Plourivo est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
Elle est jumelée avec la ville de Buttevant située dans le Munster en Irlande.
Plourivo appartient au pays historique du Goëlo.
Géographie Localisation La commune de Plourivo est située au nord-ouest du département des Côtes-d'Armor. Elle est délimitée au Nord par la ville de Paimpol, à l'Est par les communes de Kerfot et Yvias, au Sud par le Leff puis à l'Ouest par l'estuaire du Trieux.
Plourivo fait partie de Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération, du canton de Paimpol, de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor et de l'arrondissement de Guingamp depuis 2016 (et de l'arrondissement de Saint-Brieuc avant 2016). thumb|left|Carte de Plourivo et des communes avoisinantes.
Relief et hydrographie thumb|left|Carte du réseau hydrographique de la commune de Plourivo. Elle contient une erreur, le cours d'eau indiqué sur cette carte comme étant le Quinic est en réalité son affluent le Canon. Le territoire de la commune de Plourivo est limité par deux fleuves côtiers : à l'Ouest par la rive droite de l'estuaire (aussi une ria) du Trieux et au Sud par la rive droite du Leff, qui conflue avec le Trieux au niveau du lieu-dit Frinaudour et est aussi une ria dans sa partie aval à partir du lieu-dit Le Houel, les effets de la marée se faisant sentir jusque-là. Sa limite orientale correspond aussi pour partie à la vallée d'un troisième petit fleuve côtier, le QuinicLe Quinic se jette dans la Manche au niveau du port de Paimpol., dont un affluent de rive gauche, le Canon, traverse la partie centrale du finage communal. Le Traou Du est un tout petit affluent de la rive droite du Trieux, qui se jette dans son estuaire à la limite nord de la commune.
Les altitudes au sein de la commune varient de à près de ; la majeure partie de son territoire forme un plateau en pente douce vers le nord-est compris entre 96 mètres (altitude relevée à deux endroits, au sud-ouest d'une part, non loin du lieu-dit Kerbruc, et au sud-est près de Toul-ar-Houat, ces deux points se trouvant proches le premier de l'estuaire du Trieux, le second de la vallée du Leff, dont les rives sont très pentues et encaissées avec un dénivelé proche de la centaine de mètres). Le bourg est vers 75 mètres d'altitude. Seul le nord-ouest de la commune a une altitude moindre, comprise entre une quarantaine de mètres (par exemple au niveau de l'oppidum de Lancerf) et une vingtaine de mètres, ainsi que le fond des vallées des cours d'eau précités qui atteint même le niveau de la mer au niveau de leurs parties maritimes.
Les rives des cours d'eau précités sont boisées ; un bois de superficie importante (près de 600 hectares), le Bois de Penhoat-Lancerf, couvre le tiers ouest de la commune ; planté en pins maritimes, il a remplacé les landes préexistantes. dans le courant du et fourni alors principalement des poteaux de mine pour les mines de charbon du Royaume-Uni.. Il est désormais en majeure partie propriété du Conservatoire du littoral.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, le Leff et le Quinic...
Le Trieux, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé ..
Le Leff, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Leslay et se jette dans le Trieux en limite de Quemper-Guézennec et de Plourivo, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Leff sont données par la station hydrologique située sur la commune de Quemper-Guézennec. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 618 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1973 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlourivoLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
Des bacs permettaient de traverser le Trieux : le plus connu était celui de Lancerf qui existait déjà en 1776 et probablement bien avant, qui partait de Toul an Huiled pour rejoindre sur l'autre rive le lieu-dit "Le Passage" en Pleudaniel. Il cessa de fonctionner en 1927, mais reprit temporairement du service sous l'Occupation.
La ligne de Guingamp à Paimpol longe la ria du Trieux et dessert la commune en trois haltes : Frynaudour, Traou-Nez, Lancerf.
