Le réseau liO Arc-en-Ciel (anciennement simplement réseau Arc-en-Ciel) est un réseau de cars interurbains qui couvre 341 communes de Haute-Garonne (soit près des trois quarts), mais aussi quelques villes du Tarn-et-Garonne, de l'Ariège, du Gers et même une commune d'Espagne. En tout, lignes régulières desservent le département, dont 4 lignes express (nommées Hop!), 8 navettes SNCF et 2 navettes péri-urbaines. Le réseau est supprimé le et fusionné avec le réseau régional liO.

Le réseau est séparé en deux zones : une autour de Toulouse, au nord, l'autre autour de Saint-Gaudens, au sud. L'essentiel des lignes se trouve au nord de la Haute-Garonne, et dessert Toulouse, sa banlieue et son aire urbaine. Mais des communes rurales sont aussi desservies. Certaines lignes sont aussi partiellement ou totalement utilisées dans le cadre des transports scolaires vers les lycées de Haute-Garonne.

La création, la gestion et le financement des lignes sont gérés par le département de la Haute-Garonne. Mais, à partir de , cette gestion est déléguée à la région Occitanie, dans le cadre de la loi NOTRe, pour une unification des réseaux interurbains de la région, à travers les Lignes intermodales d'Occitanie. L'exploitation du réseau varie selon les lignes : la majorité d'entre elles sont exploitées par la Régie Départementale des Transports de la Haute-Garonne (RDT31), mais on compte aussi quelques opérateurs privés, dont Keolis.

Histoire

Débuts En 1935, la Société des transports en commun de la région toulousaine (STCRT) propose une nouvelle convention au conseil général. Elle vise à exploiter deux lignes existantes non plus par un tramway mais par des autobus. En effet certaines lignes de tramways sont en très mauvais état et leur exploitation devient de plus en plus compliquée. Ainsi dans un souci d'amélioration de la desserte mais aussi d'économie, la session du du conseil général de la Haute-Garonne valide la transformation des deux lignes suivantes : la ligne de tramway d'Esquirol à « Braqueville » (ancien nom de l'hôpital Gérard-Marchant). Cette ligne construite pendant la guerre est dans un état déplorable. Elle dessert pourtant en plus de l'hôpital la cité industrielle de l'Office National Industriel de l'Azote (qui deviendra plus tard l'usine AZF). De plus cette ligne se situe sur l'ancienne route nationale 20 et des autobus la parcourent déjà. ; la ligne de tramway de la gare de « Bayard » (gare Matabiau) à Castanet-Tolosan. Cette ligne de tramway est assez atypique : la compagnie des chemins de fer du Midi n'ayant pas autorisé la traversée des voies ferrées au niveau de la gare Saint-Agne, la ligne est exploitée en deux sous-lignes avec une correspondance à pied pour traverser les voies ferrées.

Mise en place progressive Dans les années 1990, les transports en commun toulousains transportent 70 millions de passagers (1988-1990)Tableaux économiques de Midi-Pyrénées : données disponibles... / INSEE, Institut national de la statistique et des études économiques, Direction régionale de Toulouse Auteur : Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Midi-Pyrénées). Auteur du texte Éditeur : Institut national de la statistique et des études économiques, Direction régionale (Toulouse) Date d'édition : 1991 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64140636/f101.item.

En 1984, la gratuité des transports scolaires est décidée par le Conseil Général.

En 1988, la marque « Arc-en-Ciel » est créée par le Conseil Général de Haute-Garonne..

Le réseau a subi à de nombreuses reprises des réorganisations ou des créations et suppressions de lignes. :

en , à l'occasion de l'ouverture de la ligne B du métro toulousain, le réseau est réorganisé : deux lignes sont créées, cinq lignes sont supprimées et le trajet de certaines lignes est soit raccourci, soit rallongé ; entre 2008 et 2013, quatre lignes « express » sont créées, toutes quatre ayant pour départ une ville jusque-là mal desservie, avec pour terminus une station du métro toulousain ; en 2010, deux lignes sont supprimées et le trajet de deux lignes est modifié ; en 2013, une ligne est supprimée au profit du réseau Tisséo et sept lignes voient leur parcours modifié.

