Claude-François Achard, né à Marseille, le et mort dans cette même ville, le , est un médecin, un lexicographe de la langue d'oc et un érudit français.

Biographie Jeunesse Claude-François Achard est né à Marseille sur la paroisse de Saint-Ferréol. Fils de Joseph Achard, marchand-fabricant papetier, et de Catherine Rose Chaulan, il est envoyé à l’âge de sept ans chez son oncle paternel, curé du Pègue en Dauphiné, et étudie au séminaire de Viviers où il apprend les langues anciennes (latin, grec et hébreu) et modernes (anglais, espagnol et italien). Il ne poursuit pas dans la cléricature et s’oriente vers la médecine.

Il étudie à Montpellier, puis à Avignon, où il reçoit, le , le bonnet de docteur, des mains d’Esprit Calvet, premier professeur de faculté. Il est probable que ce médecin qui était, par ailleurs, un grand collectionneur et possédait une excellente bibliothèque, lui donna le goût des livres.

Le médecin Jeune médecin, Claude-François Achard s’installe à Aubagne, de 1772 à 1775, où il rencontre Élisabeth-Françoise Ollive, qu’il épousera le Acte de mariage. Il exerce ensuite à Marseille où il se fait connaître comme un médecin charitable. Il est du nombre des médecins que l’hôpital de la grande Miséricorde salariait pour visiter les pauvres malades.

L’érudit Claude-François Achard entre à l’Académie de Marseille le Abbé Dassy, L’Académie de Marseille, ses origines, ses publications, ses archives, ses membres, Barlatier-Feissat éditeur, Marseille, 1877, . et prononce son discours de réception le Abbé Dassy, L’Académie de Marseille, ses origines…, , .. Il en est nommé directeur en 1790Abbé Dassy, L’Académie de Marseille, ses origines…, , ., mais l’Académie de Marseille est par la suite supprimée par décret de la Convention du Abbé Dassy, L’Académie de Marseille, ses origines…, , ..

Dès 1790, il commence à classer les livres récupérés dans les bibliothèques des maisons religieuses supprimées, notamment celle du collège des Oratoriens. Un arrêté du Directoire du Département du ordonne la création de la bibliothèque publique et Achard en est nommé bibliothécaire. Avec un zèle infatigable, il travaille à la confection des inventaires et des catalogues, aidé par son fils aîné. Pour l’aider à la réalisation de cet inventaire, une commission des Arts, composée de cinq membres est nommée le . Les travaux de cette commission dont le nombre de membres est porté à six, sont ainsi répartis : M. Odossaint et Audibert : instruments de mathématiques, physique, chimie, objets d’histoire naturelle, jardin botanique. M. Achard et Aubert : bibliothèque et antiquités. M. Guenin et Fontainieu : peinture, sculpture, dessin, gravuresM. le Comte de Villeneuve, Statistique du département des Bouches-du-Rhône, Antoine Ricard, imprimeur du roi, Marseille, 1826, tome III, ..

Cette commission prend ensuite le titre de conservatoire des Arts, en 1796Abbé Dassy, L’Académie de Marseille, ses origines…, , ..

Le couvent des Bernardines est choisi comme lieu de dépôt général de tous les objets d’art ou de science, ce qui permet une ouverture solennelle de la bibliothèque le , avec volumesAcadémie de Marseille, Dictionnaire des Marseillais, Edisud, Marseille, 2001, .. Elle ferme bientôt ses portes au public et ne devient définitivement accessible qu’en 1805Paul Masson (dir.), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome VI, ..

Franc-maçon, il est vénérable de la loge La Triple Union qu’il ranime en 1801, et se trouve à l’origine du renouveau maçonnique dans la ville sous le Consulat.

L’encyclopédiste provençal thumb Claude-François Achard est très connu pour la publication des ouvrages suivants : Dictionnaire de la Provence et du Comtat Venaissin, par une société de gens de lettres, travail collectif dont l’initiative et la conception générale lui reviennent ainsi qu’une large partie des notices. Cet ouvrage en quatre volumes est constitué : d’un dictionnaire de langue Le Vocabulaire français-provençal et provençal-français, Marseille, Mossy, 1785, 2 volumes, 732 et lire en ligne volume 1 et lire en ligne volume 2). d’un dictionnaire biographique Histoire des hommes illustres de la Provence, Marseille, Mossy, 1786-1787, 2 volumes, 535 et lire en ligne volume 1 et lire en ligne, volume 2). Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de Provence ancienne et moderne, du Comtat Venaissin et de la principauté d’Orange, du comté de Nice pour servir de suite au dictionnaire de la Provence, Imprimerie Pierre Joseph Calmen, Aix, 1787-1788.

Sur ces ouvrages, Augustin Fabre donne une appréciation très sévère mais pas objective car il n’a jamais été admis à l’Académie de Marseille :

Si ces ouvrages sont l’œuvre d’un homme occupé par de multiples activités, ils sont cependant très intéressants, notamment par ses notices. Ainsi, pour Michel Vovelle, .

Sa mort Frappé d’apoplexie, Claude-François Achard s’éteint le dans l’appartement de fonction établi près de la bibliothèque dans le bâtiment du couvent des Bernardines, actuellement lycée ThiersActe de décès, Régis Bertrand, « Claude-François Achard, l’homme qui aimait les livres », , ..

Son éloge funèbre sera fait en 1812 à l’Académie de Marseille par Simon-Célestin Croze-Magnan (1750-1818)Abbé Dassy, L’Académie de Marseille, ses origines…, , ..

Une rue du de Marseille porte son nom..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2001, . Régis Bertrand, Claude-François Achard, l’homme qui aimait les livres, dans Revue Marseille, 168, , 16-19. Paul Masson (dir.), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome III, 776 et tome VI, . Dominique Sappia, « Claude-François Achard (1751-1809). Un mystique marseillais, précurseur en matière de culture et d'humanitaire », dans « Renaissance traditionnelle », 156, , . —, « Présentation et étude de la Correspondance entre Jean-Baptiste Willermoz et Claude-François Achard & Nouveaux Documents concernant “La Triple Union” de Marseille », partie : 1786-1801, dans Renaissance traditionnelle, 163-164, juin-, . —, « Étude de la correspondance entre Jean-Baptiste Willermoz et Claude-François Achard & Nouveaux Documents concernant “La Triple Union” de Marseille », partie : 1801-1804, dans Renaissance traditionnelle (à paraître). —, « Étude de la correspondance entre Jean-Baptiste Willermoz et “La Triple Union” de Marseille », partie : 1804-1805, dans Renaissance traditionnelle (à paraître). Émile Perrier, Les bibliophiles et les collectionneurs provençaux anciens et modernes : arrondissement de Marseille, Barthelet et Cie, 1897

Liens externes

Un colloque historique à Marseille : Claude François Achard, un grand marseillais méconnu AutorÒc 16-16 (accès aux éditions numérisées)

Catégorie:Médecin français du XVIIIe siècle Catégorie:Écrivain français du XVIIIe siècle Catégorie:Historien français du XVIIIe siècle Catégorie:Histoire de Marseille Catégorie:Membre de l'Académie de Marseille Catégorie:Écrivain et médecin Catégorie:Personnalité de la franc-maçonnerie française Catégorie:Personnalité provençale du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité provençale du XIXe siècle Catégorie:Naissance en mai 1751 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en septembre 1809 Catégorie:Décès à Marseille Catégorie:Décès à 58 ans Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Montpellier Catégorie:Étudiant de l'université d'Avignon