Le de dragons () est une unité de cavalerie de l'Armée française, créé sous la Révolution à partir du régiment de Conti dragons, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime. Il combat pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire. Conservé dans l'ordre de bataille à partir de 1816, il participe à la Première Guerre mondiale. Motorisé dans l'entre-deux-guerres, il combat au début de la Seconde Guerre mondiale jusqu'en 1940.

Le régiment est ensuite envoyé dans la guerre d'Indochine puis celle d'Algérie. Recréé en 1968 comme régiment blindé, il est peu à peu professionnalisé et est engagé en 1991 dans la guerre du Golfe. Il est finalement dissous le .

Création et différentes dénominations vignette|Officier du en 1805. 1667 : création du de dragons sous le nom de Beaupré-Cavalerie 1684 : Chartres-Cavalerie 1724 : Clermont-Prince-Cavalerie 1771 : Marche-Prince-Cavalerie 1776 : Conti-Dragons 1791 : de dragons 1814 : de dragons de la Reine 1815 : de dragons 1815 : dissolution du régiment 1816 : création sous le nom de régiment des dragons de la Gironde 1825 : de dragons 1926 : dissolution du régiment 1929 : création du régiment sous le nom de de dragons portés à partir de de chasseurs cyclistes. 1936 : de dragons portés 1940 : dissolution du régiment 1947 : création du régiment sous le nom de dragons portés 1948 : de dragons portés 1950 : de dragons 1954 : dissolution du régiment 1955 : création du de dragons 1962 : dissolution du régiment 1968 : création du de dragons 1990 : groupe d'escadrons de dragons 1994 : dissolution du régiment. : recréation du de dragons sur le site de Carpiagne par changement de dénomination du - régiment de cuirassiers. : dissolution.

Chefs de corps

vignette|Le comte de Migot en lieutenant-colonel du régiment. 1791 - 1792 : colonel Laurent de Migot 1792 - 1793 : colonel Maillard de Landres 1793 - 1794 : chef de brigade de La Coste-Duvivier 1794 - 1799 : chef de brigade Turfa 1799 - 1806 : chef de brigade Pierre Wattier 1806 - 1809 : colonel Auguste Étienne Marie Gourlez de Lamotte (**) 1809 - 1811 : colonel Pierre Joseph Farine du Creux (*) 1811 - 1822 : colonel Jean-Baptiste Bouquerot des Essarts (*) 1822 - 1825 : colonel Gusler 1825 - 1830 : colonel de Galliffet 1830 - 1837 : colonel Deville 1837 - 1845 : colonel Grand 1845 - 1852 : colonel Augenoust 1852 - 1856 : colonel de Mézenge de Saint-andré 1856 - 1859 : colonel de Juniac 1859 - 1860 : colonel Lichtlin 1860 - 1868 : colonel Jolif du Coulombier 1868 - 1871 : colonel Cornat 1871 - 1879 : colonel Génestet de Planhol 1880 - 1887 : colonel Morin 1887 - 1895 : colonel Rouchy 1895 - 1896 : colonel de Chabot 1896 : colonel de Witte ... 1914 : colonel Durant de Mareuil 1914 : colonel Dollfus 1914 - 1915 : commandant Oré 1915 - 1918 : lieutenant-colonel de la Font ... 1938 - 1940 : colonel Lacroix 1940 : colonel Vincens de Causans ... 1956 - 1958 : colonel de Maupeou 1958 - 1960 : colonel de Sevelinges 1960 - 1962 : colonel Dumas 1962 - 1964 : colonel Rapenne 1968 - 1970 : colonel Mercier 1970 - 1972 : colonel Caulery 1972 - 1974 : colonel Robert 1974 - 1976 : colonel Duquesne 1976 - 1978 : colonel Chavanat 1978 - 1979 : colonel de Rolland 1979 - 1981 : colonel Maes 1981 - 1983 : colonel Carlier 1983 - 1985 : colonel Petit de Bantel 1985 - 1987 : colonel Choué de la Mettrie 1987 - 1989 : colonel Hablot 1989 - 1990 : colonel Gallineau 1990 - 1992 : colonel Bourret 1992 - 1994 : colonel Marchand 2009 - 2011 : colonel du Breil de Pontbriand 2011 - 2013 : colonel Baudouin 2013 - 2014 : lieutenant-colonel Le Carff