En 2014, 1,7 million de voyages ont été effectuées sur le réseau..

Une évolution qui pose question D'après un rapport du conseil départemental, en 2017, le réseau a enregistré , une fréquentation stable par rapport à 2016. Cependant, il a été constaté à la même date une baisse de fréquentation de 3 % des voyageurs scolaires, en raison de l'ouverture des lycées de Villefranche-de-Lauragais et Pibrac. En revanche, on constate une évolution de l'ordre de 3 % également des voyages commerciaux. Ainsi, en 2017, ces voyages commerciaux représentaient 988 100 voyageurs, soit 56,6 % d'entre eux sur le réseau..

Le , la commission d'enquête sur le projet mobilités 2020-2025-2030 de Tisséo demande la mise en place en urgence de tarifs communs (abonnements et tickets) aux réseaux Arc-en-Ciel, Tisséo et TER Occitanie.

Il est prévu de mettre au débat le renforcement au quart-d'heure des cadences sur les lignes express, l'amélioration de l'information au public via une application dédiée, le développement du covoiturage, la mise en service de 2 ou 3 nouvelles lignes express, la mise en place de lignes structurantes dans le Comminges et enfin le renforcement des services les samedis et dimanches.

En 2019, dans le cadre de l'unification des réseaux de transports interurbains sur la région Occitanie, les lignes du réseau Arc-en-Ciel sont renommées. Elles s'appellent désormais toutes par des numéros entre 300 et 399, y compris les navettes SNCF et péri-urbaines. Les lignes Hop! sont aussi concernées : par exemple, la ligne Hop!1 est renommée en ligne Hop!301. Cela évite les doublons de numéros de lignes au niveau régional, comme l'actuelle ligne 5, qui existe sur le réseau haut-garonnais mais aussi de l'Aude. Les navettes SNCF changent de nom en juillet, alors que les autres lignes changent à la rentrée scolaire de septembre.

Fusion avec le réseau liO Dans le cadre de la loi NOTRe, la région Occitanie devient compétente en matière de transport en commun à la place des départements. De ce fait, depuis , le réseau Arc-en-Ciel dépend du réseau régional liO.. Il est cependant toujours exploité par le conseil départemental dans le cadre d'une prolongation de délégation jusqu'au , date où il est fusionné avec le réseau.. Le réseau liO Arc-en-Ciel est donc supprimé à cette date et devient liO. Cette fusion n'occasionne aucun changement de tarifs ou d'horaires. L'identité visuelle liO, avec des autocars rouge, est progressivement étendue au matériel roulant du réseau liO Arc-en-Ciel, et le guichet de la gare routière de Toulouse est repris par la région Occitanie.

Exploitation

Autorité organisatrice Depuis la création du réseau, sa gestion est assurée par le Conseil départemental de la Haute-Garonne : c'est l'autorité organisatrice. Elle doit gérer la tarification, l'adaptation de l'offre en fonction des besoins des habitants ou encore réaliser les investissements, comme les achats de bus ou de poteaux d'arrêts par exemple.

Mais, depuis et le transfert de certaines compétences des départements aux régions dans le cadre de la loi NOTRe (loi portant nouvelle organisation territoriale de la République), le réseau Arc-en-Ciel est regroupé aux autres réseaux interurbains de la région Occitanie, avec la création du réseau des Lignes intermodales d'Occitanie. Cependant, la tarification et la livrée des autocars reste la même pour l'instant : il n'y a pas de changements majeurs opérés et visibles pour les usagers.

Exploitants L'exploitation du réseau est majoritairement assurée par la Régie Départementale des Transports de la Haute-Garonne (RDT31), qui gère les lignes les plus fréquentées (notamment la majorité des lignes Hop!). Il s'agit en fait du conseil départemental de la Haute-Garonne qui, à travers la régie, gère ces lignes.

