, né en et mort le lors de la bataille de Courtrai, fils posthume de et de Mathilde de Brabant, est comte d'Artois dès sa naissance.
Chevalier de la huitième croisade, il est co-régent du royaume de Naples (-), et commandant dans la guerre de Guyenne et la guerre de Flandre.
Biographie vignette|. Il est né à Chypre. Sa mère a accouché pendant l'étape qui conduisait Louis IX en Égypte.
Après le remariage de sa mère, Robert est confié avant quatre ans à sa tante, Béatrice de Courtrai. Cette veuve, fille et sœur des ducs de Brabant, tient autour d'elle une petite cour dans son château de Courtrai. Elle a laissé une correspondance européenne de l'éducation de Robert d'Artois.
Fait chevalier par son oncle et parrain, le roi Saint Louis (1267), il prend part à la croisade de Tunis (1270) et se montre un farouche combattant, voulant venger son père qui a été tué lors de la précédente croisade.
Sa sœur Blanche d'Artois se réfugie en France afin d'échapper aux luttes pour le pouvoir menées par des opposants à sa régence de la Navarre après la mort de son mari en 1274. Pour imposer aux factions en présence la régente et sa fille de trois ans, le roi de France, , son cousin, confie à Robert d'Artois le soin de rétablir la paix. Il assiège la capitale navarraise Pampelune, prend la ville et rétablit l'autorité de la reine.
À la suite des Vêpres siciliennes (1282), il se rend en Italie pour secourir son oncle paternel . À la mort de ce dernier, en 1285, il est nommé régent du royaume de Naples, dont le souverain, , est prisonnier du roi . Mais , redevenu libre, conclut un arrangement avec le roi d'Aragon, et Robert courroucé quitte l'Italie en Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, 1863, 366..
En 1296, l'envoie combattre les Anglais lors de la guerre de Guyenne, où il remporte la principale bataille du conflit, la bataille de Bonnegarde, puis en Flandre lors de la guerre de Flandre. Robert bat les Flamands à Furnes en 1297, mais son fils Philippe qui combat à ses côtés y est gravement blessé et meurt un an après.
Robert est tué à la bataille de Courtrai le (les chroniqueurs français mentionnent qu'il s'est battu avec courage jusqu'à la mort, des chroniqueurs flamands ou anglais racontent qu'il s'est rendu pour une demande à rançon mais qu'un boucher de BrugesSelon la chronique du curé brabançonnais Louis Van Velthem. lui a tranché la langueJacques Le Goff, « La bataille de Courtrai », émission Les Lundis de l'Histoire sur France Culture, 7 mai 2012.) et inhumé en l'abbaye de Maubuisson.
Son fils unique Philippe étant mort avant lui, sa fille Mahaut et , fils de Philippe, se disputent sa succession au comté d'Artois.
Mariages et enfants En 1262, il épouse en premières noces Amicie de Courtenay (1250-1275), fille de (1218-1250), seigneur de Conches et de Mehun, et de Perrenelle de Joigny, fille de Gaucher de Joigny. Ils ont les enfants suivants : Mahaut d'Artois (1268-1329) ; Philippe d'Artois (1269-1298) ; Robert (1271-1285).
En 1277, il épouse en secondes noces Agnès de Dampierre (1237-1288), fille d', seigneur de Bourbon, et de Yolande de Châtillon, comtesse de Nevers.
En 1298, il épouse en troisièmes noces Marguerite d'Avesnes (morte en 1342), fille de , comte de Hainaut, et de Philippa de Luxembourg.
Ascendance
Notes et références
Bibliographie . . Xavier Hélary, Courtrai. , Tallandier, 2012. . . . . Roger Berger, Bernard Delmaire et Bernard Ghienne, Le Rentier d'Artois, 1298-1299 suivi du Rentier d'Aire, 1292, Mémoires de la Commission départementale d'Histoire et d'Archéologie du Pas-de-Calais, , 2 vol., . Bernard Ghienne, Trois mois durant fut enterré à Lens, Gauheria, , , .
Robert 02 Catégorie:Maison capétienne d'Artois Catégorie:Croisé du XIIIe siècle Robert II d'Artois Catégorie:Enfant posthume Robert II d'Artois Catégorie:Décès à Courtrai Catégorie:Personnalité inhumée à l'abbaye de Maubuisson Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Militaire français mort au combat