Fontaine est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune, également située dans l'aire urbaine de Grenoble, est également adhérente de Grenoble-Alpes Métropole, depuis la création de ce qui fut tout d'abord communauté d'agglomération, puis une métropole.

En 2021, la commune de Fontaine, reste très densément peuplée. Son territoire est situé dans la banlieue immédiate de la ville de Grenoble, dont elle n'est séparée, à l'est, que par le cours du grand torrent alpin, le Drac. Son identité urbaine et humaine est marquée par l’héritage de l’industrie et de la présence d'une population modeste, constituée essentiellement d'ouvriers, d'employés et leurs familles, ainsi que de retraités, issus de ces mêmes classes professionnelles.

Son territoire, positionné, voire « coincé » entre la montagne et la rivière, et dont la population s'est accrue de manière significative dans les années 1960, avant de stagner dans les décennies suivantes, est divisé en deux cantons qui la partagent en deux parties à peu près équivalentes en population. À la suite d'un nouveau découpage territorial mis en application à l'occasion des élections départementales de 2015, ce même territoire est toujours divisé par le même nombre de cantons, mais désormais dénommés : canton de Fontaine-Vercors au nord, et canton de Fontaine-Seyssinet au sud. La création du nouveau canton de Fontaine-Vercors est la conséquence de la fusion de deux anciens cantons, l'ex canton de Villard-de-Lans et l'ex canton de Fontaine-Sassenage. Historiquement, la commune, de population essentiellement ouvrière, fut gérée et administrée par un maire adhérent au PCF durant 75 ans, mais, en 2020, elle bascule en faveur d'une liste d'union d'opposition menée par un candidat du MoDem.

Le tracé de la ligne de séparation entre ces deux cantons est assez complexe, car celle-ci traverse le quartier « Saveuil-Pont du Vercors » en empruntant la rue Paul Vaillant-Couturier, oblique ensuite vers le sud pour emprunter l'avenue Joliot-Curie jusqu'à l'avenue du Vercors, pour remonter jusqu'à la rue Charles Michels, qu'elle longe jusqu'au quartier « Hôtel de ville-Alpes-Marcel Cachin » pour enfin emprunter la rue Henri Boudet et le Boulevard Paul Langevin jusqu'à l'ancienne mairie qu'elle contourne avant de rejoindre les falaises du VercorsCarte du découpage cantonal..

En 2010, la commune de Fontaine a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ », lequel est renouvelé en 2013Site officiel de l'association, page sur la ville de Fontaine Consulté le .. Ses habitants sont dénommés les FontainoisSite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère.. La commune est également concernée par un grand projet de création d'un écoquartier intercommunal dénommé « Les Portes du Vercors » et de l'installation du ligne de téléphérique urbain dénommé « Métrocâble ».

Géographie

Situation Le centre géographique de Fontaine (hôtel de Ville, mail Marcel Cachin) est situé, par la route, à environ du centre de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de Valence, de Marseille et de Paris.

Le territoire de la commune est positionné au pied du massif du Vercors dans le sillon alpin, à l'ouest du Drac, affluent de l'Isère. Ce territoire est situé dans l'ouest de l'agglomération grenobloise entre le Drac, principal affluent de l'Isère et les premiers contreforts du Vercors septentrional.

vignette|alt=Grenoble et Fontaine.|redresse=4.3|center|Le territoire de Fontaine dans l'agglomération grenobloise est entouré par la ligne noire. Celui-ci est situé entre le torrent du Drac et les falaises du Vercors.

Description vignette|280px|alt=Plan géographique de la commune de Fontaine| Plan géographique de la commune de Fontaine et d'une partie de ses communes limitrophes Sur le plan de Fontaine, on peut aisément constater que la moitié de la surface de la commune, dans sa partie occidentale, est occupée par une zone forestière montagneuse (indiquée en vert clair)

Le territoire de la commune de Fontaine est entièrement situé à l'ouest du torrent du Drac, affluent de l'Isère, correspondant à sa rive gauche, l'autre rive bordant le territoire de la ville de Grenoble. La localité est partagée en deux parties nettement distinctes l'une de l'autre, mais à peu près équivalentes en superficie, et dont la limite de partage se situe au niveau des falaises du massif du Vercors qui bordent l'avenue Paul-Langevin, dite aussi « route de Grenoble à Valence » et qui traverse la commune dans une direction sud-est / nord-ouest (voir la carte).

La partie orientale du territoire communal est fortement urbanisée. Celle-ci se situe entre les falaises du Vercors et sa zone boisée et les rives du Drac. Cette partie du territoire accueille la quasi-totalité de la population urbaine dans un ensemble architectural assez hétéroclite, composé essentiellement de villas de taille modeste, de maisons rurales qui sont généralement d'anciens corps de fermes, ainsi que de nombreuses barres d'immeubles à la dimension et à la hauteur plus ou moins variées (généralement entre . Ces dernières constructions ont été, pour la plupart, construites durant les années 1960 et les années 1970, années qui marquèrent une forte expansion démographique de la commune. Un quartier (Les Floralies) de cette partie du territoire a été nommé en zone urbaine sensible par le gouvernement en 2012site de l'INSEE sur la ZUS de Fontaine. On peut également constater de nombreuses constructions à vocations industrielles, particulièrement au nord et à l'ouest du centre urbain. Le nombre et la superficie des espaces verts, bien qu'en constante augmentation (avec la création de nouveaux parcs), reste encore assez réduit.

