Eugénie Duisit-Maucurier, née le à Paris où elle est morte le , est une dirigeante sportive française attachée à l’histoire des patronages féminins. Elle s’est en outre particulièrement distinguée comme ambulancière de la française pendant la seconde guerre mondiale et puis pour son activité plus générale en faveur du sport féminin aux côtés de Marie-Thérèse Eyquem.

Biographie Le Rayon sportif féminin Eugénie Marie Louise Duisit, née le à Paris, vient à la pratique sportive par le patronage paroissial de jeunes filles de l’église Saint-Roch, les Marines sportives du centre de Paris. De là, elle s’engage avant la Seconde Guerre mondiale dans les structures du Rayon sportif féminin (RSF) où elle côtoie Marie-Thérèse Eyquem, établissant avec elle des liens durables d’amitié et d’estime. Celle-ci lui confie alors l’expansion de l’organisation dans la partie sud du pays.

L’armistice du 22 juin 1940 la trouve en mission à Lyon où elle prend la direction, le , du secrétariat du pour la zone libre domicilié au 2 rue de la Poulaillerie. La politique du régime de Vichy exigeant le rattachement des organisations sportives féminines à une fédération masculine, le se trouve contraint de fusionner avec la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). Eugénie Duisit assure alors pour celle-ci le rôle de déléguée générale de la zone libre. C’est à ce titre qu’elle visite dans le cadre d’une mission le mouvement sportif algérien le . Son retour est prévu le pour le congrès de Paris mais le les alliés débarquent en Afrique du Nord. thumb|upright=0.8|Insigne Rhin et Danube( française).

L'armée d'Afrique Eugénie Duisit met ce contretemps à profit pour s’engager comme ambulancière militaire dans l’armée d’Afrique, une composante de la française, où elle est célèbre sous le surnom de Marie-Louise. Elle participe à la campagne de Tunisie puis à celle d’Italie où elle se distingue pendant la bataille du Monte Cassino, durant laquelle sa conductrice d’ambulance est tuée à ses côtés et elle-même est grièvement blessée. Néanmoins, sous les ordres du général de Monsabert, elle prolonge son service jusqu’en Alsace avant d’entrer dans l’Allemagne vaincue en 1945. Membre de l’association Rhin et DanubeL’association Rhin et Danube regroupe tous ceux qui ont appartenu avant le à la française (ou Armée B) dès le , elle lui reste fidèle jusqu’à sa mort le . Ses obsèques ont lieu en son église Saint-Roch à Paris, en présence des drapeaux de la française.

, , Dès sa démobilisation elle reprend, en , ses fonctions à la qui devient Fédération Sportive de France (FSF) en 1947. Le elle épouse Gabriel Maucurier, ex-international de gymnastique et inspecteur d’éducation physique de la ville de Paris, qui assure alors la direction technique de la gymnastique à la . La cérémonie religieuse est présidée en l’église Saint-Roch par le chanoine Wolff, aumônier fédéral et le mariage civil prononcé par le , maire du et membre du comité directeur de la . La change à nouveau son sigle en 1968 pour celui de Fédération sportive et culturelle de France (FSCF). Elle en assume toujours le secrétariat gymnique jusqu’à sa retraite en . En tenant compte du Rayon sportif féminin, Eugénie Duisit l'a fait à travers quatre fédérations sans cesser de servir les patronages.

Autres mandats

Le , elle accède à la vice-présidence de l'Amicale des sportives françaises nouvellement créée et contribue largement, toujours avec Marie-Thérèse Eyquem, à l’expansion de l’association.

Notoriété Aspirante du bataillon médical de la d’infanterie algérienne, Eugénie Duisit est titulaire de nombreuses décorations : le général Juin qui recevra le bâton de maréchal en 1952 lui remet la croix de guerre 1939-1945 avec palme le ; elle est encore citée deux fois à l’ordre de la brigade et félicitée par le général de Gaulle lui-même au mois de ; le elle reçoit la médaille militaire des mains du général de corps d'armée Guillaume.

La Légion d’honneur ne lui ayant pas été octroyée à titre militaire, elle la refuse à titre civil lors de son départ à la retraite en 1974.

Notes et références Notes

Références Jean-Marie Jouaret :

Robert Hervet, 1948 :

Autres références

Bibliographie

Catégorie:Personnalité de la Fédération sportive et culturelle de France Catégorie:Dirigeant sportif français Catégorie:Sport féminin en France Catégorie:Rayon sportif féminin Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Condition féminine en France Catégorie:Éducateur catholique Catégorie:Naissance en mai 1909 Catégorie:Naissance dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juin 2000 Catégorie:Décès dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 91 ans