Louis-Grégoire Deschamps-Destournelles est un homme politique français, né le à Rouen, mort le à Passy.
Il a été ministre des Contributions et Revenus publics du au .
Biographie D'une famille de Huguenots installée d'abord à La Rochelle puis à Bergerac, son grand-père Jean Deschamps (1667-1730) avait émigré de Bergerac après la révocation de l'édit de Nantes, et après des études à Genève était devenu pasteur à Mecklembourg puis à Brandebourg.
Fils de Gabriel Deschamps, receveur des domaines, et de Marie Eyma., il prend le nom de Destournelles pour se distinguer de ses frères. et entre dans les bureaux de la ferme générale de Rouen le en qualité de surnuméraire dans le département des Domaines.
Directeur des domaines du roi dans les années 1780, à une époque où l’administration des Domaines, retirée à la Ferme générale, est devenue une régie au nom d'« Administration générale des Domaines et droits domaniaux », il s'affirme en 1789 comme un partisan des idées nouvelles, participant aux journées du au dans la garde bourgeoise puis nationale ; il sert dans le bataillon des Filles-Saint-Thomas.
Entré au début de 1790 au club des Jacobins, ce directeur général de l'enregistrement, dans la section de la Bibliothèque. fait partie de la commune insurrectionnelle lors de la journée du 10 août 1792, puis devient électeur, avant d'être réélu membre du conseil général de la commune en novembre et et encore en . Le , il prononce à la Commune de Paris l'oraison funèbre de Lazowski. Porté à la vice-présidence du conseil général de la commune de Paris le , il prend le parti des sans-culottes contre la Commission extraordinaire des Douze et combat les girondins lors des journées du 31 mai et du 2 juin 1793.
Le , il est nommé ministre des Contributions et Revenus publics (l'équivalent du ministre des Finances) du Conseil exécutif sur proposition de Legendre, Cambon et Garat, et après un rapport favorable de Barère.
Accusé de « modérantisme » par les Hébertistes pour n'avoir pas épuré le personnel de son ministère — Vincent le dénonce le comme un instrument de la faction du —, il n'est pas poursuivi. Toutefois, 12 germinal an II (), la Convention nationale vote le remplacement des six ministres de la Convention par douze Commissions exécutives. Conformément au premier article de ce décret, ses fonctions cessent le floréal () ; il n'en retrouve pas pour autant son emploi de directeur dans l'administration de l'enregistrement.
Peu après, son frère, Deschamps de Tréfontaine, est envoyé devant le tribunal révolutionnaire. Ayant voulu le défendre, il se voit arrêter et incarcérer à la prison des Carmes, d'où il envoie trois mémoires justificatifs, sans effet. Dans un quatrième mémoire, en date du 12 messidor (), il se plaint de ses conditions matérielles de sa détention et des conséquences de celle-ci sur l'état de ses affaires, et demande à être placé chez lui, à ses frais, sous la garde d’un gendarme.
Libéré au début de , il obtient, le , un poste d'examinateur au concours d’entrée à l’École centrale des travaux publics.
Après l'insurrection du 12 germinal an III, le Comité de sûreté générale, se souvenant de ses convictions jacobines, délivre un ordre d'arrestation à son encontre, le floréal an III (), mais il parvient à s'enfuir et se cache à Passy, où il meurt le 9 thermidor an III ().
Son fils obtient du Comité de Sûreté générale la levée des scellés apposés à son domicile le 4 floréal ().
Notes et références
Catégorie:Naissance en mai 1744 Catégorie:Naissance à Rouen Catégorie:Haut fonctionnaire français Catégorie:Membre du Club des jacobins Catégorie:Ministre français des Finances Catégorie:Ministre pendant la Révolution française Catégorie:Décès en juillet 1795 Catégorie:Décès à Passy (Seine) Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Histoire économique de la Révolution française, du Consulat et du Premier Empire Catégorie:Décès dans le département de la Seine Catégorie:Naissance dans la province de Normandie