La rue Boileau est une rue de Nantes, dans le département de la Loire-Atlantique, en France.
Situation et accès Située dans le centre-ville de Nantes, c'est une des principales rues commerçantes du centre-ville. Elle relie la rue du Calvaire au nord à la rue Crébillon au sud, en croisant successivement la rue du Chapeau-Rouge, la rue Scribe et la rue Rubens.
Origine du nom Elle rend hommage à Nicolas Boileau (1636-1711), poète, écrivain et critique français, historiographe de ..
Historique Jusqu'en 1822, la rue, plus courte, aboutissait à un escalier communiquant avec les rues Crébillon et Rubens. Cette partie de la voie, échappant à l'urbanisation de la fin du , était considérée comme étant habitée par des gens peu fréquentables. Le prolongement de la rue s'achève en 1844, après la destruction de bâtiments, notamment celle du « cirque du Chapeau-Rouge », qui doit son nom à la rue et à la cour du Chapeau-Rouge où il était installé. Dans la salle où ce « cirque » se produit, un bal est donné à l'occasion de la visite de à Nantes en 1808..
Elle était appelée auparavant « rue du Merle-Blanc ».
En 1881, le siège nantais de la banque Crédit lyonnais est construit au de la rue..
Au début du , la rue est très commerçante. Y figurent notamment les magasins de vente de la biscuiterie LU (installée ici au depuis la création de l'entreprise en 1846) et de la Biscuiterie nantaise (BN)..
vignette|gauche|Siège du Crédit lyonnais. En 1922, le siège du Crédit lyonnais est détruit par un incendie. En 1924, l'architecte André Narjoux conduit la construction d'un nouvel immeuble de style Art déco, doté d'une immense verrière. La banque y est installée depuis.
La rue est très endommagée lors des bombardements de 1943. La galerie d'art Mignon-Massart, au de la rue, est détruite le , lors de l'inauguration d'une exposition, ce qui provoque la mort de sa propriétaire, du peintre Carcasse et des invités. Au total, 31 personnes trouvent la mort rue Boileau sur les 1048 civils et 53 soldats Allemands victimes des bombardements à Nantes ce jour-là. La galerie, reprise par Simone Mignon-Massart, la fille de la défunte, ne peut se réinstaller à la même adresse qu'après la reconstruction, en 1955. La galerie ferme en 1987..
En 1992., une plaque est apposée à la mémoire du résistant Pierre Audigé (1908-1944), installé en 1937 au de la rue comme chirurgien-dentiste, puis entré dans la résistance, arrêté à Caen par l'occupant allemand et exécuté..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
Articles connexes
Liste des rues et places du centre-ville de Nantes Liste des voies de Nantes Histoire de Nantes
Catégorie:Voie dans le centre-ville de Nantes Catégorie:Secteur sauvegardé de Nantes Catégorie:Voie piétonnière à Nantes