Par route Plourivo reste en partie enclavé, aucun pont routier ne permettant de franchir l'une ou l'autre des deux rias du Trieux et du Leff au niveau de la commune : pour traverser le Trieux en direction du Trégor, il faut faire le détour par le pont de Lézardrieux (D 786, ancienne Route nationale 786), qui contourne la commune par le Nord ; le premier pont en direction du Sud permettant de franchir le Leff se trouve au Houel, à l'endroit où cesse l'influence des marées, sur la D 15. Le bourg de Plourivo est desservi par une route secondaire, la D 182, qui permet de rejoindre la D 7 (route de Saint-Brieuc à Paimpol, ancienne Route nationale 786).
Cadre géologique vignette|Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de (d'Alençon à la Rance) sur (de Vitré à Vire)Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, ..
Plourivo est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Plourivo se situe plus précisément dans l'unité de Saint-Brieuc formé d'un bassin sédimentaire essentiellement briovérien (constitué de formations volcano-sédimentaires) limité au nord-est par un important massif granitique cadomien, le batholite du Trégor, au sud par le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour)., et au sud-ouest le pluton de Lanhélin qui font partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellienDe , nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien...
L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ . et regroupait à cette époque (avant l'ouverture de l'océan Atlantique) des terrains du Canada oriental, d'Angleterre, d'Irlande, d'Espagne et de BohêmeE. ÉGAL et al., Carte géol. France (1/50 000), feuille Pontrieux-Etables-sur-Mer (204), éditions du BRGM, 1996, .. Cette ceinture cadomienne se suit à travers le Nord du Massif armoricain depuis le Trégor (baie de Morlaix) jusqu'au Cotentin. À une collision continentale succède une période de subduction de l'océan celtiqueLa position de cet océan est suggérée par une importante anomalie magnétique orientée NE-W qui a été reconnue dans la partie médiane de la Manche actuelle et qui pourrait être un corps ophiolitique CF. . vers le sud-est, sous la microplaque Armorica appartenant alors au supercontinent Gondwana. Des failles de direction N40°-N50°enregistrent un raccourcissement oblique, orienté environ NNE-SSW.. Cette tectonique régionale entraîne un métamorphisme à haute température et basse pression. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens issus de l’érosion rapide de la chaîne cadomienne sont fortement déformés, plissés, formant essentiellement des schistes et des gneiss.. Les massifs granitiques du Mancellien (notamment le massif côtier nord-trégorrois, le granite de Plouha, les diorites et gabbros de Saint-Quay-Portrieux), dont la mise en place est liée au cisaillement nord-armoricain. scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne.. À leur tour, ces massifs granitiques sont arasés, leurs débris se sédimentant dans de nouvelles mers, formant les « Grès rouges » qui se déposent dans le bassin ordovicien de Plouézec-Plourivo, hémi-graben limité au nord par la faille de Trégorrois, à l'est par l'anse de Paimpol, à l'ouest jusqu'au-delà du Trieux à l’ouest. L'arénisationLa fraction fine de l'arène est principalement constituée de kaolinite. des massifs granitiques a vraisemblablement débuté au Pliocène, sous l'action de climats tempérés chauds et humides, et se poursuit encore actuellement mais sous forme atténuée. L'altération a également transformé les roches métasédimentaires en formations argilo-sableuses. Enfin, au Plio-quaternaire, les roches du substratum sont localement recouvertes par des dépôts récents issus de l’action du vent (lœss, limons sur les coteaux), de mouvements et transports sur les versants (colluvions), et des cours d'eau (alluvions).. Les grands traits de l’évolution géologique du Goëlo sont alors fixés. La région comporte ainsi, au-dessus d'un socle granitique (750-650 Ma), une épaisse séquence volcanique et sédimentaire, elle-même intrudée par de nombreux plutons granitiques (580 Ma) contemporains de la déformation. Elle correspond à la subduction d'un domaine océanique vers le sud-est sous la marge active nord du Gondwana, entraînant un métamorphisme à haute température et basse pression (subduction engendrant un bassin intra-arc ou une zone de chevauchement, les deux hypothèses restant débattues)..