Collonge-Bellerive est une commune suisse du canton de Genève, située au bord du Léman.

Géographie vignette|gauche|Lieux-dits de la commune de Collonge-BelleriveIl faut cependant noter que les frontières lacustres indiquées sur ce plan, qui semblent prolonger le territoire communal jusqu’au milieu du Léman, ne correspondent à aucune réalité. En effet, comme tout le territoire du canton de Genève situé sur le Léman, cette aire lacustre n'appartient à aucune commune, et en particulier pas à la commune de Collonge-Bellerive: Constitution de la République et Canton de Genève (art. 159 al.2); Loi sur les eaux (LEaux-GE) (art. 3 al. 4 et 5 al. 2). . vignette|gauche|La Belotte et Vésenaz : photo aérienne prise à 100 m par Walter Mittelholzer (1934). La commune de Collonge-Bellerive s'étend sur . % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, % à des surfaces agricoles, % à des surfaces boisées et % à des surfaces improductives.

Sur la superficie totale, les surfaces d'infrastructures comportent 1,3 % de bâtiments industriels, 45,9 % de logements et 2,8 % de parcs ou terrains de sports alors que les surfaces agricoles contiennent 21,4 % de cultures, 13,7 % de vignes et 2,0 % de pâturages. Les surfaces boisées sont composées de 2,5 % de forêts denses et de 1,6 % de vergers. Les lacs contiennent toute l'eau de la municipalité.

La commune se trouve sur la rive gauche du Léman et comprend les localités ou sous-sections de Collonge, Bellerive, Vésenaz, La Capite, La Pallanterie, La Gabiule, La Californie, La Combe et Saint-Maurice. Elle est limitrophe de Corsier, Meinier, Choulex, Vandœuvres et Cologny.

Histoire Enserrée entre le Chablais et les possessions territoriales de la République de Genève, cette région limitrophe du Faucigny causa bien du aux autorités genevoises, tout au long de son histoire.

Si l'on peut affirmer que l'église de Collonge existe au moins depuis 1153, la paroisse, quant à elle, est certainement plus ancienne. Jusqu'à la Réforme protestante, elle dépendait du prieuré de Saint-Jean-hors-les-murs.

En 1609 la famille de Reynold, famille de Gardes suisses, achète de la faillite de Georges Plonjon le fief de Bellerive provenant de la spoliation des Cisterciennes de Bellerive, puis s'en débarrasse en 1666Théodore Foëx, Bellerive : la destruction de l'abbaye et la fondation de la seigneurie dans le Bulletin de l'Institut national genevois, tome 45 (1923), pages 257-272..

Vers la fin de la guerre d'indépendance de Genève, le territoire de Collonge-Bellerive posa de nouveaux problèmes politiques à sa voisine, dus à la présence des Bernois qui entendaient y maintenir leur souveraineté. Collonge-Bellerive revint à la Savoie pour finalement être cédée à Genève par le traité de Turin du .

Politique La commune est dirigée par un Conseil administratif (exécutif) et un Conseil municipal (législatif).

Conseil administratif

Le Conseil administratif compte trois membres.

Il est composé de deux représentants du Parti libéral-radical (un radical et un libéral avant la fusion des deux partis) et d'un représentant du Parti démocrate-chrétien (devenu Le Centre) .

Une règle tacite limite les mandats à trois législatures.

+Composition actuelle (législature 2025-2030)IdentitéÉtiquetteFonction (période 2026-2027)DicastèresAlexandra Rys Le CentreConseillère administrative Personnel et informatique Bâtiments et logement Social Relation avec les entreprises CultureCarole LapairePLR Conseillère administrative Aménagement Environnement et développement durable Juridique et naturalisations État civil Finance et économie Norberto Birchler PLRMaire Sécurité Routes et infrastructures Sports Scolaire, parascolaire restaurants scolaires

Conseil municipal Le Conseil municipal compte 23 membres depuis 2020.

Le bureau est composé d'au moins trois membres (président, vice-président et secrétaire), dont au moins un membre de chaque groupe représenté au Conseil municipal.

