro, Saint-Abraham et Le Roc-Saint-André (ces trois communes étaient déjà associées depuis 1999 dans le cadre d'un Sivu de l'école publique Pablo-Picasso, un regroupement pédagogique intercommunal), expliquant « qu'il n'y aurait plus besoin que d'un secrétaire de mairie au lieu de trois, et l'échelle des 2 500 habitants permettrait à la commune nouvelle de s'équiper d'un matériel d'une autre ampleur que celui utilisé par les trois petites entités ». Mais ce projet avait échoué en 2014..

Politique et administration

La création de la commune nouvelle de Val d'Oust entraîne la création d'une commune déléguée gérée par un maire délégué :

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Saint-Nicodème, construite au quatrième quart du (1689), est de style architectural néoclassique et en forme de croix latine ». Elle était dédiée primitiveoent à Notre-Dame des Neiges, avant d'être placée en 1802 sous le patronage de saint Nicodème. Ses autels latéraux sont dédiés à sainte Vierge et à sainte Anne. L'église et le cimetière du , font l'objet de deux inscriptions aux Monuments historiques : Église : inscription placée près de la porte sud : inscription par arrêté du ; Cimetière : croix du : inscription par arrêté du ..

La croix de chemin des Prés.. Le moulin et l'écluse de Blon ;

Plusieurs maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial..

Personnalités liées à la commune

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste des anciennes communes du Morbihan

Liens externes

Quily sur le site de l'Institut géographique national

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