de Craon, dit le Grand (vers 1318-1388), est vicomte de Châteaudun (par sa femme Marguerite de Flandre ; mais il descendait aussi des Châteaudun par sa mère Béatrice de Roucy), seigneur de La Ferté-Bernard (en 1345 par succession de son beau-frère ), de Domart-en-Ponthieu et Bernaville (par échange vers 1337 avec son lointain cousin Pierre de Dreux, contre la part du sixième de Château-du-Loir héritée par Guillaume le Grand de son ancêtre Jeanne des Roches, femme d' et fille du sénéchal Guillaume), et sans doute aussi de MarcillacVoir la fin de l'article.. Il exerce les fonctions de chambellan royal.

Biographie Il est le second fils d' baron de Craon, seigneur de Sablé, et de sa deuxième femme Béatrice de Roucy de Pierrepont, dame de La Suze, fille du comte .

Le , il se marie avec Marguerite de Dampierre-Flandre-Termonde, petite-fille de , vicomtesse de Châteaudun. Ils auront huit enfants.. :

, (vers 1342/1345-† 1410), chambellan du roi, Vicomte de Châteaudun en héritage de ses parents ; du chef de sa femme, seigneur de Montbazon, Villandry (Colombiers), Savonnières, Montsoreau, du Brandon, Marnes et Moncontour, de Sainte-Maure, Ferrière-Larçon, Ferrière, Verneuil, Nouâtre et Pressigny, de Jarnac et Châteauneuf par son mariage en 1372 avec sa petite-cousine Jeanne, fille de Renaud de Montbazon et de Jeanne de Craon (elle-même fille de et Marguerite de Mello-St-Bris-Jarnac ; sœur puînée d' et d'Isabelle de Craon ; petite-fille d' et de sa première épouse Isabelle de Ste-Maure) ; de son propre chef, dès avant son mariage et probablement par un don paternel : seigneur de Marcillac, éventuellement avec un ajout possible venu de sa femme Jeanne de MontbazonLe destin féodal de Marcillac, un fief des sires de Rancon depuis la fin du , rencontre les Craon grâce à Isabelle de Lusignan-la Marche, dame de Chantocé, et aussi dame de Marcillac et Beauvoir-sur-Mer (douaires venus de ses deux maris), épouse de de Craon († 1250), puis remariée vers 1251 à de Rancon. de Rancon transmet Marcillac (au moins le principal de la seigneurie) à son arrière-arrière-petite-fille Isabelle de Sainte-Maure-Pressigny (ca. 1280-† 1310), première femme d', petit-fils de et d'Isabelle de Lusignan. Après, Marcillac va logiquement à la descendance du premier lit d' : son fils aîné l'a possédé ; et aussi son propre fils ? Mais on trouve ensuite Marcillac dans la branche des Châteaudun-Ste-Maure, venue du deuxième lit d' avec Béatrice de Roucy-La Suze : soit puis son fils , soit directement , titré seigneur de Marcillac avant même son mariage en 1372 avec une héritière de la branche aînée, Jeanne de Montbazon ci-dessous. Ce changement de branche est advenu par une disposition testamentaire ou un accord familial, la branche aînée (, son fils ou les enfants de ce dernier, et Isabelle de Craon) cédant Marcillac à la branche cadette, pourtant sans parenté directe avec les Rancon/Ste-Maure. Une part a cependant pu rester à la branche aînée en la personne de Jeanne de Craon, sœur puînée d' et d'Isabelle, et épouse de Renaud de Montbazon : car sa propre fille Jeanne de Montbazon est dite aussi dame de Marcillac : mais c'est peut-être aussi en douaire, car Jeanne de Montbazon est la petite-cousine et la femme de... de Craon. En tout cas le couple x Jeanne de Montbazon assume pleinement la seigneurie de Marcillac, et c'est d'eux que les La Rochefoucauld tiendront la principauté de Marcillac (cf. < , et Marcillac à la fin de l'article). ; postérité de leurs filles Marguerite, Marie et Louise de Craon : après la disparition sans descendance de leurs frères Amaury († 1390), († vers 1397 ou en 1407/1410 ?) et Jean (Grand bouteiller en 1413, † 1415 à Azincourt), vicomtes de Châteaudun : Châteaudun est alors acquis progressivement par le duc Louis et ses fils Charles et Jean d'Orléans) par Marguerite de Craon, femme de de La Rochefoucauld, postérité dans la Maison de La Rochefoucauld qui aura