vignette|Les images du capteur satellitaire SeaWiFS illustrant l'évolution de la production primaire océanique ont permis d'évaluer que les zones désertiques de l'océan ont progressé depuis 1998 de de (15 %), soit douze fois la superficie de la France.

La pêche durable (anciennement soutenable, en traduction littérale de l'anglais ) est l'application à la pêche des principes du développement durable ou soutenable tels que reconnus par la communauté internationale à Rio de Janeiro en .

Elle s'appuie sur des disciplines théoriques, telle que la dynamique et gestion des pêcheries et des méthodes de capture qui visent à atténuer la surpêche, les prises accessoires et la destruction des fonds.

Historique

Les questions de surexploitation des ressources halieutiques et de dynamique et gestion des pêcheries préoccupent les sociétés depuis des siècles. Une réglementation de la pêche existe ainsi en Norvège depuis le .. En 1609 dans son , le juriste Grotius, fondateur d'un droit international basé sur le droit naturel, écrit : . En 1851, on peut lire dans le Moby Dick d'Herman Melville à propos des baleines : « Bien qu’il y ait si peu de temps la population des bisons en Illinois ait dépassé la population humaine actuelle de Londres, et bien qu’il n’en reste plus ni une corne ni un sabot, et bien que cette extermination soit due à la lance des chasseurs, la nature si différente de la chasse à la baleine interdit absolument une fin aussi indigne au Léviathan ». Lors de l’ouverture de l’ tenue à Londres en 1883, le biologiste Thomas Henry Huxley déclare : « Je crois pouvoir affirmer avec confiance que, avec nos modes de pêche actuels, un bon nombre des plus importantes pêcheries de mer sont inépuisables ».. Le zoologiste Ray Lankester lui rétorque : .. En 1900, le professeur de zoologie publie un article intitulé The impoverishment of the sea. dans lequel il démontre que la pression de pêche réduit les abondances des espèces capturées mais aussi celles des autres espèces par des effets indirects. Son travail sur les pêches en Mer du Nord, montre que les poissons sont des ressources non renouvelables qui sont vouées inexorablement à l'épuisement en cas de surexploitation..

La prise de conscience des risques de surexploitation qu'engendrent l'accroissement du tonnage des navires et de leur nombre ainsi que le perfectionnement des engins de pêche, se manifeste par la constitution d'organes scientifiques, en premier lieu le Conseil international pour l'exploration de la merEn France, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, l'ancêtre de l'Ifremer, est créé en 1918 afin de répondre aux problèmes posés par l'industrialisation croissante de la pêche. qui attire l'attention des États industriels au début des années 1930 sur ces risques, et contribue à la signature d'accords bilatéraux ou multilatéraux (Convention de Genève du sur la pêche à la baleine, Convention de Londres du sur la réglementation des mailles des filets et la taille minimale des poissons en Mer du Nord)..

Si la mise en place d'une pêche durable respectueuse de l'environnement et subvenant aux besoins alimentaires des hommes est une préoccupation de plus en plus partagée depuis la seconde moitié du , la transition vers ce type de pêche peut être différente d'un pays à l'autre, d'une région à l'autre, et d'une pêche à l'autre.. Ainsi, selon les chiffres rendus publics par l’Ifremer en 2019, 48 % des volumes pêchés en France en 2018 proviennent de exploités de manière durable, 27 %Les 25% restants correspondent à des stocks pour lesquels il manque des données. des volumes proviennent de stocks surpêchés..

Principales causes de la chute de la biodiversité marine Les principales causes de la chute de la biodiversité marine sont la surpêche, la destruction des habitats, les impacts du changement climatique (acidification des océans, réchauffement et de la couche de surface et plus forte stratification qui entraîne une désertification des océans, un déplacement des espèces et des déphasages chronobiologiques), la pollution marine, les

Critiques En 2021, le film Seaspiracy. épingle les labels de pêche durable et notamment le Marine Stewardship Council pour leur inefficacité à réduire les terribles dégâts produits par la pêche industrielle, dont ils ne contribuent selon l'auteur qu'à aménager l'acceptabilité. Quasiment aucun contrôle n'a lieu en mer, où le bycatch extermine des millions de cétacés, tortues, requins, oiseaux et poissons non-commerciaux, et aucune définition consensuelle de la pêche durable n'existe.

Pour des chercheurs du Leibniz-Institut für Meereswissenschaften, le label MSC n'aurait quasiment aucune conséquence sur l'évolution du stock de poisson..

Voir aussi Articles connexes Marine Stewardship Council Dynamique et gestion des pêcheries Accord de Nauru

Liens externes Verdura, Pêche et développement durable Perspectives pour une pêche durable et responsable

Filmographie .

Notes et références

Catégorie:Impact environnemental de la pêche