Vincent Badie, né le à Béziers (Hérault) et mort le à Montpellier, est un homme politique et résistant français. Il fut maire de Paulhan et député radical de l'Hérault avant et après la Seconde Guerre mondiale et fut par deux fois, mais brièvement, ministre des Anciens combattants (d' à puis de mai à ).
Biographie
Boursier, il fait de brillantes études qui le conduisent à un doctorat en droit. Avocat au barreau de Montpellier, il est élu engagé dès sa jeunesse au sein du Parti radical et entame dans les années 1930 une carrière politique d'abord locale.
Conseiller général de l'Hérault en 1931, dans un des cantons de Montpellier, il est élu député en 1936 dans la circonscription de Lodève.
Réélu conseiller général en 1937, il se présente à la faveur d'une partielle l'année suivante dans le canton de Gignac, où il est élu, puis devient la même année maire de Paulhan.
Après le début de la Seconde Guerre mondiale, il condamne avec vigueur le pacte germano-soviétique et défend la déchéance des députés communistes, réclamant d'ailleurs la plus grande fermeté contre la propagande du PCF.
Opposé à tout défaitisme, il fait partie des 80 parlementaires qui votent contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le . Lors de cette séance, il tente de proposer une motion s'opposant à la disparition du régime républicain. Il s'exclame en quittant la salle avec les à Pétain : « Vive la République quand même ! ». Suspendu de ses fonctions de maire de Paulhan, il entre dans la Résistance, notamment au sein du Front national, et est arrêté et déporté à Dachau. De retour en France il est délégué à l'Assemblée consultative provisoire au titre des prisonniers et déportés (juin-).
Élu député dès le , il est réélu à toutes les élections jusqu'à la fin de la Quatrième république. Il y est un défenseur acharnée de la cause des anciens combattants, ce qui lui vaut d'être nommé ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre du second gouvernement Edgar Faure d' à .
Il est à deux reprises président du groupe radical de l'Assemblée nationale, entre juillet et , puis de à sa nomination comme ministre, avec le même portefeuille que précédemment, dans le très éphémère gouvernement de Pierre Pflimlin. Mais ce second groupe radical-socialiste ne rassemble que opposés à la ligne de Pierre Mendès-France et qui, comme Badie, soutiennent la politique algérienne de Guy Mollet.
Favorable à la politique coloniale française et opposé aux transferts de souveraineté vers des institutions européennes, il est aussi à plusieurs reprises rapporteur de la Commission de la Défense nationale.
Opposé au retour de De Gaulle, il est, lors des élections législatives de 1958, battu par Paul Coste-Floret. Il n'aura plus par la suite que des mandats locaux : celui de conseiller général, jusqu'en 1964, et celui de maire de Paulhan, jusqu'en 1971.
En 1967, cependant, il se rapproche des positions gaullistes en approuvant la politique extérieure du président de la République Candidat UDR dans la Cinquième circonscription des Alpes-Maritimes, il obtient près de 30 %, et n'est pas élu.
Il meurt à Montpellier à l'âge de 87 ans le et est inhumé au cimetière Saint-Étienne de Montpellier, section F, division 8.
Fonctions vignette|295x295px|Appel du rassemblement des gauches républicaines. Élections législatives du (liste Vincent Badie). Archives départementales de l'Hérault. Cote : 12 FI 329/1. Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre du gouvernement Faure II du au . Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre du gouvernement Pflimlin du au . Conseiller général du Canton de Montpellier du à . Conseiller général du canton de Gignac de à . Député de l'Hérault du au . Maire de Paulhan (Hérault) du à 1941 et de 1944 à 1971.
Décorations
sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre du Mérite combattant, ex officio en tant que ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre (1955) sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre de la Couronne yougoslave
Notes et références
Liens externes
Bibliographie
, . . . . Vincent Badie, Vive la République, entretiens avec Jean Sagnes, Toulouse, Privat, 1987.
Catégorie:Ministre français des Anciens Combattants Catégorie:Résistant français Catégorie:Personnalité du Parti républicain radical et radical-socialiste Catégorie:Personnalité du Centre républicain Catégorie:Ministre de la Quatrième République Catégorie:Député de l'Hérault (Troisième République) Catégorie:Député de l'Hérault (Quatrième République) Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Membre de l'Assemblée consultative provisoire Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Catégorie:Député de la première législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Quatrième République Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Survivant des camps de concentration nazis Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Naissance à Béziers Catégorie:Naissance en juillet 1902 Catégorie:Décès en septembre 1989 Catégorie:Décès à Montpellier Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Parlementaire ayant voté contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain Catégorie:Personnalité inhumée dans l'Hérault