thumb|Après le service du soir Samuel Palmer, né le à Newington (Londres) et mort le à Redhill, dans le Surrey, est un paysagiste, aquafortiste et graveur romantique britannique ayant fait partie des , un groupe d'admirateurs de William Blake.
Biographie À douze ans, il peint des églises, et âgé de quatorze ans il expose à la Royal Academy des tableaux d'inspiration fortement turnerienne.
Grâce au peintre , il rencontre William Blake en 1824, dont l'inspiration se fera ressentir sur ses œuvres durant environ une décennie.
À Shoreham À cette époque, il peint des paysages des environs de Shoreham, près de Sevenoaks, dans le Kent où il a vécu pendant environ sept ans. Il y fait l'acquisition d'une petite maison, surnommée « Rat Abbey », dans laquelle il vit de 1826 à 1835, décrivant la région aux alentours comme un paradis mystérieux et visionnaire, et où il noue des relations avec les « Anciens », un groupe de peintres dont le style est influencé par Blake.
Pour lui, ce village représentait une sorte de paradis rural, un paysage idéal, touché par une présence divine. Il a appelé la vallée de Darent la «vallée de la vision». Les images de Palmer de cette période sont intensément personnelles et ont souvent une qualité mystique, voire visionnaire, comparable à l'œuvre de William Blake (1757-1827)Notice Retour de l'Eglise, Tate.
Sa référence fréquente au poète romain Virgile rappelle le grand impact que les illustrations de Blake pour les «Pastorales de Virgile» de Robert John Thornton ont eu sur luiApennins, Tate.
En 1835 il se rend à l'Ouest du pays et plus particulièrement au Pays de Galles, avec le peintre animalier Henry Walter. Il y retournera et y découvre de nouveaux paysagesChutes d'eau, Tate.
Voyage en Italie Il passe une longue lune de miel en Italie en 1837–1839. Ce fut un tournant dans sa carrière: après s'être spécialisé dans le paysage anglais visionnaire, il se tourne vers le paysage italien comme sujetNotice Colisée, Tate gallery.
Après son retour à Londres, ses œuvres se font moins mystiques, plus conventionnelles.
Éprouvé par les difficultés financières et la mort de son fils aîné en 1861, il déménage souvent avant de s'éteindre dans l'anonymat.
Œuvre Aquarelles Scène de montagne (1826–1828), aquarelle et gomme arabique sur papier, sur acajou, , Tate Gallery, LondresScène de montagne, Tate Une étable au toit de mousse (vers 1829), aquarelle et gouache, , Centre d'art britannique de YaleEtable, Yale Retour de l'église le soir (1830), tempera, craie, or, encre,sur gesso, sur papier, , Tate Gallery, Londres Le Pommier magique (v.1830), encre brune et aquarelle, 17 x 28 cm, Cambridge, Fitzwilliam Museum Le Glanage dans le champ (vers 1833), tempera sur acajou, , Tate Gallery, LondresGlanage, Tate Les Chutes d'eau, Pistil Mawddach, au nord du Pays de Galles (1835-1836), huile sur toile, , Tate Gallery, Londres Paysage rocheux au Pays de Galles (1835-1836), gouache et aquarelle, , Centre d'art britannique de YalePaysage rocheux, Yale Un rêve dans les Apennins (exposé 1864), aquarelle et gouache sur papier, sur bois, , Tate Gallery, Londres Le Colisée et l'Arc de Constantin du Palatin, Rome (1837-1839), aquarelle et graphite, , Tate Gallery, Londres Orage d'été près de Pulborough, Sussex (vers 1851), aquarelle sur papier, , Musée national d'Australie-MéridionaleOrage d'été, Australie Le Coucher du soleil (vers 1861), aquarelle, gouache, , Centre d'art britannique de YaleCoucher de soleil, Yale
Eaux-fortes Il réalise plusieurs eaux-fortes au sein du Etching Club, un club d'aquafortistes anglais qui publie quelques-unes de ses œuvres, comme The Rising Moon (1857), The Sky-Lark (1850, publiée en 1857), The Sleeping Shepherd (1857) et The Lonely Tower (1879).. The Rising Moon (1857), Eau-forte The Sky-Lark (1850, publiée en 1857), Eau-forte The Sleeping Shepherd (1857), Eau-forte The Lonely Tower (1879), Eau-forte
Postérité En 1909, Alfred Herbert Palmer, un autre de ses fils, brûle des tableaux, croquis, carnets de notes, estimant que leur destruction vaut mieux qu'une existence complètement dédaignée et ignorée.
En 1926 pourtant, une exposition lui est consacrée au Victoria and Albert Museum. On doit sa redécouverte principalement à une petite biographie de parue en 1947 puis, en 2005, le British Museum collabore avec le Metropolitan Museum of Art pour organiser la première véritable rétrospective de son œuvre.
Dans les années 1960, Tom Keating fabrique de nombreux faux tableaux.
Notes et références
Annexes Bibliographie Raymond Lister, Catalogue Raisonné des œuvres de Samuel Palmer. Cambridge University Press, 1988. Raymond Lister, The Paintings of Samuel Palmer. Cambridge University Press, 1986. Sarah Herring, « Samuel Palmer's Shoreham drawings in Indian ink: a matter of light and shade » in Apollo vol. 148, no. 441 (), p. 37–42. Jolyon Drury, Revelation to Revolution: The Legacy of Samuel Palmer - The Revival and Evolution of Pastoral Printmaking by Paul Drury and the Goldsmiths School in the 20th Century, 2006.
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