Lors des élections municipales du , le Conseil municipal, composé de 23 membres, est renouvelé et représenté de la façon suivante : Fichier:Collonge-Bellerive Conseil municipal 2025.svgPartiVoixSuffrages en %+/-Sièges+/-Parti libéral-radical (PLR)1’14847,48 % 3,73 1Le Centre (LC)45318,70 % 8,62 2Libertés et Justice sociale (LJS)28611,89 % 11,89 3Alternative 27611,41 % 1,20 0Vert'libéraux (PVL)25410,52 % 0,74 0

Population et société Gentilés et surnoms Les habitants de la localité de Collonge se nomment les Collongeois ou les Collongeais.

Les habitants de la localité de Bellerive se nomment les Belleriviens, ceux de La Capite sont surnommés les Citoyens (déformation de mitoyens, La Capite se situant à la limite de deux communes) et les Fumeurs de Pipe.

Démographie

Sports et associations FC Saint-Paul, football Tennis Club de Collonge-Bellerive (TCCB) Karaté Club de Collonge-Bellerive (KCCB) Club d'Aviron Vésenaz (CAV) Judo Club de Collonge-Bellerive (JCCB) Collonge-Bellerive Wake Sport Center La Californienne, club de pétanque Collonge Basket Club Club de l'Etrier Club Nautique de la Baie de Corsier Gymnastique GSF Gymnastique des Aînés Cerfs-Volistes (ACK Kinkikite) Manège de La Pallanterie Yacht Club de Corsier-Port Sapeurs Pompiers de Collonge-Bellerive

Économie La commune, après un passé voué à l'agriculture, a aujourd'hui une vocation essentiellement résidentielle. On y compte toutefois de nombreuses entreprises artisanales, des commerces et des professions libérales.

Culture et patrimoine Curiosités La réserve naturelle de la Pointe à la Bise est l'une des plus anciennes réserves naturelles du canton, elle fut classée par le Conseil d'État en 1933. Depuis les temps les plus anciens, les habitants de Collonge et de Vésenaz y avaient leurs pâturages communs, et c'est sous la dénomination de « communaux » que la Bise apparaît dans les premiers documents qui nous sont parvenus : des reconnaissances féodales passées en 1432 en faveur de l'abbaye de Bellerive qui possédait des terres environnantes.

Monuments Le site palafittique Bellerive I est compris dans l'ensemble des 111 sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes classés au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011. Il est également inscrit dans la liste des biens culturels d'importance nationale, tout comme le château de Bellerive et la villa-chalet du prince Essling. Enfin, la ferme Rivollet (qui accueille actuellement la mairie) et la maison forte de Vésenaz sont inscrits comme biens culturels d'importance régionale.

Héraldique

Ports Port de Bellerive Port de la Gouille Port de la Savonnière

Personnalités À Vésenaz et La Pointe à la Bise François Favre (~1483-1551), drapier et homme politique genevois(), un des propriétaires successifs du château de Vésenaz. Pietro Giannone (1676-1748), historien et jurisconsulte italien, a été arrêté au château de Vésenaz, le Georges Curtet, Notes d'histoire, Collonge-Bellerive, 2010, .. Albert Wessel (1829-1885), notaire et homme politique suisse(), a habité au 41 route de Thonon. Jules-Théodore Boutier de Catus (1838-1910), ingénieur belge, a habité au 21 chemin des RayesJean-Philippe Mayerat, Un gentilhomme-architecte au bord du Léman : Jules de Catus (1838-1910) dans Le Chasse-Marée : la revue du monde maritime, n° 123 (mars 1999).. (1839-1921), architecte suisse, a terminé sa vie à Vésenaz, dans la villa "Les Lilas". Victor-Auguste Godinet (1853-1936), industriel français, a eu pour résidence secondaire la villa "Les Hirondelles", alors 18 chemin de Botterel. Alexandre Scriabine (1871-1915), pianiste et compositeur russe, a habité la villa "Les Lilas", 1bis chemin du Vieux-Vésenaz, où il a composé son Poème de l'extase. Édouard Folliet (1881-1972), professeur de technique commerciale à la Faculté des sciences économiques et sociales de Genève(), a habité au 31 route de Thonon. Marc-Joseph Saugey (1908-1971), architecte suisse, est né au 88 route de Thonon. (1909-1991), sculpteur suisse, a habité et eu son atelier dans la propriété "La Solitude", alors 23 route d'Hermance. Khaled ben Abdelaziz Al Saoud (1913-1982), roi d'Arabie saoudite, a eu une résidence au chemin de Botterel. Victor-Emmanuel de Savoie (1937-2024), prétendant au trône d'Italie, a fait construire et habité le 23 route d'Hermance.

