Fosses-la-Ville (anciennement Fosses, et en wallon Fosse) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie dans la province de Namur. Sise dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, elle est arrosée par la Biesme.

La commune est formée de six anciennes communes devenues sections.

Géographie

Situation Fosse-la-Ville se situe dans la région de l'Entre-Sambre-et-Meuse dans la province de Namur. Cette petite ville se situe à au sud-ouest de Namur.

Communes limitrophes

Sections # Nom Superficie(km) Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Fosses-la-Ville 20,95 4.792 229 92048A 2 Vitrival 9,65 1.638 170 92048B 3 Sart-Eustache 3,28 777 237 92048C 4 Le Roux 8,19 1.513 185 92048D 5 Aisemont 5,55 643 116 92048E 6 Sart-Saint-Laurent 15,68 1.071 68 92048F

Hameaux et lieux-dits Fosses-la-Ville compte aussi quelques hameaux comme Bambois, Cocriamont, Haut-Vent et Névremont ; et des lieux-dits comme les Trois Bras, Pré Standart, Saint-Rémy, le Grand Gau, Cortil Mozet, le Potage, l'Houchenée, Poteau d'Ham, Bonoit, Bois Frère Jean, Sinton, En Lèche, le Cheslon, Timansart, le Pauche, les Bergeries, les Forges, la Scaiffé, Stierlinsart, Colonn, Deminche, Tri al Hutte, le Baty, le Bati, Taile l'Évêque et Pinsonhaie.

Géographie physique Fosses‑la‑Ville se déploie dans le relief ondulé de l’Entre‑Sambre‑et‑Meuse, où alternent plateaux, vallons et cuvettes d’origine géologique ancienne. La commune s’étend entre environ et d’altitude, avec une moyenne proche de . Son territoire présente une morphologie contrastée : des plateaux légèrement bombés dominent les sections centrales, tandis que des vallées encaissées structurent les abords, notamment celle du ruisseau de Fosses et celle de la Biesme, cours d’eau qui traverse la ville et contribue à l’organisation hydrographique locale. Les villages qui composent la commune reflètent cette diversité topographique : Aisemont, par exemple, occupe un plateau compris entre 100 et , bordé au nord par la cuvette de la carrière Carmeuse et au sud par la vallée du ruisseau de Fosses. D’autres sections, comme Bambois ou Sart‑Saint‑Laurent, culminent autour de 218 à , tandis que le lac de Bambois atteint une altitude moyenne de , marquant l’un des points les plus élevés du territoire communal.

La géologie locale appartient aux formations typiques de l’Entre‑Sambre‑et‑Meuse, où alternent roches calcaires, schistes et sédiments plus récents, façonnant un sol varié qui a favorisé l’implantation de boisements, de prairies et de zones agricoles. Les massifs forestiers, comme le Bois Grady, s’inscrivent dans un paysage de collines douces et de crêtes boisées, où l’orographie conditionne l’écoulement des eaux et la répartition des habitats naturels.

Hydrographie L’hydrographie est dominée par la Biesme, qui draine une partie du territoire avant de rejoindre la Sambre, et par un réseau de ruisseaux secondaires qui sculptent des vallons étroits et fertiles. L’ensemble confère à Fosses‑la‑Ville une physionomie typique des reliefs pré‑ardennais : un paysage rythmé, où les altitudes modérées, les vallées sinueuses et les plateaux ouverts composent une géographie physique à la fois harmonieuse et contrastée.

Parmi les cours d'eau, Fosses-la-Ville est arrosée par:

le ruisseau de Fosses ; le Sec Ri ; le ruisseau de la Rosière ; le ruisseau des Fuettes ; le ruisseau des Bons Enfants ; le ruisseau de Belle Eau.

