La préfecture de Mali est une subdivision administrative de la Guinée dans la région de Labé, au nord du pays, à proximité de la frontière du Sénégal et du Mali. Son chef-lieu est la ville de Mali.
La préfecture de Mali a une superficie d'environ et est limitée au nord par le Sénégal, au nord-ouest par la préfecture de Koundara, à l'ouest par celle de Gaoual, au sud par celles de Labé et Lélouma et à l'est par celle de Koubia.
Subdivision administrative La préfecture de Mali est subdivisée en quatorze (14) sous-préfectures: Mali-Centre, Balaki, Donghol Sigon, Dougountouny, Fougou, Gayah, Hidayatou, Lébékéré, Madina Wora, Salambande, Téliré, Touba, Yembereng et Badougoula.
Administration Liste des administrateurs depuis 1958 vignette|Bâtiment préfectoral. vignette +N°Prénoms et nomDebutFinSous Ahmed Sékou Touré (1958 - 1984)01Ibrahima Paye1958195902Bella Doumbouya1959196203Daye Diallo1962196404Elhad Bemba Diakaby1964196505Falilou Diallo1965196606Tamba Kalass Traoré1966196707Yoro Diarra1967196708Sidiki Koulibaly1968197009Mamadou Tounkara1970197010Moussa Sandiana Camara1971197311Karamoko Kouyaté1973197412Mohamed Sakho1974198013Elhad Mamadou Binani Diallo1980198214Elhad Mamadou Aliou Diallo19821984Sous le général Lansana Conté (1984 - 2008)15Capitaine Souleymane Camara3 avril 1984novembre 198416Capitaine Cécé Balamounovembre 1984octobre 198517Commandant Boubacar Diallooctobre 1985septembre 198618Capitaine Abdoul Salam Dialloseptembre 1986Decembre 198819Abdoulaye Diouma DialloDecembre 19881er Mai 199120Oumar Tanou Sow1er Mai 1991avril 199321Cmmandant Sékou Camaraavril 1993aout 199422Isaac Doumbouyaaout 19945 janvier 199623Mamadouba Camara5 janvier 19964 décembre 199624Charles André Haba4 décembre 199621 juillet 199825Fodé Sylla21 juillet 199826 janvier 200126Mamadou Saliou Camara26 janvier 200126 novembre 200427Sékou Conté26 novembre 200422 juin 200728N'fansoumane Touré22 juin 200724 decembre 2008Sous la transition (2008 - 2010)29Capitaine Fahindo Nikavogui24 décembre 2008mars 2011Sous Alpha Condé (2010 - 2021)30Elhad Harouna SouaréMars 201112 septembre 202031Mohamed Deen Camara12 septembre 20205 septembre 2021Sous Mamady Doumbouya (2021 à nos jours)32Colonel Pévé Zoumanigui5 septembre 202118 novembre 202133lieutenant-colonel Mansou Sangalan Camara18 novembre 20213 décembre 202534Colonel Mohamed Lamine Camara3 décembre 2025en cours
Député +N°NomsPartiDébutFin01Mamadou Abbas SouaréGMD17 juillet 2026En cours
Géographie
Géologie et relief vignette|Village aux environs de Téliré. Le relief de la préfecture se divise en deux zones : la zone du plateau, en haute altitude (de à ) accidenté, avec un sol gravillonneux avec présence de « bowé » et d'une dégradation avancée ; la zone couverte caractérisée par un relief de plaines et de bas-fonds variant entre d'altitude, peu accidenté et avec un sol argilo-sablonneux lessivé.
Climat Le climat est caractérisé par l'alternance de deux saisons distinctes, la saison des pluies qui s'étend de mai à octobre, et la saison sèche de novembre à avril. La température moyenne varie entre et . Parfois on enregistre des températures journalières de . Un brouillard épais devenu légendaire par son opacité apporte sa note saisonnière.
Urbanisme alt=|gauche|vignette|Pont sur la route de Mali - Labé vignette|Distance entre les communes rurales et la commune urbaine de Mali. La commune urbaine compte vingt-et-un quartiers et districts : Mali I, Mali II, Mali III, Mali Mosqué, Kortomere, Dognol Amoroyabhé, Laytyehel, Bhoundou honlande, Mali missidé, N'dantayii, Koumba, Teinsira, Bara, Wanwan, Horé fello yandi, Lakouya, Bhohé, Sopaari, Bogoma, Dognol Kosso, Berebere.
