Le Bol d'or est une compétition motocycliste d'endurance qui se déroule une fois par an en France.
Il a été créé par Eugène Mauve en 1922 au titre de l'Association des anciens motocyclistes militaires (AAMM), qui deviendra l'Association des moto-cyclecaristes de France (AMCF).. Il est réputé comme avoir été la première course motorisée de au mondeClaude Chevalier, Salmson. Histoire d'un nom, Éditions techniques pour l'automobile et l'industrie (E.T.A.I).. Il bénéficie aujourd'hui du concours des Éditions Larivière. Un Bol d'or automobile est organisé conjointement, entre 1922 et 1955 (première année à Saint-Germain-en-Laye).
thumb|Bol d'or 2005 à Magny-Cours. thumb|Procédure de départ (2013, Magny-Cours).
Origine du nom Le « Bol d'or » tire son nom du Bol d'or, une compétition française de cyclisme sur piste d'endurance sur , créée en 1894 par le journal Paris-Pédale. La récompense remise au vainqueur était un bol en bronze, offert par les Chocolats Menier.
Un Bol d'or automobile s'est aussi tenu de 1922 à 1955..
Historique des circuits 1922 : circuit en terre battue situé à Vaujours, Clichy-sous-Bois et Livry-Gargan, long de . 1923 à 1926 : circuit des Loges à Saint-Germain-en-Laye. 1927 : Circuit de Fontainebleau à Fontainebleau. 1928 à 1936 : circuit des Loges à Saint-Germain-en-Laye. 1937 à 1939 : autodrome de Linas-Montlhéry. 1940 à 1946 : ne s'est pas couru (Seconde Guerre mondiale). 1947 et 1948 : Saint-Germain-en-Laye. 1949 et 1950 : autodrome de Linas-Montlhéry. 1951 : Saint-Germain-en-Laye. 1952 à 1960 : autodrome de Linas-Montlhéry. 1961 à 1968 : course abandonnée. 1969 et 1970 : autodrome de Linas-Montlhéry. 1971 à 1977 : circuit Bugatti, au Mans. 1978 à 1999 : circuit Paul-Ricard (Le Castellet). 2000 à 2014 : circuit de Nevers Magny-Cours. Depuis 2015 : circuit Paul-Ricard..
Organisation Pour sécuriser les déplacements massifs de motards, différentes opérations de péages gratuits sont mises en place autour du circuit du Castellet ainsi que des « Relais Motards Calmos » organisés par les antennes départementales de la Fédération Française des Motards en Colère. Ces relais permettent une pause sur les autoroutes A7 et A9 et offrent quelques services tels une boisson, le nettoyage des visières, le gonflage des pneus ou encore de petits dépannages.
Évolution Le Bol d'or est l'occasion d'un important rassemblement motocycliste, avec fête foraine, concerts, animations, exposition de motos
1922 (Vaujours) Lors de la création de l'épreuve, un seul pilote est autorisé par machine : cette disposition sera maintenue durant plus de trente années. La vitesse moyenne du vainqueur est de (Motosacoche ).
1923-1936 (Saint-Germain-en-Laye)
L'épreuve est disputée sur le circuit des Loges, puis sur le circuit de la Ville, avec une exception en 1927 (Fontainebleau). Des marques françaises y participent et gagnent, Monet-Goyon () en 1930 et Jonghi () en 1932. La vitesse moyenne du vainqueur passe de en 1923 à en 1936.
En 1931, Joséphine Baker, à l'apogée de sa célébrité, se rend sur l'épreuve..
1947-1951 (Linas-Montlhéry et Saint-Germain-en-Laye) Après la Seconde Guerre mondiale, Maurice Vimont (AMCF) reprend le flambeau d'Eugène Mauve ; il sera rejoint plus tard par Marcel Delaherche et Luc Méloua sur le plan technique. Des machines d'avant guerre s'alignent, mais les concurrents commencent à disposer de moteurs plus modernes (BMW et DKW pour les motos allemandes, Matchless, Norton, Triumph et Velocette pour les motos anglaises, Monet-Goyon, Motobécane et Terrot pour les motos françaises, Moto Guzzi pour les motos italiennes).
