En 1977, Colombo abandonne sa politique économique étatiste pour une politique économique orientée vers le marché et un commerce orienté vers l'exportation.
Les secteurs les plus dynamiques de l'économie du Sri Lanka sont maintenant les industries alimentaire, textile et d'habillement, les télécommunications, les assurances et le secteur bancaire.
En 2003, les productions agricoles constituaient seulement 15 % des exportations (comparé au 93 % de 1970), tandis que textiles et vêtements représentaient 63 %. Le PIB s'est développé à un taux annuel moyen de 5,5 % au début des années 1990 jusqu'à ce qu'une période de sécheresse et de détérioration de la sécurité baisse la croissance à 3,8 % de 1996.
L'économie a rebondi dans les années 1997-2000 avec une croissance moyenne de 5,3 %, mais en 2001 le pays a connu sa première crise, avec une croissance à - 1,4 %, due à une combinaison de facteurs, outre le ralentissement global, énergie insuffisante, problèmes budgétaires graves, problèmes politiques internes. Cependant, la croissance est remontée à 4,0 % en 2002 et 5,2 % en 2003.
Quelque Sri-lankais travaillent à l'étranger, dont 90 % dans le Moyen-Orient, et envoient à leur pays environ de dollars par an.
La lutte des Tigres de libération de l'Eelam tamoul au nord et à l'est pour l'autonomie d'un territoire tamoul a pesé pendant près de trente ans sur le développement de l'économie sri-lankaise. Cette guerre s'est terminée le .
Histoire économique Révolution verte Depuis les premiers jours de la révolution verte dans les années 1960, le Sri Lanka a subventionné les agriculteurs pour qu'ils utilisent des engrais synthétiques. Les résultats au Sri Lanka, comme dans une grande partie de l'Asie du Sud, ont été spectaculaires : les rendements du riz et d'autres cultures ont plus que doublé. Frappé par de graves pénuries alimentaires aussi récemment que dans les années 1970, le pays atteint la sécurité alimentaire tandis que les exportations de thé et de caoutchouc sont devenues des sources essentielles d'exportations et de réserves de change. L'augmentation de la productivité agricole a permis une urbanisation généralisée, et une grande partie de la main-d'œuvre du pays est passée à l'économie salariale formelle Ted Nordhaus et Saloni Shah, In Sri Lanka, Organic Farming Went Catastrophically Wrong, foreignpolicy.com, 5 mars 2022.
Impact de la guerre civile et suites Le Sri Lanka a commencé à s'éloigner d'une politique économique jusqu'alors socialiste en 1977. Depuis, le gouvernement a dérégulé, privatisé et ouvert l'économie nationale à la concurrence internationale. Vingt-cinq ans de guerre civile ont ralenti la croissance économique, la diversification et la libéralisation, et la montée du parti marxiste Janatha Vimukthi Peramuna (JVP) (Front populaire de libération), particulièrement à la fin des années 1980, a également provoqué des bouleversements de grande ampleur.
Le gouvernement de Mahinda Rajapakse a suspendu le processus de privatisation et a fondé plusieurs nouvelles entreprises. Le Sri Lanka a un IDH relativement haut, avec un taux d'alphabétisation élevé (90 %), résultat d'une politique favorisant le développement de l'éducation et du système de santé. L'IDH du Sri Lanka et son taux d'alphabétisation figurent parmi les plus hauts de l'Asie du Sud, et la mortalité infantile est très basse. Le Sri Lanka possède publics.
Après la répression de l'insurrection du JVP, des réformes économiques favorisant la privatisation ont été mises en place, qui mettent l'accent sur une croissance orientée vers l'exportation ; ces réformes ont permis d'améliorer les indicateurs économiques du pays, la croissance du PIB s'élevant à 7 % en 1993.