Population et société Démographie La population a été estimée à en 2005, dont 55 % de femmes, soit par km.
En 2016, la préfecture comptait République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016, .
Elle est composée de Sarakolés, Djallonkés, Diakankés et Peuhls encore appelés « Tangués ». Les anciennes populations furent les Djallonkés, rejoints par les éleveurs peuhls non islamisés. Avec l'avènement de l'islam, cette zone n'a pas échappé à la vague d'immigrants peuhls qui se sont installés dans le but d'étendre l'influence de l'islam. Actuellement, les Peuls représentent près de 90 % de sa population ; on y trouve des concentrations de Djallonkés surtout dans la partie est de la préfecture (sous-préfecture de yembering, Balaki et Sigon). Il existe aussi des poches de Diakankés réparties inégalement sur le territoire de la préfecture. Par ailleurs, il faut noter que la petite concentration de Sarakolés dans le district de Badougoula (sous-préfecture de Dougountouny, cette même communauté est rencontrée à Yembering) dans le district du centre existe dans son originalité malgré son entourage. La langue la plus couramment parlée est le pular.
Le , les résultats du recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) de 2025 ont révélé que, depuis 2016, la population de la préfecture de Mali a connu une augmentation. Elle est désormais estimée à 313 119 habitants, dont 135 502 hommes, soit 43,3 %, et 177 617 femmes, soit 56,7 %.
Enseignement vignette|droite|Le collège de Mali. Très appréciée par le passé au point d'être considérée comme la préfecture ayant le plus grand nombre d'intellectuels du pays, l'éducation dans la préfecture de Mali-yembering est aujourd'hui à l'image de celle de tout le pays : vétusté et rareté des infrastructures, faible niveau des enseignements et désintéressement des élèves.
Les établissements d'enseignement sont localisés dans les préfectures et sous-préfectures. Les zones rurales en sont dépourvues. 80 % des enfants sont analphabètes. Pour pallier cela, il existe quelques Centres d'Appui à l'Autopromotion Féminine (CAAF), qui s'engagent, entre autres, dans la promotion des femmes dans les métiers comme le tissage, la couture et la teinture. On note aussi l'existence des Centres NAFA (« écoles de seconde chance ») dans les sous-préfectures de Donghel Sigon, Madina Wora, Téliré et Yembéring ainsi que dans la commune urbaine de Mali.thumb|
Économie Malgré son potentiel touristique, les activités autour du Mont Loura, avec la célèbre formation rocheuse de la Dame de Mali, du nom de la préfecture, mais connue également sous le nom de la Dame du Mont Loura, restent essentiellement agro-pastorales. Avec une population rurale de 85 %, les principales activités économiques sont l'élevage, l'agriculture, l'artisanat et le petit commerce.
La préfecture de Mali dispose d'une station de radio généraliste publique appelée radio rurale de Mali créée en 2008. Elle est la principale source d'informations pour la préfecture, la radio rurale constitue le meilleur moyen d'informer les zones rurales car elle constitue la « voix des sans voix » en raison du taux élevé d'analphabétisme en Guinée. La radio rurale de Guinée (en abrégé RRG) a pour mission, la mise en œuvre de la politique du Département de la Communication en matière d'information en direction du monde rural.
Agriculture 260x260px|vignette L'agriculture comprend la culture du riz, manioc, fonio, arachide, coton, patate, le haricot, la tomate, le taro et la banane. La pomme de terre figure surtout dans la commune urbaine. Il est important de signaler que les plantations d'arbres fruitiers sont assez importantes dans les sous-préfectures de Yembéring (le jardin d'Elhadj Pendjor, Oumar Khaloga ou feu Elhadj Mamadou Hansanghèrè), Donghel Sigon, Dougountouny et Fougou.
Le cheptel de la préfecture se compose de bovins, ovins, caprins et volaille. Malgré la sédentarisation et les opportunités naturelle, l'élevage pratiqué est extensif, et le tatouage est généralement appliqué pour l'identification des bœufs, ceci en vue d'empêcher le vol du bétail.
Artisanat et industrie Pour ce qui concerne l'artisanat, entre 15 et 20 % de la population se trouve dans ce secteur. La cordonnerie, le tissage, la teinture à l'indigo des pagnes en cotonnade et bazin blanc, la menuiserie, la poterie et la forge sont les métiers les plus répandus.