À Bellerive (1793-1838), juriste et homme politique allemand, s'est donné la mort sur la grève du lac, vraisemblablement vers l'actuel 39 chemin du MilieuL'acte de décès précise qu'il «a été trouvé mort à Collonge Bellerive au bord du lac, en face la propriété de Monsieur Duroveray lieu dit à la Baye» (lire «à l'Abbaye»).. André Massena (1829-1898), prince d'Essling, a fait construire le Chalet des Roses, 27 chemin du Milieu. Louis Eugène Dupont (1839-1901), ingénieur et consul suisse(), a eu une résidence secondaire au 29 chemin du Milieu. (1861-1941), écrivain américain, a séjourné au château de Bellerive qu'il évoque dans John Percyfield : the anatomy of cheerfulness. Emmerich von Pflügl (1873-1956), diplomate autrichien, un des propriétaires successifs du château de Bellerive. Jacques Chenevière (1886-1976), homme de lettres(), a eu une résidence secondaire au Port-Bleu, 17 chemin du Milieu. Francis Gallay (1888-1970), industriel suisse(), a fait construire et habité la villa "Les Saules", 41 chemin du Port. Somerville Pinkney Tuck (1891-1967), diplomate américain, un des propriétaires successifs du château de Bellerive. Georges-Henri Martin (1916-1992), homme de presse suisse(), a habité au 16 chemin du Milieu. Fahd ben Abdelaziz Al Saoud (~1920-2005), roi d'Arabie saoudite, a fait construire un palais au 17 chemin des Contamines. Natascha de Senger (1925-2012), sculptrice suédoise, a habité dans le Chalet des Roses au chemin du Milieu avec François-Louis de Senger, editeur et homme de publicité suisse. Sadruddin Aga Khan (1933-2003), Haut Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, un des propriétaires successifs du château de Bellerive. Keith Richards (1943), guitariste britannique, a séjourné au château de Bellerive. Dinara Kulibayeva Nazarbaïeva (1967), femme d'affaires kazakhe, propriétaire actuelle du château de Bellerive et du Chalet des Roses.

À Saint-Maurice et La Pallanterie Hugues Bolard (cit. 1469-av. 1524), peintre genevois(), a eu une propriété sous Saint-Maurice, vers l'actuel 7 du chemin de la Gentille. Jean Contoz (av. 1515-ap. 1527), architecte savoyard(), a vécu à l'actuel 23 chemin Prudent-Balland ou à son emplacement. Jacques Jacobi (1877-1957), peintre suisse, a habité la propriété "La Sauvigne", 9 chemin Prudent-Balland. Cecil von Renthe-Fink (1885-1964), diplomate allemand, a habité la maison de maître alors au 102 chemin de la Dame. Maurice Barraud (1889-1954), peintre suisse, a habité au 22 chemin Prudent-Balland. Noémi Raymond (1889-1980), artiste et designer américano-française, a habité Saint-Maurice. Pierre Cailler (1901-1971), éditeur suisse(), a habité au 229 route de La Capite. Ses éditions portent toutefois l’adresse « À Vésenaz ». Henri Verneuil (1920-2002), cinéaste français, a habité au 41 chemin des Prés-Galland. (1930-2017), diplomate suédois, a habité la propriété « La Sauvigne », 9 chemin Prudent-Balland.

À Caran Sophie de Niederhausern (1856-1926), peintre suisse, a habité une villa alors au 8 chemin Sous-Caran. Louis Guéry (1871-1904), écrivain suisse, a vécu au 37 chemin Sous-Caran, siège actuel du foyer « Les Écureuils Guéry ». Edgar Brandt (1880-1960), industriel français, a été un des propriétaires successifs de la villa Chenevière, 15 chemin de Bois-Caran. Bernard Sabrier (1953), homme d'affaires suisse, a été un des propriétaires successifs de la villa Chenevière.

À La Capite (1826-1891), enseignant et homme politique suisse(), a habité au 202 route de La Capite. Jean Brocher (1899-1979), cinéaste suisse(), a habité au 14d chemin des Champs de Chaux.