Le régiment de marche du était une unité militaire française de la Légion étrangère qui exista de façon éphémère de 1914 à 1915.

Création et différentes dénominations

Le de marche du est créé fin à Saïda en Algérie. Le , il est dissous et ses effectifs sont reversés au régiment de marche de la Légion étrangère.

Historique des garnisons, campagnes et batailles

La création du régiment

Le , le de marche du RE quitte Saïda pour Oran où il arrive le 30. Il comprend alors 2 bataillons à 2 compagnies réduites soit 782 hommes (20 officiers - 68 sous-officiers - 694 caporaux et légionnaires). Les 30 et il embarque à destination de Marseille où il débarque le . Tandis que le bataillon D rejoint Orléans le , le reste du régiment se rend à Toulouse et stationne jusqu’au au quartier Pérignon.

Combats en Champagne

Le régiment se reforme au camp de Mailly au sud de Reims le quand le bataillon C et l’état major retrouvent le bataillon D arrivé le . Le , jour de son départ, le régiment compte 1947 hommes répartis dans les deux bataillons C et D.

Il arrive au camp de Pertus le 19 où, avec le , il forme une brigade qui est placée en réserve de la du général d’Esperey.

Le , le régiment et la brigade sont à Verzy au sud de Reims. Jusqu’au , les bataillons du régiment alterneront entre les tranchées de dans les secteurs de Prunay et Sillery et les cantonnements de Verzenay au sud-est de Reims.

Le , le régiment quitte Verzenay à destination de Cuiry-les-Chaudardes au nord ouest de Reims où il est affecté à la du Colonel Duchêne ( Armée).

Le bataillon F, nouvellement formé à partir du dépôt de Blois (14/56/1026), rejoint le régiment le à Merval. À partir du , monte en première ligne dans le secteur de Blanc Sablon et Craonnelle.

Le , le (G) aux ordres du chef de bataillon Mauvilain (14 officiers et 1053 hommes), quitte le dépôt d’Orléans et rejoint la région de Reims à Baslieux-lès-Fismes où il séjourne quelques jours. Le il monte à son tour en ligne.

Le , le régiment est relevé du front par le RI et est retiré du d’armée, son effectif est alors de 72 officiers et 3818 hommes de troupe. Le 24 il cantonne au sud de Reims et est affecté à la division provisoire Touborge puis à la division provisoire Corvisart.

Le , un détachement part pour Prouilly et Chenay au nord-ouest de Reims et passe sous les ordres du d’armée. Il relève les RI dans les tranchées du Chauffour et des Carrières. Le 20, le reste du régiment rejoint à son tour le d’armée et vient relever le RI dans le secteur Merfy – Saint Thierry. Avec le de chasseurs à cheval ils constituent le Groupe Guérin.

Le , à la suite du départ de 334 russes et 394 belges le bataillon F est supprimé.

Haute Saône

Le le régiment est relevé par le RI et le RI territorial et quitte le Groupe Guérin. Il est alors affecté à la Division marocaine où il retrouve le au sein de la marocaine, au nord de Montbéliard.

À partir du , le régiment est mis à la disposition de la DI afin de participer à des travaux d’organisation des défenses dans la région de Sentheim, Soppe-le-Haut, Leimbach et Roderen au sud de Thann.

À partir du le retrouve ses cantonnements de Plancher-Bas et d’Auxelles-Bas et Haut.

Le , le régiment participe avec la division marocaine à une revue en présence du président de la République et du ministre de la guerre lors de laquelle lui est remis son drapeau.

Retour en Champagne

Le le régiment quitte ses cantonnements et se rend à Saint-Hilaire-au-Temple au nord de Châlons-en-Champagne dans le secteur de la DIC.

Le il vient occuper les tranchées de et participe dès le lendemain à une offensive conjointe avec les régiments coloniaux durant laquelle le chef de corps, le colonel Lecomte-Denis, est blessé. Jusqu’au , date à laquelle il est relevé, le régiment enregistrera dans ce secteur de nombreuses pertes.

Le qui a retrouvé la de la division marocaine se rend alors à Souain puis à Saint-Étienne-au-Temple au sud de Suippes où il stationne jusqu’au et subit encore de lourdes pertes.

Dissolution

Le , de marche du RE se rend dans l'Oise dans la région de Pont-Sainte-Maxence, jusqu’au , date à laquelle il est dissous. Ses effectifs, 39 officiers et 1910 sous officiers et hommes de troupe, sont reversés au RMLE.

Traditions

Drapeau

Le de marche du RE reçoit son drapeau le lors d'une revue en présence du président de la république et du ministre de la guerre.

Décorations

Citation du régiment : 'Le , s'est élancé à l’assaut des positions ennemies avec un entrain et un élan superbes, faisant de nombreux prisonniers et s'emparant de plusieurs mitrailleuses.'

Ordre général n° 478 du de la Armée.

Liste des chefs de corps

au : lieutenant-colonel Passard. au : chef de bataillon Gueilhers (intérim). au : colonel Lecomte-Denis. au : commandant Rozet (intérim). au : lieutenant-colonel Lavenne de Choulot, Marie, Augustin, Paul.

Personnalités ayant servi au sein du régiment Blaise Cendrars, écrivain français d’origine suisse

Sources et bibliographie

Bibliographie :

Régiment de marche de la légion, Erwan Bergot, éditions Presses de la Cité, 1984. . Le livre d’or de la Légion étrangère (1831-1955), Jean Brunon et Georges Manue, éditions Charles Lavauzelle et Cie, 1958.

Sources :

JMO du de marche du

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale

INF, 002-2 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1915