Route vignette|Vue de la route nationale Mali Labé La préfecture de Mali na aucune route butimer.La préfecture de Mali a récemment reçu un financement externe de la BID pour le financement de la Route Labé- Mali.
Culture locale et patrimoine
Les principaux sites touristiques de la préfecture de Mali sont les suivants : Le Mont Loura : à au nord de la ville se dresse ce mont, flanqué de l'historique et mystérieuse « Dame de Mali ». De ce sommet, le plus élevé de la Moyenne Guinée, la vue embrasse les vallées qui s'étendent jusqu'à la nappe blanche du cours de la Gambie et les plaines uniformes du Sénégal oriental. À côté de la jolie Dame de Mali (« Néné Fouta ») se dresse aussi un peu plus bas le Sage de Mali, qui s'est démasqué il y a quelques années seulement. En faisant face à l'est, il prie pour le bonheur de la région et du pays. Pellel : à de Labé et à de la sous-préfecture de Yembéring, ce site offre un panorama du fond de la vallée, du Mont Sondomoli () et des baobabs grands et petits qui surplombent une végétation verdoyante. La grotte de Ouyouka : située dans la sous-préfecture de Balaki à du chef-lieu de la préfecture, cette grotte servait de refuge aux Djallonkés lors des « guerres saintes ». De très grosses abeilles domestiquées habitant la grotte défendaient les occupants. Il semble que les conquérants peuhls y avaient abandonné la tabala de Alpha Aguibou, grand chef religieux d'alors. Grotte Mosquée de Madina Kouta : située dans la sous-préfecture de Lébékéré, cette grotte pittoresque et renommée se trouve au bord de la Kanta, affluent de la Gambie. C'est un lieu de prière très sacré pour les Diakankés. Elle a été longtemps gardée par les sages de cette zone. L'intérieur qui ressemble à un grand salon plafonné peut abriter plus de . Les chutes de Tantou : situées à du centre-ville de Mali, dans le district de Hölo, sous-préfecture de Gayah, ces chutes qui s'observent aisément entre Gayah et Kaouma tombent successivement en plusieurs cascades et à de grandes hauteurs. Le haut fourneau de Gayah : construit depuis plus de deux siècles, il est situé à de la ville de Mali dans la sous-préfecture de Gayah. Le perchoir (ou pic) de Péténalé : perché au sommet à , on aperçoit tout le bas-fond et, au loin, le parc national de Niokolokoba au Sénégal oriental. Il est situé à de la ville de Mali, dans le district de Koumba, commune urbaine. À l'occasion des grandes fêtes, les jeunes de la ville et des districts environnants s'y rendent pour se récréer toute la journée. Les puits de Bowal Paari : dans la sous-préfecture de Lébékéré, à de la ville de Mali, se trouvent des puits datant des premiers occupants de l'endroit.
Parmi les autres sites touristiques intéressants de la préfecture se trouvent les suivants : La forêt classée de Balaki (S/P Balaki) ; La montagne de Konéya (S/P Balaki) ; La montagne de Maago (S/P Balaki) ; La source de Yambatakhoundé (S/P Balaki) ; Les roches de Bamba Fandjé (S/P Balaki) ; La chute de Guerméya (CU Mali) ; La chute de Pètè Nallè (CU Mali) ; Le Mont Péténalé (S/P ) (CU Mali) ; La grotte de Bowal à Kankouma (CU Mali) ; La rivière de Gillo-Somba (CU Mali) ; La grotte de Woundoukollet TP (CU Mali) ; La grotte de Yayégui au campement TP (CU Mali) ; Le Mont Lansa (S/P ) (CU Mali) ; La cascade du fleuve Gambie (CU Mali) ; La chute de N'Gulou (CU Mali) ; La grotte souterraine (CU Mali) ; Le village des teinturiers (CU Mali) ; Le village des artisans tisserands (S/P Gaya) ; La grotte de Kenseya (S/P Hidayatou) ; La mare sacrée de Namboura (S/P Lébékéré) ; Les puits creusés par Kolly Tenguéla (S/P Lébékéré) ; Le Mont Gnirè Daaly (S/P « montagne-dent ») (S/P Madina Wora) ; La grotte de Mali-Missidè (S/P Madina Wora) ; La chute de Lingue (S/P Salambandé) ; La chute de Tantou (S/P Salambandé) ; La grotte de Fello Tamikoun (S/P Salambandé) ;