Ancien Régime Il participe à toutes les campagnes de l’Ancien Régime :

Guerre de Hollande (1672-1678) Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697) Guerre de Succession d'Espagne (1701-1713) Guerre contre l’Espagne (1719) Guerre de Succession de Pologne (1733-1736) Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748) Guerre de Sept Ans (1756-1763)

Guerres de la Révolution et de l’Empire thumb|La charge du dragons à la bataille d'Iéna. 1792 Bataille de Valmy Expédition de Trèves 1793 26 décembre : de Wissembourg 1796 Armée de Rhin-et-Moselle Bataille d'Aldenhoven 1805 : Campagne d'Allemagne Bataille de Dürenstein : le régiment perd son aigle et son guidon Bataille d'Ulm Bataille d'Austerlitz 1806 : Campagne de Prusse Bataille de Golymin 1807 : Campagne de Pologne Bataille d'Eylau Le 14 juin 1807 les 3 escadrons du regiment participent à la bataille de Friedland Corps d'observation de la Gironde 1808 : Guerre d'indépendance espagnole Bataille de Medellin 1809 Bataille d'Alcantara 1811 Bataille de Badajoz Bataille d'Albuera 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France Bataille de Bar-sur-Aube Bataille de Mormant

De 1815 à 1848 vignette|Trompettes du sous la Restauration. Il devient le des dragons de la Reine sous la première restauration, puis reprend son ancien numéro sous les Cent-Jours; après l’abdication de Napoléon , il devient régiment des dragons de la Gironde, puis reprend le numéro 4 en 1825.

Second Empire Le régiment mène une vie de garnison sans histoires.

De 1871 à 1914 En 1870, il participe aux combats de l’Armée de la Loire. Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante. Le régiment en 1880 est affecté à Chambéry, dans le quartier des chevau-légers, entre le Carré Curial et la falaise au pied du rocher de la falaise Saint-Martin. En 1960, la caserne Barbot est récupérée par les chasseurs alpins.

Première Guerre mondiale

1914 Ordre de bataille initial

Le de dragons est membre, à partir de 1913, avec le 12e régiment de dragons, de la de dragons commandée par le général Lucas.

La de dragons fait partie de la 2e division de cavalerie () sous les ordres du général Antide Lescot.

de dragons (Lunéville), général Varin, puis colonel Chevillote de dragons (Vitry-le-François et Lunéville) de dragons (Vitry-le-François et Lunéville) de dragons (Toul), général Lucas de dragons (Commercy) de dragons (Troyes et Toul) de cavalerie légère Lunéville, général de Contades-Gizeux de chasseurs à cheval (Vitry-le-François et Lunéville) de chasseurs à cheval (Vitry-le-François et Lunéville) Infanterie : cycliste du de chasseurs à pied (Troyes et Lunéville) Artillerie : (10 et à cheval) du d'artillerie de campagne (Nancy) génie : sapeurs cyclistes du du génie (Toul).

Etat-major : Colonel Durand de Mareuil, commandant le régiment. Chef d'escadrons Oré, commandant en second. capitaine de Cordon, capitaine adjoint au colonel, chef d'état-major. Vétérinaire-major de 2e classe Lardeyret. Médecin-major de 2e classe Chèneby. Médecin aide-major de 1ere classe Thibault. Lieutenant Joutard, officier payeur. Lieutenant de la Gatellière, officier d'approvisionnement. Vétérinaire aide-major de 2e classe Lepointe. Lieutenant Javelle, chef de la section de mitrailleuses.

1er demi-régiment

1er escadron Capitaine Garnier des Garets, commandant l'escadron Lieutenant Barrière, chef de peloton Lieutenant Miron de l'Espinay, chef de peloton Lieutenant Hugot-Derville, chef de peloton Sous-lieutenant Méry, chef de peloton Sous-lieutenant Marchal (de réserve), chef de peloton

2e escadron Capitaine Bourdel, commandant l'escadron Lieutenant Lamasse, chef de peloton Sous-lieutenant de Magnienville, chef de peloton Lieutenant Ghislain de Boutin, chef de peloton Sous-lieutenant Desfriche-Doria (de réserve), chef de peloton

