d'Anjou, mieux connu sous le surnom de Geoffroy Grisegonelle (Manteau Gris)., sur gallica.bnf.fr., né vers 938/940, tué le au siège de Marçon, près de Château-du-Loir, fut comte d'Anjou de 958 à 987. Il était de la famille des Ingelgeriens et fils de , comte d'Anjou, et de Gerberge.

En tant que comte carolingien, il soutient les rois Lothaire et , tout en reconnaissant tenir l'Anjou des Robertiens. Il continue la politique de ses prédécesseurs, qui consiste à défendre sa frontière ouest par le contrôle du comté de Nantes et à progresser vers le Poitou.

Biographie Il commence par installer des fidèles au commandement des différents châteaux et organise ainsi la défense de son comté. Puis il participe avec le roi Lothaire et le comte de Blois à une campagne contre le duc , mais ne peut empêcher la prise de Nantes par les Normands. Il doit alors organiser une nouvelle ligne de défense face au comté de Nantes.

La mort de Thibaut fait prendre de la distance entre les maisons de Blois et d'Anjou. Le nouveau comte agit de manière inamicale, et en 978 débute une guerre entre l'Anjou et le Blésois qui va se prolonger pendant soixante-dix ans. En 981, deux comtes se disputent Nantes : , soutenu par Blois, et Guérech, soutenu par l'Anjou. Le choc des armées a lieu à Conquereuil, où Geoffroy écrase Conan.

En plus de l'Anjou, Geoffroy possède des domaines et des alliances dans plusieurs régions où il exerce son influence, cependant sous le contrôle de son suzerain, Hugues Capet. Ces régions sont le Gâtinais (probablement par sa mère), le Vexin (son beau-frère est le comte Gautier), le Vermandois (par sa première épouse), le Perche et l'Auvergne (par sa mère également, son beau-frère fut Étienne, vicomte de Gévaudan et son frère Guy fut évêque du Puy-en-Velay).

Il s'étend également vers le sud en prenant les villes de Loudun et de Mirebeau, après avoir vaincu à la bataille des Roches en 970 Guillaume Fier-à-Bras, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers. Il s'allie avec les vicomtes de Thouars et marie sa fille à un comte d'Angoulême.

Le fils de Lothaire, le futur et sa femme Adélaïde d'Anjou, une sœur de Geoffroy, se séparent en 984.

En 984, Guérech cherche à s'affranchir de la tutelle angevine en faisant allégeance directement au roi de France Lothaire, mais Geoffroy capture Guérech lorsque ce dernier retourne à Nantes. Geoffroy en profite pour fortifier les possessions angevines au sud de Nantes, notamment par la construction du donjon du Pallet. Guérech n'est libéré qu'en 985 en reconnaissant la suzeraineté de Geoffroy. La brouille s'installe alors entre le roi et le comte d'Anjou, qui se rapproche et s'allie au duc Hugues Capet.

Sur le plan religieux, il effectue un pèlerinage à Rome en 962, puis fonde et dote plusieurs établissements religieux. Avec son frère Guy, évêque du Puy, il favorise également la réforme ecclésiastique, et introduit la règle de Saint-Benoît dans plusieurs monastères et abbayes angevins.

En 987, alors qu'Hugues Capet vient d'être sacré roi de France, Geoffroy et Bouchard, comte de Vendôme assiègent le château de Marçon, tenu par Eudes Ruffin, un vassal du comte . C'est au cours de ce siège que Geoffroy est tué.

Geoffroy Grisegonelle est cité dans un texte écrit de 1100 à 1140 par un moine angevinPatrick Jouet, La Chronique des Comtes d'Anjou., à la demande de Foulques le Réchin (1043 - † 1109), son arrière-petit-fils par sa mère Ermengarde d'Anjou.

Mariages et enfants Vers 965, il épouse en premières noces Adèle de Vermandois († av 975), fille de , comte de Meaux et de Troyes, et d'Adélaïde Werra. Ils ont quatre enfants : Ermengarde, née avant 956, mariée en 971 à Conan le Tort († 992), comte de Rennes, puis duc de Bretagne ; (970, † 1040), comte d'Anjou ; Geoffroy, vivant en 974 ; Gerberge, mariée à , comte d'Angoulême.

Il épouse courant 978 Adélaïde de Vienne, comtesse de Chalon, veuve de Lambert de Chalon. Ils ont un enfant : Maurice d'Anjou († 1012)Charte datée vers 988 : « Hugo comes » fait une donation à Cluny (« pour l'absolution de l'âme de mon père Lambert »), nommant aussi (« ma mère Adelaïde et mon frère Maurice »). Cité dans .Charte datée entre le 24 octobre 996 et le 12 juin 1005 : accuse (« Rainald évêque d'Angers ») de corruption , nommant aussi (« notre père Geoffroy »). Cité dans .. Une charte de Nerra datant de 1003 mentionne pour Geoffroy, un fils nommé Maurice, absent des chartes d'Adèle de Vermandois. Les généalogistes en ont conclu que Maurice est issu d'un second mariage de Geoffroy. Cette seconde épouse est identifiée à Adélaïde grâce aux actes des cartulaires de Cluny, de Paray-le-Monial et de Saint-Marcel-lès-Chalon. Maurice commence sa carrière en Bourgogne dans les années 990 avec la titulature de comte. Il échoueBijard 2021, . néanmoins à diriger la région qui va du Charolais au Nivernais. La décennie suivante, il rejoindraBachrach 1993, . la cour de son frère Foulque Nerra en Anjou.

Voir aussi Bibliographie Bernard S. Bachrach, Fulk Nerra the Neo-Roman Consul, 987-1040. University of California Press (1993).

Liens externes

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Notes et références Notes

Références

Catégorie:Noblesse du Xe siècle Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Seigneur du Moyen Âge Geoffroy 01 Catégorie:Sénéchal de France Catégorie:Maison d'Ingelger au haut Moyen Âge Catégorie:Date de naissance non renseignée (Xe siècle) Catégorie:Décès en 987 Geoffroy 01 Catégorie:Noblesse du comté de Chalon au haut Moyen Âge Catégorie:Militaire français mort au combat