La d'infanterie (), devenue d'infanterie motorisée () de 1935 à 1940, est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale, à la Seconde Guerre mondiale et à la guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations 1873 : formation de la d'infanterie
1935 : devient d'infanterie motorisée 1940 : dissolution 1956 : nouvelle formation de la d'infanterie 1962 : dissolution
Chefs de la DI - : Général de Colomb : Général Sée : Général Cailliot - : Général Deffis : Général Larchay : Général de Boisdeffre - : Général Maurand . - : Général Cary - : Général Florentin . : Général Callet - : Général Oudri - : Général Roidot . : Général d'Amade : Général Balfourier - : Général PeslinLe général Peslin se suicide le 10 août 1914 : Général Martin - : Général Bonfait - : Général Arlabosse : Général Gadel : Général Gamelin - : Général Mangin . 1939 - 1940 : Général Didelet De 1873 à 1914
Première Guerre mondiale Mobilisée dans la Région
Composition Infanterie régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie de à (Dissolution) régiment d'infanterie du au régiment d'infanterie territoriale d'août à bataillon de chasseurs à pied de à Cavalerie 1 escadron du de chasseurs à cheval d' à 2 escadrons du de chasseurs à cheval de janvier à 1 escadron du de chasseurs à cheval de à Artillerie 3 groupes de 75 du d'artillerie de campagne d' à de 58 du d'artillerie de campagne de à fin 1917 de 58 du d'artillerie de campagne de fin 1917 à de - du d'artillerie de campagne de à fin 1917 de 155c du d'artillerie lourde de à de 155c du d'artillerie lourde de juillet à Génie compagnies 5/1, 5/2 du du génie
Historique 1914 5 - : transport par voie ferrée (VF) dans la région de Saint-Mihiel. 9 - : mouvement vers Dieue-sur-Meuse ; stationnement. À partir du , mouvement vers la région d’Ornes ; couverture sur l’Othain, vers Vaudoncourt et Muzeray. 21 - : offensive, par Longuyon, en direction de Tellancourt. Engagée, le , dans la Bataille des Ardennes, vers Ville-Houdlemont. - : repli, par Dombres, sur Nantillois. À partir du , défense des passages de la Meuse : Combats dans la région Doulcon, Brieulles-sur-Meuse. À partir du , poursuite du repli, par Varennes-en-Argonne et Avocourt, jusque vers Rembercourt-aux-Pots. : combat vers Cierges-sous-Montfaucon. : combats vers Vauquois. 6 - : engagée dans la Bataille de la Marne. 6 au 13, Bataille de Revigny : Combats vers la ferme des Merchines, Sommaisne et Pretz-en-Argonne. À partir du 13, poursuite, par Triaucourt et Clermont-en-Argonne, jusque vers Charpentry et Baulny. - : violents combats dans cette région et vers Montblainville, Varennes-en-Argonne et Boureuilles ; puis stabilisation du front et occupation d’un secteur entre le Four de Paris et la vallée de l'Aire. 28, 29 et : attaques françaises. - : mouvement de rocade et occupation d’un nouveau secteur entre le pont des Quatre Enfants et l’Aire : 8 et : attaques françaises sur Vauquois. 20 - : attaques françaises sur Boureuilles.
1915 - Du 21 janvier au 16 juin 1915, la brigade coloniale Marchand est aux ordres de la DI. : mouvement de rocade et occupation d’un secteur vers Vauquois et le Four de Paris (guerre des mines). : front réduit, à droite, jusque vers la Haute Chevauchée. et : attaques françaises sur la cote 263. 4, 5 et : attaques françaises sur la cote 263 et sur la Haute Chevauchée. : mouvement de rocade et occupation d’un secteur vers Vauquois et la Haute Chevauchée : front réduit, à droite, jusqu’à l’Aire. 13 et : attaques allemandes sur la cote 263 et sur la Haute Chevauchée. 19, 20 et : attaques françaises et contre-attaques allemandes. 14 - : retrait du front ; repos vers Nubécourt.
1916 - : mouvement vers le front et occupation d’un secteur dans la région de l’Aire, la Haute Chevauchée (guerre des mines) : attaque allemande sur la cote 285 et la Fille Morte ; , contre-attaques françaises. 11 - : retrait du front ; repos au sud de Revigny. - : transport par camions au sud de Verdun ; travaux. : participation (avec la DI) à la Bataille offensive de Verdun. À partir du , organisation et occupation du terrain conquis, vers le fort de Douaumont et Vaux-devant-Damloup. : Le général Arlabosse, commandant la division, est grièvement blessé au cours d'une visite aux premières lignes. D'après les mémoires de son fils Jean Arlabosse : « Comme partout où il est passé, malgré la fatigue écrasante que cela représente, dans la boue des boyaux et à travers le terrain labouré d'obus, il va visiter les premières lignes. En revenant, sur les pentes du fort de Souville, il est atteint au pied et au bras par des éclats d'obus. Il perd son sang en abondance. Grâce au dévouement de quelques chasseurs à cheval, il est amené au poste de secours et, de là, transporté à l'ambulance de Dugny ; il n'a qu'un souci : surmonter sa douleur, rassurer les nombreux officiers accourus à son chevet. C'était le . Deux jours plus tard, après avoir été opéré, il est évacué sur l'hôpital de Jean d'Heurs ou il reçoit la croix de commandeur de la légion d'honneur. ». 14 - : retrait du front, transport par camions dans la région de Blesmes ; repos. 27 - : transport par vers Dormans ; repos vers Ville-en-Tardenois. - : mouvement vers le front, et, à partir du , occupation d’un secteur vers le Godat et Berry-au-Bac.
