Gabriel-Auguste de Mazancourt est né le au château de Vivières, en Valois et mort le à Breslau.
Gabriel-Auguste, comte de Mazancourt est maréchal des camps et armées du roi, commandant de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis Archives parlementaires de 1787 à 1860: recueil complet des débats législatifs et politiques des chambres françaises, France Assemblée nationale, France Convention nationale, Francia Parlement, 1879, ser.1 v.6, .. Il commande le régiment de Bourbon-cavalerie. Nommé par le roi président de l'assemblée provinciale du Valois, il est élu député suppléant de la noblesse aux États généraux de 1789. Il est admis à siéger le en remplacement du comte de Barbançon. Démissionnaire, il émigre en 1791 et rejoint l’armée de Condé. Il commande la brigade d'Austrasie et du Soissonnais et il reçoit le commandement du régiment noble à pied de Condé, connu aussi sous la dénomination de chasseurs nobles, et composé de . Gabriel-Auguste de Mazancourt fait avec ce corps, les campagnes de cette époque, et se distingue constamment par la valeur la plus intrépide, ainsi que par le zèle et la fermeté qu'il déploie pour le maintien de la discipline. Malgré son grand âge, il marche toujours en avant des chasseurs nobles, même pendant les saisons les plus rigoureuses, et en conserve le commandement jusqu'au licenciement, qui eut lieu en 1801. Il reçoit dans cet intervalle de nombreux témoignages d'estime de la part du roi et des princes. Il est créé Grand-Croix de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis et lieutenant général des armées du roi par brevet en 1795 Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en 1820: depuis le onzième siècle jusqu'en 1820 (1821, 1822, 1823), Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, 1823, t.7 (Jeanno-Mont), et 407 et François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire généalogique..., éd. Paris, 1863-1876, 19 vol. in-4, tome : 13, .. Il meurt le à Breslau, en Silésie, après s'être distingué à l'armée de CondéJournal, Marc-Marie de Bombelles, Jeannine Charon-Bordas, Droz, 2005, ..
Biographie Avant la Révolution
left|thumb|100px|Blason Mazancourt
Comte de Mazancourt, seigneur du Plessis, de Longavesnes et de Vivières Les Constituants. Liste des députés et des suppléants lus l'Assemblée constituante de 1789. Précédé d'un avertissement par Armand Brette, Adamant Media Corporation, ., il naît au château de Vivières, en Valois, dans l'année 1725. Son père n’est que capitaine au régiment d'infanterie de Bourgogne, mais cette famille a des ancêtres connus dès le . Le blason des Mazancourt est : D'azur, au chevron d'or, accompagné de 3 coquilles du mesme François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire généalogique..., éd. Paris, 1863-1876, 19 vol. in-4, tome : 13, ..
Gabriel-Auguste de Mazancourt entre au service comme cornette dans le régiment de cavalerie Dauphin-Étranger sous le nom de Courval Histoire de L'ordre royal et militaire de Saint-Louis... jusqu'en 1830, T. Anne, Alexandre Mazas, Théodore Anne, 1860, . début 1744. Il est capitaine dans le régiment de cavalerie connu sous le nom de Noë-cavalerie, dès . Il fait les campagnes de Flandre de guerre de Succession d'Autriche. Il a le rang de mestre de camp dès 1749 puis est incorporé dans le régiment de Bourbon-cavalerie en 1761. Il n’a qu’un brevet de mestre de camp en . Il passe lieutenant-colonel au régiment de Bourbon cavalerie, au mois de novembre suivant. On le crée brigadier des armées du roi, le . Il est fait commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, le et promu au grade de maréchal des camps et armées du roi, le , avec un traitement de Histoire de L'ordre royal et militaire de Saint-Louis... jusqu'en 1830, T. Anne, Alexandre Mazas, Théodore Anne, 1860, et Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en 1820: depuis le onzième siècle jusqu'en 1820 (1821, 1822, 1823), Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, 1823, t. 7 (Jeanno-Mont), et 407.. C’est un Homme de guerre qui a des actions d'éclat, disent les notes d'inspection de 1765. En 1764, il est dit officier courageux et rempli d'intelligence. En 1768, les notes d'inspection le trouvent rempli de bonne volonté et du meilleur exemple Registre de Bourbon-cavalerie, 1763 à 1776. Registre du même régiment devenu Bourbon-Dragons, 1776 à 1788..