1952-1960 (Linas-Montlhéry) La compétition se déroule sur le circuit de de l'autodrome, empruntant la moitié de l'anneau de vitesse. La période est dominée par les machines anglaises (Norton Manx monocylindre et Triumph vertical twin ). Plusieurs équipes d'usine étrangères participent, l'équipe allemande BMW (bicylindre à plat de ), l'équipe tchécoslovaque Jawa (bicylindre 2-temps de ) et l'équipe autrichienne Puch (2-temps de ) qui remportent chacune une victoire. Une Moto Guzzi () italienne gagne également. Une équipe d'usine hongroise, Panonia, participe sans vaincre.
Un pilote français devient la légende du Bol d'or, Gustave Lefèvre, dit « Tatave », qui remporte sept victoires (record absolu) de 1947 à 1957.
À partir de 1954 deux pilotes sont autorisés par machine : ils se relaient lors des ravitaillements (plein d'essence et rapide entretien de la machine). La vitesse moyenne des vainqueurs passe de en 1952 à en 1960.
1969-1970 (Linas-Montlhéry) L'épreuve renaît du fait de l'arrivée massive des motos japonaises, dont deux modèles pulvérisent les cadres habituels : la Honda CB 750 Four avec son moteur quatre-cylindres 4-temps, et la et son moteur tricylindre, 2-temps. En 1969, le duel tourne à l'avantage de la Honda (). En 1970, les machines anglaises prennent leur revanche avec la Triumph Trident () à la vitesse moyenne de .
1971-1977 (Le Mans) thumb|Broche en métal, commémorative du Bol d'or 1975. L'épreuve est inscrite à la Coupe d'endurance de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM) comme les épreuves -selon les années- allemande du Nürburgring, belge de Zolder ou de Spa, britannique de Truxton, espagnole de Barcelone et italienne de Misano ou de Mugello. À partir de 1972, le monopole de la victoire s'installe au profit des machines japonaises. La vitesse moyenne des vainqueurs passe de en 1971 (Triumph Trident ) à en 1977 (Honda RCB ).
1978-1999 (Le Castellet) L'épreuve est inscrite au championnat d'Europe d'endurance moto, à la Coupe d'endurance de la FIM ou au championnat du monde d'endurance moto selon les années. À partir de 1982 trois pilotes par machine sont autorisés. En 1994, Dominique Sarron devient co-recordman du nombre de victoires. La vitesse moyenne des vainqueurs est de en 1978 () pour plafonner à en 1997 (Kawasaki ZX-7R ).
2000-2014 (Magny-Cours) De 1999 à 2011, la suprématie Suzuki est interrompue par Yamaha à deux reprises, en 2000 (YZF-R7 avec au guidon Jean-Marc Delétang, Fabien Foret et Mark Willis) et en 2007 (GMT94, YZF-R1 avec au guidon David Checa, Sébastien Gimbert et Olivier Four). De 2012 à 2014, la suprématie revient à Kawasaki (SRC).
En 2011, l'épreuve se déroule pour la première fois le troisième week-end d'avril (elle était traditionnellement programmée le deuxième week-end de septembre). Vincent Philippe devient le deuxième co-recordman du nombre de victoires.
En 2014, elle se dispute sur le circuit de . Cinquante-sept concurrents sont admis au départ (68 aux essais). Différentes catégories de machine concourent, dont les Open. Charles Krajka, vétéran des Bols d'or à Linas-Montlhéry et de la Fédération française de motocyclisme, est membre d'honneur du comité d'organisationRèglement provisoire du Bol d'or , site officiel du Bol d'or.. La vitesse moyenne des vainqueurs, qui était de en 2000, est de .
2015 (Le Castellet)
thumb|Tribunes en 2015. Cette année marque le retour du Bol d’or sur le circuit Paul-Ricard. Environ ont pu assister à une course très disputée. Le team Kawasaki SRC gagne la compétition alors que le SERT est sacré champion du monde FIM EWC.
2016 (Le Castellet) Cette année, la FIM EWC débutera sur un nouveau format de saison de septembre à juillet avec une ouverture au Bol d’or les 16, 17 et , course française mythique de qui a fait son retour l’année dernière au Castellet, et une grande finale au Japon avec les 8 Heures de Suzuka.
C'est également lors de cette édition que pour la un équipage 100 % féminin, le , est qualifié et termine cette épreuve à la et dans sa catégorie (SST). Amandine Creusot (France), Jolanda Van Westrenen (Pays-Bas), Muriel Simorre (France), pilote réserve Carole Gonçalves (France), team Manager Laura Costa (France).
Palmarès