Benoit Charette, né le à Saint-Jérôme, est un gestionnaire et homme politique québécois.

Élu une première fois à l'élection générale québécoise de 2008 sous la bannière du Parti québécois, il est battu en 2012 en se présentant comme candidat caquiste, mais regagne son siège aux élections de 2014 comme député de la circonscription de Deux-Montagnes à l'Assemblée nationale du Québec, représentant la Coalition avenir Québec. Il est réélu en 2018 et en 2022.

Dans le gouvernement Legault, il est ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques à partir du , bonifié de la Faune et des Parcs le . Il conserve ce poste jusqu'au où il dévient ministre responsable des Infrastructures. À cette fonction, il ajoute de nouveau le ministère de l'Environnement.

Il est aussi ministre responsable de la région des Laurentides de 2022 à 2025.

Biographie Né le à Saint-Jérôme, il est marié à une femme d'origine haïtienne avec laquelle il a trois enfants.

Études Benoit Charette détient un baccalauréat en histoire avec concentration en science politique de l'Université du Québec à Montréal, obtenu en 2000. Il poursuit actuellement une maîtrise en développement municipal de l'École nationale d'administration publique« Benoit Charette », notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale.

Carrière professionnelle Il travaille au ministère des Relations internationales du Québec et à l'Agence intergouvernementale de la francophonie de 2001 à 2003, puis au Forum jeunesse des Laurentides, à titre de directeur général.. Depuis 2005, il est gestionnaire des programmes locaux pour la Fondation Jules et Paul-Émile Léger.

Carrière politique vignette|gauche|En 2017 Sur le plan politique, il est président du Parti québécois de la circonscription de Deux-Montagnes et candidat défait à l'investiture de ce parti pour l'élection générale de 2007. Il est choisi candidat pour l'élection générale de 2008 et est élu député à l'Assemblée nationale du Québec.

Le , en pleine crise du leadership de Pauline Marois, il quitte le Parti québécois pour siéger comme député indépendant.. Le , il annonce son ralliement à la Coalition avenir Québec en même temps que l'ex-péquiste Daniel Ratthé et les deux ex-adéquistes Éric Caire et Marc Picard..

Lors des élections générales de 2012, il est candidat à sa succession sous l'étiquette de son nouveau parti mais termine deuxième (35,25 %) derrière le péquiste Daniel Goyer (38,8 %). Il se représente aux élections générales de 2014 et reprend la circonscription sous les couleurs de la CAQ en obtenant 34,16 %, 761 voix devant celui qui l'avait fait chuter deux ans auparavant. Il est réélu en 2018 dans un gouvernement caquiste majoritaire.

Ministre de l'Environnement de la lutte aux changements climatiques Le , François Legault annonce qu'il remplace MarieChantal Chassé au poste de ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques..

Le , Benoit Charette annonce un système de REP pour les gros électroménagers., une mesure étant considérée comme hautement efficace pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre selon Paul Hawken... Son annonce est saluée par divers groupes environnementaux, dont Équiterre.

Le , il annonce l'élargissement de la consigne sur les contenants de boissons.. La mesure est saluée par l'Union des municipalités du Québec et la Communauté métropolitaine de Montréal. Il confirme que le gouvernement Legault élargira la consigne à tous les contenants de boisson de 100 millilitres à 2 litres, la dernière modification datant de 1984. Cette mesure lui vaut le titre de « ministre historique », et de « premier ministre de l'Environnement à résister aux lobbyistes qui veulent le statu quo et qui ne veulent pas de consigne » selon Ruba Ghazal, qui le traitera cependant de «bonniche des promoteurs» quatre mois plus tard. La mesure est accueillie favorablement par plusieurs organismes environnementaux comme Équiterre., les unions municipales, dont la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ainsi que Québec solidaire. Cette mesure en est une que les ministres de l'environnement du Parti libéral du Québec et du Parti québécois n'ont pas osé adopter...

Le , il annonce la modernisation de la collecte sélective, modernisation pour laquelle le gouvernement injecte 30,5 millions $. Souhaitée depuis longtemps par le monde municipal, l'Union municipale du Québec et la Fédération québécoise des municipalités participent à l'annonce.. La mesure est saluée par les oppositions politiques ainsi que Karel Ménard, du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

Le , Benoit Charette annonce la Stratégie de valorisation de la matière organiquehttps://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/organique/strategie-valorisation-matiere-organique.pdf, doté d'un montant de 1,2 milliard $. Encore une fois, la mesure est saluée par les unions municipales, soit l'UMQ et la FQM, ainsi que la Ville de Montréal..

