Claude-Joseph Girault, né le à Paris, mort le dans la même villeJean François Eugène Robinet, Adolphe Robert, Julien Le Chaplain, Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l'Empire, 1789-1815, Librairie historique de la révolution et de l'empire, 1899, vol. 2, 52., est un administrateur, un diplomate et un homme politique français.
Biographie Après une mission secrète en Pologne de 1767 à 1769, il est nommé secrétaire de légation auprès M. Durand, ministre plénipotentiaire de France, qu'il suit à Vienne (1770-1773) et à Saint-Pétersbourg (1773-1775), puis auprès de M. d'Usson, ambassadeur en Suède (1775-1778)Didier Ozanam, Michel Antoine, Correspondance secrète du comte de Broglie avec Louis XV (1756-1774): 1756-1774, C. Klincksieck, 1956, vol. 2, 536 pages, 233.René Kerviler, Louis Chauffier, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, Floch, 1985, vol. 16, 154..
De retour en France, il sert comme commissaire de la marine à Auvillars puis sous-chef de l'administration civile de la marine à Dinan (1785)<ref>Régis Le Saulnier de Saint-Jouan, Henri Frotier de La Messelière, Gildas Chasseboeuf, Dictionnaire des communes: département des Côtes-d'Armor : éléments d'histoire et d'archéologie, Par, Conseil général des Côtes-d'Armor, 1990, 180.</ref>, dont il est maire en 1791Répertoire de l'histoire de la révolution française, Bibliothèque nationale de France, 1941, vol. 1, 205..
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Claude-Joseph Girault, alors commissaire de la marine à Dinan, est élu député du département des Côtes-du-Nord, le sixième sur huit, à la Convention nationale. Il ne saurait être confondu avec ses trois collègues homonymes :
Marc-Antoine-Alexis Giraud, député de Charente-Inférieure Pierre-François-Félix-Joseph Giraud, député de l'Allier Jean-Baptiste Girot-Pouzol (député du Puy-de-Dôme)
Il siège sur les bancs de la Gironde. Le 9 décembre 1792, il émet son opinion sur le jugement de Louis XVI, dans lequel il dénie à la Convention le droit de juger le roi : Louis XVI peut-il être jugé, est à la fois la première et la plus importante dans la série des questions [...]. J'embrasse donc hardiment la négative, et je dis que Louis XVI ne peut être jugé. [...] Vous ne pouvez [...], citoyens, juger les actes exercés dans la Constitution, et en vertu de la Constitution, que par les formes et les règles existantes dans cette Constitution : hors de là, je ne trouve plus que violence et confusion.Lors du procès, il vote « la détention durant la guerre et le bannissement à la paix'' », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine.
Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Le 3 octobre, après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Claude-Joseph Girault est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin 1793. Le 26 prairial an II (le 14 juin 1794), alors détenu à la prison de la Force, il écrit une lettre à Maximilien de Robespierre, membre du Comité de Salut public, dans laquelle il le remercie de s'être opposé à ce que les signataires soient déférés devant le tribunal révolutionnaire : Ô toi, [...] qui as si bien su distinguer entre les efforts de l'erreur et du crime, c'est à toi qu'il appartient aujourd'hui d'achever ton ouvrage et d'accélérer la décision de notre sort. Le 18 frimaire an III (le 8 décembre 1794), lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à leur poste de député.
Mandat aux Anciens Sous le Directoire, Claude-Joseph Girault est réélu député des Côtes-du-Nord et siège au Conseil des Anciens.
Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le ). Il est nommé par le Directoire, le 5 ventôse an VI (), agent commercial à RotterdamJean Pascal, Les députés bretons de 1789 à 1983, PUF, 1983, 812 pages, 73., puis, le 16 nivôse an VIII (), vice-commissaire de la marine et du commerce dans cette ville.
Source principale , tome 3, p. 183
Notes et références
Liens externes
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