Louis Adolphe TerracherFiche sur IDREFArchives départementales de la Charente, Vindelle, registre 1873-1882 vue 229/266 acte n° 6 et registre matricule, Angoulême, 1901 de 1001 à 1500 vue 6 et 7.Ordre des prénoms selon l'État civil. ou Adolphe-Louis TerracherAdolphe est son prénom usuel comme le montre sa signature (A. Terracher) sur son acte de mariage aux Archives départementales du Calvados, Caen 1914 vue 178 et 179/265 acte . né à Vindelle le et mort à Vichy le Ian W. Alexander, Periodical publications, French Studies 1955 IX: 382-385., fs.oxfordjournals.org, est un professeur de linguistique et homme politique français.
Biographie Après l'obtention de son titre de docteur ès lettres, Louis Adolphe Terracher enseigne quelques mois pendant l'été 1907 au lycée de Vendôme. Puis il demande un congé et part comme lecteur à l'université d'Uppsala d' à 1910, à l'université Johns-Hopkins de 1911 à 1913, enfin à l'université de Liverpool du à .
Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé le . Son classement dans le service auxiliaire des armées avec des sursis d'appel permet de revenir à l'université de Liverpool d' à . Il y devient professeur de français le .
Du au , il est professeur d'histoire de la langue française à la faculté des lettres de Strasbourgdécret du 2 décembre 1919 JORF page 13806.
En 1924, à Paris, il fonde, avec Oscar Bloch, la Société de linguistique romane et la Revue de linguistique romane.
De à , il est recteur de l'académie de Dijondécret du 3 novembre 1925 JORF du 8 novembre 1925 page 10726puis de celle de Bordeaux jusqu'au décret du 8 juin 1932 JORF du 19 juin 1932 page 6644. Le , il est nommé recteur de l'académie de Strasbourgdécret du 29 juillet 1938 JORF du 30 juillet 1938 page 9050.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, lors de l'évacuation de Strasbourg en , il dirige le transfert de l'université de Strasbourg à Clermont-Ferrand et pour une partie de la faculté de médecine vers la cité-sanitaire de Clairvivre.
Après l'armistice du 22 juin 1940, il garde son poste de recteur et accepte d'occuper la fonction de directeur de l'Enseignement secondaire le jusqu'au décret du 18 septembre 1940 JORF du 20 septembre 1940 page 5118. Il devient secrétaire général à l'Instruction publique, du au , dans les gouvernements Flandin, Darlan et LavalAndré Gueslin, Les facs sous Vichy : étudiants, universitaires et universités de France pendant la Seconde Guerre mondiale : actes du colloque des Universités de Clermont-Ferrand et de Strasbourg - Novembre 1993, publié en 1994.Décrets et du 2 janvier 1944, JO de l'État français du 3 et 4 janvier 1944 page 71. Il se partage entre ses bureaux de Vichy, Périgueux et Clermont-Ferrand où il délègue sa mission au doyen Danjon.
Il s'oppose au retour en Alsace de l'université de Strasbourg, de ses étudiants et de ses enseignants. Il leur assure la protection de l'État en refusant de traiter avec les Allemands.
Le , sous la pression de l'occupant, le Gouvernement de Vichy lui retire toutes ses fonctions. André Forster le remplace à la vice-présidence de l'université de Strasbourg.
Il est réintégré dans ses fonctions de recteur de l'académie de Strasbourg le et obtient le poste de directeur de l'instruction publique d'Alsace-Lorraine.
En , après son passage en commission d'épuration, il est nommé recteur honoraire et mis à la retraite. Le , le Conseil d'État annule cette sanction.
Décorations Nommé chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur le puis promu officier le JORF du 28 août 1937 page 9981.. Il est exclu de l'ordre après la fin de la guerre pour avoir, au moins, été membre de gouvernements ayant collaboré avec l'occupant Son nom n'apparaît pas dans la Base Léonore répertoriant tous les membres de l'ordre..
Il est membre de l'Ordre de La Francisque Gallique attribuée par le régime de Vichy.
Apports à la linguistique
Dans sa thèse, Les aires morphologiques dans les parlers populaires de l'Angoumois (1800-1900) publiée en 1914, il trace la limite entre oc et oïl en Charente dans la région entre Angoulême et Mansle. Par rapport à ses prédécesseurs qui avaient déjà étudié cette limite, il ajoute plusieurs communes au domaine occitan, montrant que le marchois (variété du limousin), s’avançait au début du en un cap allant jusqu’à Saint-Amant-de-BoixeÉric Nowak, Histoire et Géographie des parlers poitevins et saintongeais, Éditions des régionalismes, 2010 .. Constatant la régression de ce cap marchois, il explicite également les mécanismes de changement linguistique : Notice sur A.-L. Terracher in .
Œuvres Origine des noms en -acus, Bulletins de la Société archéologique et historique de la Charente, 1908. La chevalerie Vivien, chanson de geste, Bulletins de la Société archéologique et historique de la Charente, 1909. Les Aires morphologiques dans les parlers du nord-ouest de l’Angoumois, Librairie ancienne Honoré Champion, 1913. (Thèse pour le doctorat ès lettres de l’université de Paris.) Les Aires morphologiques dans les parlers du nord-ouest de l’Angoumois, Librairie ancienne Honoré Champion, 1914. (Atlas.) La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée, 1926.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . Paul Frank et Léon Strauss, « Louis Adolphe Terracher », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 37,
Liens externes
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