Mais on compte aussi des exploitants privés sur le réseau : en effet, un nombre important d'entre eux gèrent aussi l'exploitation de lignes du réseau :

L'entreprise nationale Keolis s'occupe de la gestion de quelques lignes, et notamment une ligne express, la ligne Hop!3. On compte aussi l'entreprise Verdié Autocars / Verbus sur quelques rares lignes ; Des entreprises locales, comme Boubée (pour la zone de Saint-Gaudens), EPTR (filiale de Négoti Tourisme) ou encore Alcis Transport (qui gère la majorité des navettes SNCF et péri-urbaines).

Matériel roulant Les véhicules suivants sont uniquement ceux qui circulent sur les lignes exploitées par la Régie Départementale des Transports (RDT31). Caractéristiques Photos Irisbus Arway 180px Quantité 17 Numéros de parc 5702 à 5717 / 5801 à 5808 / 5900 Mise en service 2007 à 2009 (en cours de réforme) Mercedes Integro 180px Quantité 39 Numéros de parc 5901 à 5912 / 6000 à 6004 / 6102 à 6106 / 6201 à 6216 / 6301 à 6302 Mise en service 2009 à 2013 Mercedes Intouro 180px Quantité 19 Numéros de parc 6303 à 6305 / 6401 à 6410 / 6501 à 6506 Mise en service 2013 à 2015 Iveco Bus Crossway Pro 180px Quantité 15 Numéros de parc 6507 à 6509 / 6601 à 6605 / 6701 à 6706 Mise en service 2015 à 2017 Renault Master Novibus 180px Quantité 3 Numéros de parc 6411 à 6413 Mise en service 2014

Informations voyageurs Dans les autocars, des bandeaux lumineux permettent d'informer les voyageurs du prochain arrêt, du terminus de la ligne, mais aussi du temps estimé avant le départ du terminus ou avant l'arrivée à celui-ci. Des annonces sonores annoncent également le voyageur du prochain arrêt ou de l'arrivée à celui-ci, du temps estimé avant l'arrivée au terminus, et d'éventuelles déviations de la ligne (en cas de travaux ou d’événements).

Il n'existe pas de bornes d'informations voyageurs aux terminus, contrairement à certaines lignes du réseau Tisséo.

Accidents Le , un accident d'un car du réseau, circulant sur la ligne 356, blesse légèrement cinq personnes.. L'accident s'est produit peu avant , entre les communes de Caraman et d'Auriac-sur-Vendinelle. L'autocar avait effectué une sortie de route, et s'était retrouvé couché sur le bas-côté, sur la route départementale 1. Il s'agit cependant du seul accident impliquant des blessés sur le réseau, ce dernier n'ayant pas connu d'autre accident impliquant des blessés humains.

Sécurité Le problème de l'insécurité est peu présent sur le réseau Arc-en-Ciel, étant un réseau interurbain ne circulant que de journée et desservant des villes et villages assez rurales et réputées comme calmes. Cependant, en raison de la présence du conducteur seul, et jamais d'autres personnels du réseau comme des contrôleurs ou des agents de sûretés, des cas d'agressions de chauffeurs essentiellement sont relatées quelquefois sur le réseau.

Ainsi, le , une conductrice de la régie départementale sur la ligne 373 en provenance de Cadours est violemment agressée par un passager en raison d'un arrêt manqué avenue de Grande-Bretagne, à Toulouse. Elle a alors reçu un coup au visage, l'obligeant de s'arrêter, et en ressort avec une triple fracture au visage.

Les cas d'agressions restent cependant très rares sur le réseau Arc-en-Ciel.

Réseau actuel Le réseau Arc-en-Ciel actuel est composé de 55 lignes régulières, permettant la desserte de l'ensemble de la Haute-Garonne. Les lignes sont gérées et financées par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne.

Territoire desservi Le réseau Arc-en-Ciel dessert 341 communes en 2018. Le département comptant 589 communes, environ 58 % des communes sont desservies par au moins une ligne du réseau. Mais on compte aussi des communes extérieures au département desservies par le réseau : deux communes de Tarn-et-Garonne (Grisolles et Dieupentale) ; quatre communes de l'Ariège (Lézat-sur-Lèze, Saint-Ybars, Saverdun et Mazères) ; une commune de l'Aude (Salles-sur-l'Hers) ;