2e demi-régiment

3e escadron Lieutenant de Royou, commandant l'escadron Lieutenant Maillot, chef de peloton Lieutenant de Méribel, chef de peloton Sous-lieutenant Coutent (de réserve), chef de peloton

4e escadron Capitaine Kersauson de Pennendreff, commandant l'escadron Lieutenant de Vries, chef de peloton Lieutenant de la Foye, chef de peloton Sous-lieutenant Bonneau, chef de peloton Sous-lieutenant Chevillot (de réserve), chef de peloton

août

Le , alors en garnison à Commercy, le 4e régiment de dragons reçoit l'ordre de mobilisation et jour même le régiment se met en route pour Lunéville qu'il rejoint le lendemain matin. Le soir il défile dans les rues de Commercy avec le colonel Durant de Mareuil à sa tête.

À partir du , il couvre la mise en place des et . Le lendemain, le régiment se concentre, avec sa brigade, à l'est de Serres. Dans ce cadre, la de cavalerie assure la couverture dans la région de Bures, Bathelémont et La Fourasse. Le régiment effectue principalement des reconnaissances et des patrouilles. Les lieutenants de Vries et Maillot du 2e demi-régiment sont envoyés en reconnaissance dans la région de Vie, Moyen-Vie et Hampont. Le lieutenant de Vries tombe dans une embuscade de uhlans, mais grâce à l'action du maréchal des logis Lieutier, il peut s'extirper de cet accrochage et continuer sa mission.

Le , la de cavalerie est rattachée au corps de cavalerie du général Conneau qui se concentre dans la région de Lunéville le lendemain. Le , l'ordre de se porter en avant est donnée au corps. Le du capitaine des Gares tenant l'avant-garde est arrêté par des tirs nourris près de Gosselming lui faisant subir quelques pertes. Deux sous-officiers sont faits prisonniers par les Allemands. Le sous-lieutenant Bonneau du 4e escadron est envoyé en reconnaissance entre Sarrebourg et Mittersheim. Il pénètre dans le village, mais doit faire face à un peloton ennemi. L'accrochage blesse grièvement le maréchal des logis Vallin et le brigadier Martineau. L'ennemi, étant fortement retranché, le régiment comme le reste du corps de cavalerie est contraint de battre en retraite à partir du par Gondrexange, Vathiménil, Moyen, Gerbéviller, Le pont de Lamathe, Einvaux jusqu'à Rozelieures. Le 21, le de Kersauson assurent la couverture de la retraite en gardant le contact avec l'ennemi. Il subit la perte d'un cavalier, et plusieurs autres sont blessés.

Le 23 et le , les combats se poursuivent dans le bois de Jontois, où le combat à pied aux côtés des chasseurs. Le colonel de Mareuil est blessé et le commandant Oré le remplace à tête du régiment. La retraite continue et le 4e escadron est laissé à nouveau à l'arrière-garde en couverture. Il subit de forts accrochages et finit lui même par se replier dans des conditions difficiles.

Le lendemain débute la bataille de La Mortagne. Deux escadrons, sous les ordres du capitaine de Kersauson, tiennent le bois de Lalau face à Rozelieures aux côtés des chasseurs à pied alors que les deux autres sont en réserve à Saint-Rémy-aux-Bois. Suite à une série d'attaques et de contre-attaques, étant également sous le feu de l'artillerie, le régiment subit de lourdes pertes avec notamment la mort du lieutenant de Royou commandant le 3e escadron. Suite au repli des forces allemandes, le régiment tente de garder le contact afin de préparer la poursuite qui n'aura finalement pas lieu. Le régiment est employé alors a assurer la liaison avec l'infanterie.

Le , le régiment part en cantonnement à Loromontzey où il reste jusqu'au . Des détachements du régiment sont mis à disposition de l'infanterie pendant cette période afin d'assurer la liaison entre ses divisions et de combler provisoirement les brèches qui peuvent se produire. Il opère, alors, principalement dans la zone de Gerbéviller, Moyen et Magnières. Le , au cours de l'une de ces opérations, deux escadrons du régiment tiennent les lisières de Guilgnebois sous un violent bombardement, blessant le lieutenant Méry (1er escadron)Campagne 1914-1918 - Historique du Régiment de Dragons., ..

septembre