Démographie

Démographie: Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source : DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,91994103,91995104,61996105,31997105,51998106,41999107,22000107,82001108,72002110,12003110,62004113,22005113,62006114,72007116,32008116,72009118,52010120,42011122,02012123,62013125,72014126,22015127,42016128,22017128,52018128,72019127,92020128,92021128,42022128,12023128,72024128,32025128,52026129,5

Histoire vignette|Buste de Saint-Feuillen. Au milieu du , la tradition rapporte que le missionnaire irlandais Feuillen reçut de l’abbesse Gertrude de Nivelles une propriété située le long de la Biesme. Les sources médiévales disponibles, qu’il s’agisse des annales ou des récits hagiographiques, confirment généralement l’authenticité de cette donation. Feuillen y établit un monastère destiné à accueillir les voyageurs, en particulier les religieux venus d’Irlande pour évangéliser le continent. Il en confia rapidement la direction à son frère Ultan. L’existence ancienne de cette fondation est attestée par sa mention dans l’acte de partage du royaume de Lothaire, où l’établissement est attribué à Charles le Chauve. Comme de nombreuses communautés religieuses de la région, l’abbaye fut gravement touchée par les incursions normandes et hongroises. Les moines se réfugièrent alors notamment à Frêne, près de la Meuse, emportant leurs reliques, épisode relaté dans les Miracula Sancti Foillani. L’établissement, ruiné, fut restauré grâce à l’abbesse Gisèle, fille de Lothaire II, qui en fit don à l’Église de Liège vers le début du . À partir de la fin du , le développement de Fosses fut étroitement lié à l’action du premier prince-évêque de Liège, Notger. Une agglomération s’était déjà formée autour de l’abbaye reconstruite, et un marché s’y ajouta rapidement. En 974, l’empereur Otton II concéda à Notger le marché fossois, ainsi que les droits de tonlieu et de frappe monétaire. La localité fut intégrée à la stratégie défensive de la principauté, dépourvue de protections naturelles. Notger entreprit alors une série d’aménagements fortifiés, dont ceux de Fosses, où seule l’abbaye fut entourée d’une enceinte munie de tours. Ce complexe, mal documenté par les sources contemporaines, fut détruit en 1140 par le comte de Namur, puis reconstruit en 1149 par le prince-évêque Henri de Leez, qui inclut cette fois la ville dans les nouvelles murailles.

L’origine de la collégiale Saint‑Feuillen remonte à la fondation monastique du . Gertrude de Nivelles avait alors cédé une partie de son domaine à Feuillen et à ses compagnons pour y établir une communauté religieuse. Le chroniqueur Éginhard désigne l’établissement comme un monastère « des Scots » situé à Fosses, ce qui correspond au modèle des fondations irlando‑écossaises de la même période. L’église primitive était dédiée à saint Pierre. La règle suivie par les moines demeure inconnue. Détruite lors des invasions normandes, l’abbaye réapparaît dans les documents en 898, lorsqu’elle est attribuée à l’Église de Liège. La date exacte de sa transformation en chapitre reste incertaine : certaines hypothèses la situent vers 890, d’autres l’associent à l’action de Notger. Toutefois, un témoignage relatif au passage du cortège transportant les reliques de saint Eugène en 918 laisse penser que des chanoines avaient déjà remplacé les moines à cette époque. En 1149, le prince-évêque de Liège Henri II de Leez fait élever des remparts supplémentaires pour le reste de la cité. Ces murailles sont renforcées d’un chenal et ouvertes de quatre portes dont la principale est la Porte Al Val et les trois autres sont la Porte Al Chenal, la Porte du Postil et la Porte Al Froissin. Étant donné sa prospérité grandissante, la cité devient l'une des 23 Bonnes Villes de la principauté de Liège..