En 2023-2024, il est impliqué dans la controverse entourant l'implantation de l'usine Northvolt en Montérégie. Il admet que le gouvernement a délibérément modifié la réglementation afin que le projet puisse être approuvé sans examen du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), afin d'accélérer son implantation.. Cette décision suscite des critiques des oppositions et d'organismes environnementaux qui contestent le manque de transparence du processus. Charette défend cependant le projet en affirmant que la production de batteries de Northvolt contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, bien que cette affirmation soit contredite par son collègue Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie. Des documents internes du ministère de l'Environnement révèlent que des fonctionnaires ont exprimé des réserves sur le projet et dénoncé des pressions politiques pour éviter le BAPE.. Peu après, en , le ministère annonce la suppression régulière des messages Teams de ses fonctionnaires, soulevant des inquiétudes sur la transparence gouvernementale..

Il annonce également, en 2024, que le gouvernement du Québec pourrait contester la Loi fédérale sur l'évaluation d'impact, qui impose des délais supplémentaires aux grands projets énergétiques et miniers. Il craint que cette législation ralentisse des projets liés à la filière batterie au Québec..

Fin , face à l'incertitude causée par les changements de politiques climatiques aux États-Unis, Benoit Charette affirme que le gouvernement du Québec pourrait adapter la réglementation interdisant la vente de véhicules à essence d'ici 2035 afin de s'ajuster aux réalités du marché nord-américain..

Lors d'un remaniement ministériel le , il cède son rôle de ministre de l'Environnement à Bernard Drainville et devient ministre des infrastructures.

Après la démission de François Legault en de ses fonctions de chef de la CAQ et de premier ministre, il apporte son soutien à la candidature de Christine Fréchette pour la course à la direction de la Coalition avenir Québec. Le , il retrouve son ancien portefeuille ministériel de l'Environnement, qu'il cumule avec son rôle de ministre des Infrastructures, remplaçant Bernard Drainville, démissionnaire pour se présenter lui aussi à la chefferie de la CAQ.

Le , il annonce qu'il ne briguera pas de cinquième mandat de député lors des élections générales du .

Fonctions parlementaires

Le , il est nommé membre de la Commission de la culture. Ensuite, il siège sur la Commission des relations avec les citoyens et la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Il devient le porte-parole de l'opposition officielle en matière de communautés culturelles en puis en matière d'immigration de 2010 à 2011. Parallèlement à cela, il est vice-président de la section du Québec de l'Association parlementaire Ontario—Québec de 2009 à 2011 et il membre de la section du Québec de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Son départ du Parti québécois, le , marque la fin de la plupart de ses fonctions. il rejoint l'Association parlementaire Ontario—Québec à titre de membre et il reste membre de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité..

Dans le cabinet fantôme de la Coalition avenir Québec, il est le porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, d'accès à l'information, de la réforme des institutions démocratiques et responsable de la région des Laurentides. Il est aussi le Vice-président de la Commission de l'administration publique.

Le , il présente le projet de loi 196., la Loi modifiant la Loi sur le Protecteur du citoyen. Ce projet de loi prévoit que les organismes publics et ceux qui sont en majorité détenus par le gouvernement soient assujettis à la compétence du Protecteur du citoyen.

Le , il présente le projet de loi 393. visant à la mise en place d’un processus prévoyant la consultation de membres de l’Assemblée nationale lors de nominations à certains emplois supérieurs. Ce projet de loi propose que l’Assemblée nationale nomme, avec l’approbation des deux tiers de ses membres, le président, le président-directeur général ou le directeur général de certains organismes publics. Il mentionne qu’aucune allocation de transition ou indemnité de départ n’est versée à une personne qui démissionne ou qui accepte une charge publique ou un emploi dans la fonction publique. Finalement, le projet de loi vise à uniformiser la situation des juges administratifs, en uniformisant les compétences nécessaires et en prévoyant un mandat de quatre ans, renouvelable pour un seul mandat.

Le , il présente le projet de loi 490., la Loi modifiant la Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale quant à l'allocation de transition. Ce projet de loi a pour objet de retirer à un député démissionnaire le droit à l'allocation de transition, sauf si sa démission est attribuable à des raisons de santé touchant le député ou sa famille.

Le , il est nommé ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il remplace Marie-Chantal Chassé. En , il est nommé ministre responsable de la Lutte contre le racisme.

Il est ministre responsable de la région de Laval du au .

Résultats électoraux

Références

Voir aussi Articles connexes 39, 41, 42 et 43 législatures du Québec

Liens externes

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