Nommé, par le roi, président des assemblées provinciales du Valois, il est élu député suppléant de la noblesse aux États généraux de 1789. Il est admis à siéger le en remplacement du comte de Barbançon Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en 1820 : (1821, 1822, 1823) Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, 1823, t. 7 (Jeanno-Mont), et 407., est député du bailliage de Villers-Cotterets. Il conteste très vivement l’abolition des titres féodaux et des blasons familiaux, parlant d’hérédité, de Dieu et de lois de la nature. Il n’est pas le seul à s'insurger contre la fin de la féodalité et ces députés de la noblesse vont émigrer quand ils se rendront compte qu’ils seront plus utiles à leur cause l’épée à la main Abolition of Feudalism: Peasants, Lords, And Legislators In The French Revolution, John Markoff, Penn State Press, 2004, ..
L’armée des émigrés
Gabriel-Auguste de Mazancourt émigre au mois de avec son cuisinier et deux domestiques Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, Librairie de Lalance et Voyeux-Solin (Soissons), 1897 (SER3,T7), .. Ils rejoignent l’armée de Condé. Mazancourt, c’est la drôle figure, dit un témoin de son arrivée au camp de WormsJournal d'un fourrier de l'armée de Condé, Jacques de Thiboult Du Puisact, publ. et annoté par le comte G. de Contades, Jacques de Thiboult Du Puisact, 1882, .. Il vient d’avoir 66 ans mais reste étonnamment actif.
Gabriel-Auguste de Mazancourt commande la brigade d'Austrasie et du Soissonais, une petite unité à l'existence éphémère en 1792. Il apprend que son château et ses terres ont été vendus comme biens nationaux.
Par la suite, il rejoint le régiment noble à pied de Condé (ou infanterie noble de Condé) qui compte à de , dont voici la liste et les capitaines :
Colonel-Général - Le marquis de Vauborel, capitaine Bourbonnais et Beauvoisis - Le chevalier de Salgues, capitaine Predelys, Tschudy et Mussey - Le comte de La Saulaye, capitaine Ladevese, Riollet et Corsac - Le comte de Sabran, capitaine Neustrie et La Fère - Le comte de Bevy, capitaine Royal et Saintonge - Le comte de Gand, capitaine Guyenne et Monsieur - Le comte d'Apchon, capitaine Austrasie et Soissonnais - Le marquis de la Tour-du-Pin, capitaine Bresse et Enghien - Le marquis du Goulet, capitaine La Marine et Condé - Le comte de Chilleau, capitaine Auvergne et Médoc - Le chevalier du Boys, capitaine Piémont et Aquitaine - De Martignac, capitaine.
Le commandant est le colonel Gelb, Gabriel-Auguste de Mazancourt en est le lieutenant-colonel Pour les noms des autres officiers supérieurs voir Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime le prince de Condé, Armand François Hennequin, marquis d'Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.1, et suivantes. .
Après la campagne de 1792, il prend le nom de régiment des chasseurs nobles, et a pour chef le comte de Mazancourt dont les témoins nous disent qu’il est un fort ancien officier-général Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime le prince de Condé, Armand François Hennequin Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.1, p. 369. . Il reçoit, en 1794, le commandement en chef du corps d'infanterie connu sous la dénomination de régiment de chasseurs nobles ou aussi régiment noble à pied de Condé, et composé de . Il fait, avec ce corps les campagnes de cette époque, et se distingue constamment par la valeur la plus intrépide, ainsi que par le zèle et la fermeté qu'il déploie pour le maintien de la discipline. Malgré son grand âge, il marche toujours en tête des chasseurs nobles, même pendant les saisons les plus rigoureuses, et en conserve le commandement jusqu'au licenciement, qui a lieu en 1801 États militaires, Mémoires de M. d'Ecquevilly, certificats des princes français. .