À partir du , l’histoire de Fosses est marquée par une succession de tensions entre les habitants, les chanoines et parfois le prince‑évêque. En 1302, un conflit avec le chapitre poussa les bourgeois à bloquer la porte du Vestit, qui reliait les deux parties de la ville. La réaction des autorités fut sévère : les privilèges communaux furent supprimés, de même que l’échevinage, les jurés, le sceau, les fossés, les étangs, la maladrerie et le cimetière. La forêt de Bambois, bois banal de la communauté, fut également retirée aux habitants. Au , les guerres menées par Philippe le Bon dans le cadre de sa politique de centralisation touchèrent directement Fosses. En 1430, le duc de Bourgogne assiégea la ville, la pilla et l’incendia, à l’exception de l’église, qui avait pourtant été détruite en 1408 par le comte de Hainaut. La région fut de nouveau ravagée en 1554, lorsque les troupes françaises engagées contre Charles Quint incendièrent Fosses à deux reprises, les 5 et .

Les troubles religieux du n’épargnèrent pas la localité. Le , les Huguenots, menés par le baron de Genlis, saccagèrent le monastère et se livrèrent à des destructions et profanations. Les décennies suivantes furent dominées par les conflits européens du , notamment les guerres de Louis XIV, qui entraînèrent des occupations militaires répétées et ruineuses. En 1636, les troupes espagnoles du marquis de Gonzagua ouvrirent une brèche dans les murailles et pillèrent la ville. En 1640, le duc de Lorraine prit Fosses d’assaut et la livra à ses soldats. En 1653, le prince de Condé força l’enceinte à la porte Al Froissin, incendia l’hôpital et dévasta la cité. En 1678, les troupes françaises y passèrent l’hiver. La situation ne se stabilisa qu’après le règlement de 1684 pour la principauté de Liège, puis le traité d’Utrecht en 1713, qui mit fin aux conflits majeurs dans la région. La Révolution liégeoise de 1789 eut peu d’impact à Fosses, bien que quelques bourgeois aient été envoyés aux États et que certains volontaires aient participé à la défense de Liège. En 1792, l’invasion française entraîna l’instauration d’une municipalité le . Le prince‑évêque reprit brièvement possession de Liège en mars, mais la victoire française de Fleurus en 1794 scella la disparition de la principauté. Fosses fut alors détachée de Liège et intégrée à l’arrondissement de Namur, devenant le chef‑lieu du sixième canton du département de Sambre‑et‑Meuse.

La commune s'appelait « Fosse » jusqu'en 1963Arrêté royal du 20.12.1963 modifiant le nom de certaines communes, Moniteur belge 25.12.1963, p. 12.529.

Lors de la Première Guerre mondiale, le territoire de la commune de Fosses-la-Ville est sur la ligne de front en . Les combats y sont particulièrement violents entre le 10e corps d'armée français et le 10e corps d'armée allemand. Poussant vers le sud, les Allemands s'emparent du champ de bataille le . Une bonne partie des habitants a fui et ceux qui sont restés sont molestés par la soldatesque qui se livre au pillagePanneau explicatif de la Région wallonne in situ, Les habitants de Le Roux abandonnent leur maison..

Héraldique

Politique et administration

Conseil et collège communal 2024-2030

Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.

PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeUD 4.657 4.269 73,32% 64,56% 8.76 % 1.0Alternative Fossoise 1.695 - 26,68% - 0.0 % 5.0ECOLO - 856 - 12,95% 0.0 % 2.0PS - 1.487 - 22,49% 0.0 % 4.0Total % %

Collège communal Bourgmestre Gaëtan de Bilderling Union Démocratique 1er Échevine Laurie Spineux Les Engagés - Union Démocratique 2e Échevin Frédéric Moreau MR - Union Démocratique 3e Échevin Jean-François Favresse Les Engagés - Union Démocratique 4e Échevin Gil Baufay Union Démocratique 5e Échevine Josée Lechien Union Démocratique Président du CPAS Bernard Meuter MR - Union Démocratique

Liste des bourgmestres

Benoît Spineux, de 2007 à 2012 (Union Démocratique). Gaëtan De Bilderling, de 2012 à aujourd'hui, (Union Démocratique).

Jumelages Orbey Robecco sul Naviglio

Patrimoine et culture