1917 - : retrait du front ; repos et instruction vers Romigny (à partir du , éléments occupés aux travaux de ). À partir du , mouvement vers la région Damery, Châtillon-sur-Marne ; repos et instruction. 8 - : mouvement vers le front, puis occupation d’un secteur vers la Miette et le bois des Buttes. 15 avril : Bataille du Chemin des Dames, attaque en direction de Juvincourt-et-Damary ; puis organisation et défense des positions conquises. - : retrait du front ; repos vers Ventelay. - : occupation d’un secteur vers la Miette et le bois des Buttes. 14 - : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart. - : mouvement vers le front ; occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon. - : retrait du front ; repos et instruction au camp de Bourgogne. : mouvement vers Serzy-et-Prin ; repos. - : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon. 5 - : retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin et Ventelay. - : occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon. - : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart. 3 - : retour en secteur vers la Miette et le Ployon. - : Retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin. - : occupation d’un secteur vers Chevreux et le Ployon, étendu à gauche, le , jusque vers la forêt de Vauclerc. - : retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin. À partir du , mouvement vers Concevreux ; travaux. À partir du , regroupement vers Arcis-le-Ponsart ; à partir du , mouvement vers Estrées-Saint-Denis ; repos.
1918 22 - Du 6 au 13 septembre 1914, la est à la disposition du CA : mouvement vers Noyon ; à partir du , engagée, au nord de Guiscard (en liaison avec des éléments britanniques), dans la Bataille de Noyon ( Bataille de Picardie) : repli vers le mont Renaud et l’est de Thiescourt ; combats défensifs dans cette région. - : retrait du front et mouvement vers Villers-Cotterêts. : transport par dans la région de Belfort. - : occupation d’un secteur vers Leimbach et le canal du Rhône au RhinDu 14 novembre 1914 au 17 janvier 1915, la (ex DI) est mise aux ordres de la DI. - : retrait du front ; repos vers Dannemarie. À partir du , transport par vers Conty ; repos. 12 - : transport par dans la région de Châlons-sur-Marne. Tenue prête à intervenir, pendant la Bataille de Champagne. 17 - : transport par camions au nord-ouest d’Épernay. À partir du , engagée, vers Tincourt et Belval-sous-Châtillon, dans la Bataille de la Marne. Attaques vers Tincourt et progression jusqu’à Ville-en-Tardenois. En , à partir du . - : retrait du front, mouvement vers Belval-sous-Châtillon, puis, le , vers la région Damery, Igny-le-Jard, Crugny. - : occupation d’un secteur vers Breuil-sur-Vesle : , prise de Courlandon ; le 5, prise de Breuil-sur-Vesle. , front étendu, à gauche, jusqu’à l’ouest de Romain. 14, combat de l’arbre de Romain (Poussée vers la position Hindenburg) - : engagée dans la Bataille de Saint-Thierry (Bataille de Champagne et d'Argonne), puis, à partir du , dans l’exploitation de cette bataille : , prise de Montigny-sur-Vesle ; du au , prise de Bouvancourt et franchissement du canal de l'Aisne à la Marne et de la Suippe. 10 et 11, combats vers Berry-au-Bac. À partir du 12, progression par Juvincourt-et-Damary et Amifontaine vers la région du camp de Sissonne. : prise de la Selve. 21 - : retrait du front ; repos vers Amifontaine. - : occupation d’un secteur vers Recouvrance et l’est de Saint-Fergeux : attaques partielles ; le , prise de Recouvrance et de Chaudion. 5 - : engagée dans la Poussée vers la Meuse : progression par Remaucourt, Draize, Ham-les-Moines, Tournes et Houldizy ; le , occupation de Château-Regnault-Bogny, sur la Meuse.
Affectations Affectation organique Corps d'Armée d’ à
3 -
–
12 -
–
L’entre-deux-guerres Elle devient en 1935 une division d'infanterie motorisée, type normal (à renforcer à la mobilisation).
Seconde Guerre mondiale
Opérations
La d'infanterie motorisée fait partie des unités qui pénètrent en Belgique.
Composition Le la DI (type motorisée), sous les ordres du général Henri Didelet, est rattachée au d'armée qui est intégré à la .
régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment d'artillerie divisionnaire régiment d'artillerie divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie Et tous les services (compagnies de sapeurs mineurs, compagnies de génie, compagnie télégraphique, compagnie radio, sanitaire divisionnaire, 9/ groupe d'exploitation divisionnaire, compagnie auto du QG, 309/ compagnie auto de transport, parc d'artillerie divisionnaire 9, groupe d'exploitation etc.)
L’après Seconde Guerre mondiale La d'infanterie est recréée en (région parisienne), avec quartier général à Versailles, dans le cadre du plan Valmy (par appel au contingent et rappel des classes libérées). Elle arrive en Algérie en .
Elle participe aux opérations dans la zone d'Orléansville, à l'ouest d'Alger. Elle fait partie de la division militaire d'Alger (devenue corps d'armée d'Alger en 1958 puis en 1962).. Elle est dissoute le .
Insigne En 1939-1940, la division adopte un emblème au Lion de Belfort, peint sur les véhicules de la division.
L'insigne de la division pendant la guerre d'Algérie, proposé en 1956 et homologué G.1288, n'existe qu'en version métallique fabriquée par l'entreprise Drago. Il présente une croix d'Agadez chargée du navire du blason de Paris.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie Jean de Lattre de Tassigny, Histoire de la première armée française Plon, 1949.
. Journal de marche du d'infanterie (01/08/1914 au 24/09/1914) SHAT cote 26N665. Liens externes
La DI dans la bataille de l'Aisne (1917)
Articles connexes Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Division