L’état approximatif de la composition et de la force du corps de Condé à l'ouverture de la campagne de 1796, nous dit que le régiment noble à pied de Condé compte et Relation d'un voyage sur le bord septentrional de la Mer d'Azof et en Crimée, dans la vue d'y établir une colonie d'émigrés, Comte de Castres, A.J. Kilian, 1826, p.ix.. Ce régiment forme dix-huit compagnies, ayant toutes pour chefs de vieux généraux, et souvent pour simples soldats des officiers supérieurs. Une compagnie voit dans ses cadres des noms qui seront bien connus sous le second Empire, tels que de La Valette, de Sartiges, Marey, de Montesquieu, de Goyon, d'Aurelle, de Salignac, de Saint-Marsault, de Praslin, de Lâge, de Querelles et de Bonnechose Histoire des trois derniers princes de la maison de Condé : Prince de Condé. Duc de Bourbon. Duc d'Enghien. D'après les correspondances originales et inédites de ces princes, Jacques-Augustin-Marie Crétineau-Joly, Jacques Crétineau-Joly, Amyot, 1867, vol. 2, et 92..
thumb|left|Louis V Joseph de Bourbon-Condé.
Le régiment de chasseurs nobles reprend officiellement le nom de régiment noble à pied de Condé, en Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S.A.S. Monseigneur Louis-Antoine-Henri de Bourbon Condé, duc d'Enghien, André Boudard, Audin, 1823, p.104. .
En , en Russie, le régiment noble à pied de Condé pour parcourir de longues étapes se contente de voitures de paysans que les hommes couvrent modestement d'une toile. En sorte que la marche du régiment noble à pied de Condé reprend sa forme accoutumée, celle d'une caravane nombreuse escortée de quelques hommes armés ; mais pour cette fois on n'y voit pas de femmes, elles sont restées au dépôt Relation d'un voyage sur le bord septentrional de la Mer d'Azof et en Crimée, dans la vue d'y établir une colonie d'émigrés, Comte de Castres, A.J. Kilian, 1826, . .
Louis XVIII s'arrête le pour dîner à Sandaniello, bourg au-delà du Tagliamento, chez le comte de Mazancourt, colonel du régiment noble à pied qui y est cantonné, et qui ne doit se mettre en mouvement que deux jours après Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime le prince de Condé, Armand François Hennequin, Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.3, .. Dans les jours qui suivent, le régiment noble à pied traverse la ville de Salzbourg pour se rendre dans ses cantonnements, et Monseigneur le voit défiler en parade Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime le prince de Condé, Armand François Hennequin, Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.3, ..
Le colonel Ramsay passa, le 27, la revue du régiment noble à pied de Mazancourt, et de celui de Durand Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime le prince de Condé, Armand François Hennequin, Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.3, . .
30px|Drapeau royaliste. 30px|Drapeau russe. De nouveaux uniformes sont distribués, le , au régiment noble à pied de Mazancourt qui avait conservé jusqu'alors, ainsi que tout le corps, le costume russe Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime le prince de Condé, Armand François Hennequin, Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.3, .. Le régiment est licencié.
Il peut revenir en France, mais constate que tous ses biens ont été vendus. Gabriel-Auguste de Mazancourt meurt le à Breslau, en Silésie, après s'être distingué à l'armée de Condé.
Les noms des membres du régiment noble à pied de Condé Liste des officiers et des hommes des compagnies du régiment noble à pied Nobles présents au dépôt du régiment noble, à pied formé en juillet 1800
Mariage et descendance