La partie occidentale du territoire communal, d'aspect nettement plus rural et boisé, se situe dans la partie montagneuse correspondant aux premiers contreforts du massif du Vercors, un important massif des Préalpes françaises. Cette partie du territoire est donc essentiellement occupée par une zone forestière abritant quelques clairières où sont installées quelques anciennes fermes (dite Bois des Vouillants). C'est dans ce secteur rural et forestier que se situe le point culminant de la commune.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Versoud à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie Le Drac

vignette|redresse=1.2|alt=Confluence entre le Drac et l'Isère en 1745|Confluence entre Drac et Isère au .

Le Drac, principal affluent de l'Isère sur sa rive gauche, longe la partie orientale de la commune sur toute la longueur du territoire. Cette rivière, parfois qualifiée de torrent, naît dans le Champsaur, dans le département des Hautes-Alpes à un peu plus de d'altitude et finit par se jeter dans l'Isère, à la limite nord du territoire de la communeSite de la ville de Fontaine / page sur le Drac..

Ce cours d'eau alpin (dénommé quelquefois « Dragon » dans la mythologie dauphinoise), connu pour ses crues dévastatrices, a fait l'objet de longs travaux d'endiguement au cours des et pour ensuite être franchi par trois ponts au niveau de la commune au cours du et du .

Le cours du Drac à Fontaine Durant des siècles, le cours du Drac s'est divisé en plusieurs petits ruisseaux (rif ou bras, puis bras-mort) qui serpentaient librement dans la plaine alluvionnaire grenobloise, créant ainsi des « îsles », selon l'appellation locale. Ces ruisseaux finissaient par se regrouper dans cette plaine, avant de se jeter dans l'Isère entre la Porte de France (pont de la Bastille) et le jardin de ville à Grenoble. La première mention d'une crue extraordinaire remonte au milieu du Moyen Âge. Par la suite, les inondations comme les tentatives d'endiguement sont nombreuses et pèseront lourd sur les finances de la petite commune.

Ce n'est qu'au cours des trois derniers siècles que de vrais aménagements sont enfin réalisés par les autorités locales : une digue construite tout le long du territoire communal et des communes voisines permettant, par la suite, la construction de trois ponts reliant Fontaine à Grenoble.

La digue du Drac à Fontaine Les crues du Drac répertoriées à la fin du Moyen Âge sont à l’origine de vastes chantiers au cours des siècles suivants et qui ont définitivement fixé le lit du torrent aujourd'hui : celui-ci a été nettement déplacé de son lit principal vers l’ouest. En effet, autrefois, le Drac se séparait en plusieurs bras, et le plus oriental atteignait même la hauteur du parc du « Jardin de Ville » à Grenoble avant de se jeter dans l’Isère.

La solution principale fut de creuser un chenal, nouveau lit du cours d'eau, orienté du sud vers le nord dans un tracé rectiligne et bordé de digues. Avec le canal Jourdan construit entre 1684 et 1686, ce fut chose faite et malgré certaines alertes (rupture de digue), le Drac fut dompté au niveau de Fontaine dans le courant du . Il faudra cependant attendre l'année 1821 pour que la digue gauche du Drac soit définitivement terminée jusqu’à Sassenage et que la confluence soit définitivement calée face à Saint-ÉgrèveSite de l'AD-Isère-Drac-Romanche - le roman du Drac.

Aujourd'hui, les quais fontainois du Drac, gérés par un syndicat autonome (l'AD Isère-Drac-Romanche), restent sous une étroite surveillance comme le prouvent les récents travaux qui ont été effectués dans le cadre du projet « Pic Urban » qui vise à protéger les constructions urbaines contre le phénomène d'érosion interne de la digueSite de l'AD-Isère-Drac-Romanche.

Les cours d'eau secondaires vignette|alt=La petite Saulne|La petite Saulne, à la sortie du parc de la Poya. Le territoire de la commune de Fontaine, situé entre la montagne et la vallée, fut longtemps sillonné par un grand nombre de petits ruisseaux, dont certains ont disparu de la surface, à cause du développement urbain. On peut cependant retenir certains nomsSite de la Métro Plan local d'urbanisme de Fontaine. : le Bouteillat : source au Bois des Vouillants, cours canalisé en souterrain; la Biollière : source au quartier des Balmes, affluent de la Grande Saulne; le Ferrier ou Ferrière : source au quartier de La Poya, affluent du Vivier;