La croissance économique a été inégale durant les années suivantes à cause de la multitude de défis quant à l'économie intérieure et extérieure et à la politique que le pays a dû relever. La croissance annuelle du PIB a été en moyenne de 5,2 % entre 1991 et 2000. Cependant, la croissance a été négative en 2001 : ce fut la première contraction de l'économie depuis l'indépendance du pays. L'économie a en effet été frappée par une série de problèmes économiques et par des attaques terroristes (au Sri Lanka mais aussi sur le territoire des États-Unis). Ces crises ont mis au jour les failles fondamentales de la politique du pays et les déséquilibres structurels de l'économie et donc les besoins de réformes. L'année 2001 s'est clôturée par des élections parlementaires en décembre, qui se sont soldées par la victoire d'un parti favorable au capitalisme au parlement, alors que le Sri Lanka Freedom Party, favorable au socialisme, a conservé la présidence.
Le gouvernement du premier ministre Ranil Wickremasinghe, membre du United National Party, a indiqué avoir pour objectif la mise en place de réformes économiques et sociales d'envergure, qui passent notamment par la dérégulation et le développement du secteur privé. En 2002, l'économie a montré les signes d'un rétablissement progressif. Les premiers effets positifs de la paix récemment rétablie se sont fait sentir dans l'économie : le Sri Lanka a pu réduire les dépenses militaires et commencer à se concentrer sur la réduction de l'énorme dette publique du pays. De plus, l'économie a pu bénéficier de taux d'intérêt en baisse, d'un rétablissement de la demande intérieure, d'un accroissement du nombre de touristes étrangers, d'un marché boursier plus actif et d'investissements directs à l'étranger (IDE) en hausse.
En 2002, la croissance économique a atteint 4 %, soutenue par une forte croissance du secteur tertiaire mais aussi par un rétablissement partiel de l'agriculture. Les flux entrants d'IDE se sont élevés à de dollars en 2002. Le secteur qui a accueilli la plus grande partie de ces IDE a été le secteur tertiaire. L'aide du FMI, à travers son programme d'aide aux pays en difficulté financière à la suite d'une crise, le IMF Stand-By Arrangement, a été apportée au Sri Lanka. Ces mesures, accompagnées du rétablissement de la paix dans le pays, ont aidé à restaurer la confiance des investisseurs et à créer les conditions requises pour que le gouvernement s'engage dans des réformes économiques et fiscales de grande ampleur et se mette à la recherche de donations pour une réduction de la pauvreté et une stratégie de croissance adaptée.
La reprise de la guerre civile en 2005 a mené à une nette augmentation des dépenses militaires. L'accroissement des violences et des situations de non-droit a également poussé certains donateurs à couper les aides jusqu'ici prodiguées au Sri Lanka. Le pays a également atteint un déficit de 9,2 %, et la banque centrale n'est pas intervenue depuis 2006 pour émettre plus de monnaie. La montée des prix du pétrole et les retombées économiques de la guerre civile ont mené à une inflation atteignant 20 %. Cependant, avec la fin de la guerre civile en , la croissance a repris avec un taux de 8 % en 2010.
Dans les années 2020, le Sri Lanka connait une importante crise économique qui se transforme en la crise politique de 2022.
En 2023, la Chine accepte de restructurer la dette du pays ce qui permet au FMI de débloquer une aide de 2,9 milliards de dollars.
Vers l'agriculture biologique En 2016, est formé, à la demande de Gotabaya Rajapaksa, futur président de la République , un nouveau mouvement de la société civile appelé Viyathmaga. Ce mouvement a permis à Rajapaksa de se faire connaître en tant que candidat aux élections et a facilité la création de sa plate-forme électorale. Dans le programme du mouvement intitulé Vistas of Prosperity and Splendour se trouve notamment la promesse de faire passer la nation à une agriculture entièrement biologique dans le délai d'une décennie. Malgré les prétentions de Viyathmaga à l'expertise technocratique, la plupart des principaux experts agricoles du Sri Lanka ont été tenus à l'écart de l'élaboration de la section agricole de la plate-forme, qui comprenait des promesses d'éliminer progressivement les engrais synthétiques, de développer 2 millions de jardins potagers biologiques pour aider à nourrir la population du pays et de transformer les forêts et les zones humides du pays vers la production de biofertilisant.