Marcillac (avec le titre de prince de Marcillac), Montbazon, Ste-Maure, Nouâtre, Le Brandon (ces quatre derniers fiefs passeront à leurs descendants Rohan-Guéméné pour former le duché de Montbazon) par Marie de Craon, épouse de de La Grève, postérité dans la Maison Chabot qui recevra Jarnac, Montsoreau, Marnes, Moncontour, Savonnières, Villandry-Colombiers, Le Grand-Pressigny, Ferrière-Larçon, Verneuil-sur-Indre, Ferrière-sur-Beaulieu et par Louise de Craon, postérité chez les Mailly d'Auvillers (d'Auvilliers ?) Amaury, maître des requêtes de l'Hôtel du Roi et trésorier de l'Église de Reims Pierre de Craon, dit le Grand (vers 1345-† 1409), Seigneur de Brunnetel par don de sa tante maternelle Mahaut de Flandre-Termonde en 1463, Seigneur de Sablé et Précigné par acquisition en 1390 jusqu'en 1392, et de La Ferté-Bernard en succession paternelle jusque vers 1392/1393. Mari de Jeanne de Châtillon-Porcien-Pontarci, dame de Rozoy, sœur cadette de Marie ci-après : deux filles de Marie de Coucy-Meaux (fille d'Enguerrand de Coucy, lui-même fils cadet d') et de Gaucher de Châtillon, fils d'Hugues de Châtillon-Pontarci, lui-même fils cadet du connétable ; d'où : leur fils Antoine (vers 1369-† en 1415 à Azincourt), Grand panetier en 1411-1413, gouverneur de Soissons en 1413, conseiller-chambellan de et Jean sans Peur, seigneur de Beauverger-en-Vermandois (à Oisy ?) par achat en 1404 ; x 1405 Jeanne de Hondschoote, d'où Marie, sans postérité de son mari Charles, fils de Jeannet et Michelle d'Estouteville-Villebon par leur fille Jeanne de Craon (vers 1376-† 1421 en couches de son dernier fils ), qui épouse 1° vers 1400 d'Amboise (dernier fils d'), puis 2° 1409 Pierre de Beauvau : postérité dans les d'Amboise, La Trémoille, et les Beauvau-Craon (vers 1346-1409), Seigneur de Dom(m)art en Ponthieu et Bernaville : fiefs venus du mariage d'Aénor de St-Valéry-sur-Somme avec en 1210, qui sont d'ailleurs à la fois dans les ancêtres maternels de et dans ceux de sa femme Marie de Châtillon ; mais Jean les hérite en fait de son père qui les avait acquis vers 1337 : voir plus haut ; chambellan de Louis duc d'Orléans, il épouse en 1364 Marie de Châtillon-Porcien-Pontarci, dame de Clacy et Tours-sur-Marne, vidamesse de Laon (son époux vend le vidamé en 1389 à son beau-frère Cassinel, époux d'Isabeau de Châtillon, contre tournois), sœur aînée de Jeanne de Châtillon ci-dessus ; avec postérité : leurs deux fils Simon (né vers 1392) et de Domart, Bernaville et Clacy meurent respectivement en 1415 et 1417 des blessures reçues à Azincourt Jacques de Craon (1414-1440), fils de x Guyotte de Lonroi/Longroy, seigneur de Domart, Bernaville et Clacy, épouse Bonne de Fosseux, d'où : Antoine de Craon (vers 1440-1480 ; x Claude de Crèvecœur) ; Jacques de Lonroi ; et Jeanne deux filles ou sœurs ? d'Antoine : Jeanne, dame de Domart, Bernaville et Clacy, x (1441 ?) de Moreuil-Soissons, avec postérité ; et sa sœur Catherine de Craon, x Jean de Vassenaère (van Wassenaer) de Leyde, d'où postérité leurs filles sont : Marguerite de Tours (1368-1420 ; x 1° 1381 Bernard de Dormans († 1381) fils du chancelier Guillaume, et 2° 1384 , Grand bouteiller en 1412, † en 1415 à Azincourt : d'où la Maison de Croÿ) ; Marguerite/Marie, x Gaucher de Thourotte (d'Allibaudières ?) ; Jacqueline, x Jean de Ghistelles de Dudzele : d'où postérité ; et quatre abbesses : Jeanne et Agnès, abbesses d'Origny ; Nicole et Catherine de Craon, abbesses d'Avenay Gui de Craon, Seigneur de Sainte-Jullite, Chambellan du Roi de France , Béatrix de Craon, † vers 1392, épouse de de Maulévrier : d'où postérité Jeanne de Craon, épouse de de Tournemine Seigneur de La Hunaudaye : d'où postéritéLeur fils Jean de Tournemine épousera le 15 avril 1382 Isabeau de Beaumanoir fille de et de Marguerite de Rohan. Marie de Craon, † 1401, épouse en premières noces de Guillaume d'Auton, puis (1373) de Hervé Seigneur de Mosny et Thorigny : d'où postérité.