Fin , après avoir été élu président, Gotabaya Rajapaksa annonce que le Sri Lanka serait le premier pays du monde à devenir à 100 % producteur d'aliments biologiques. Il interdit aussitôt l'importation de tous les produits chimiques phytosanitaires destinés à l'agriculture. Le résultat est brutal et rapide. Contrairement aux affirmations selon lesquelles les méthodes biologiques peuvent produire des rendements comparables à l'agriculture conventionnelle, la production nationale de riz a chuté de 20 % au cours des six premiers mois seulement. Le Sri Lanka, longtemps autosuffisant en production de riz, est contraint d'importer pour 450 millions de dollars de riz alors même que les prix intérieurs de cet aliment de base du régime alimentaire national ont bondi d'environ 50 %. L'interdiction a également dévasté la récolte de thé du pays, sa principale exportation et source de devises.
Six mois plus tard, il doit faire machine arrière, en annonçant la levée de l'interdiction de tous les produits agrochimiquesJérôme Cristiani, Premier pays au monde passé à l'agriculture 100% bio, le Sri Lanka fait machine arrière et réintroduit les pesticides, latribune.fr, 23 novembre 2021 Confronté à des manifestations de colère, à une inflation galopante et à l'effondrement de la monnaie sri-lankaise, le gouvernement suspend finalement la politique, en , pour plusieurs cultures clés, dont le thé, le caoutchouc et la noix de coco, bien qu'elle se poursuive pour d'autres.
Syndicats et travailleurs
Plus de 20 % de la main-d'œuvre sri lankaise ( de personnes), sans compter le Nord et l'Est, est syndiquée. Le taux de syndicalisation est en baisse. Plus de sont enregistrés au Sri Lanka, mais nombre d'entre eux comptent moins de ; ils sont réunis dans différentes. Beaucoup de ces syndicats sont affiliés à un parti ou à un courant politique. Le Ceylon Workers Congress (CWC) et Lanka Jathika Estate Workers Union sont les deux plus grands syndicats dans le domaine (largement syndiqué) des plantations. Le président du CWC est également Minister of Livestock Development and Estate Infrastructure, ce qui montre l'implication politique des syndicats dans le pays. Parmi les syndicats les plus puissants et les plus influents figurent la Ceylon Mercantile Union, Sri Lanka Nidhahas Sevaka Sangamaya, Jathika Sevaka Sangayama, la Ceylon Federation of Trade Unions, la Ceylon Bank Employees Union, l'Union of Post and Telecommunication Officers, la Conference of Public Sector Independent Trade Unions et l'Inter-Company Trade Union qui est politiquement liée au JVP.
Durant les dernières années, le taux de chômage a décliné et stagne maintenant autour de 4-5 %. Cependant, le taux de chômage parmi les diplômés des lycées et de l'éducation supérieure reste proportionnellement plus haut que chez les travailleurs non qualifiés. Le gouvernement s'est lancé dans des réformes de l'éducation dans l'espoir qu'elles mèneront à une meilleure préparation des étudiants, notamment professionnelle, de telle sorte que le fossé entre les employeurs et les diplômés se réduise. De plus, il a également lancé un programme qui vise à fournir aux jeunes chômeurs les compétences nécessaires pour trouver un emploi.
PIB et valeur de la roupie sri lankaise
Ce tableau montre l'évolution du PIB du Sri Lanka (en millions de roupies sri lankaises, aux prix du marché) et la parité de la roupie sri lankaise en dollars.
Année Produit intérieur brut Taux de conversion dollar / roupie sri lankaise 1980 16,53 1985 27,20 1990 40,06 1995 51,25 2000 77,00 2005 100,52
Institutions financières