Début 1361, Bertrand du Guesclin et de Craon se rendent à Juigné-sur-Sarthe pour y combattre Hugues de Calveley. En plein milieu du combat, Guillaume et 80 de ses hommes d'armes perdent pied et s'enfuient, laissant Du Guesclin se faire prendre avec ses hommesHistoire de Bertrand Du Guesclin et son époque, Siméon Luce, 1876; p. 348..

Marcillac vient de la première épouse d', Isabelle de Ste-Maure (vers 1283-1310 ; elle le tenait de sa mère Jeanne de Rancon), et leur fils l'a possédé. À la disparition de son demi-frère aîné († 1330) et de leur père († 1333), ou par son neveu († 1373 ; fils de ), est probablement devenu Seigneur de Marcillac par un legs, un don ou un arrangement/partage familial, sans pourtant descendre des Rancon/Ste-Maure sires de Marcillac comme le font les Craon de la branche aînée issue du premier lit d' avec Isabelle de Ste-Maure ; n'est que de la branche cadette, troisième fils du deuxième lit d' avec Béatrice de La Suze. Il doit ensuite donner Marcillac à son fils ci-dessus, titré de Marcillac avant même son mariage en 1372 avec sa petite-cousine Jeanne de Montbazon ; comme la possession de Marcillac par n'est pas absolument avérée, si la transmission ne s'est pas réalisée vers lui par une disposition de , d' ou d' — mais cela reste le cas le plus probable — elle se serait faite alors par un legs ou un accord familial venu de ses neveux (1326-† 1373), Isabelle (ca. 1328-† 1394) et Jeanne/Aléonor de Craon (ca. 1330-ca. 1385 ; c'est la femme de Renaud de Montbazon et la mère de Jeanne de Montbazon), les trois enfants de (1304-† 1330), vers leur cousin germain ..

En revanche, n'a pas été baron de Jarnac ni de Ste-Maure, comme on le lit souvent : mais son fils le sera par son mariage avec sa petite-cousine Jeanne de Montbazon.

de Craon fut le chambellan des rois de France et , il était également très lié avec le duc , par ailleurs acquéreur de Sablé et Chantocé.

Il est mort le à Châteaudun. Il est inhumé aux Cordeliers de Tours.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Famille de Craon

Liens externes

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