La maison de Lalaing est une importante famille de la noblesse belge (Flandre/Hainaut).
Issue de la Maison de Forest (vassal du comte de Flandre), originaire de Forest-sur-Marque actuellement en France près de Lille (ancien comté de Flandres), elle a donné de nombreux gouverneurs et généraux au service des souverains du Hainaut, ducs de Bourgogne puis rois d'Espagne, sept grands baillis de Hainaut, Stadhouders de Hollande, Zélande et Gueldre, et douze chevaliers de l'ordre de la Toison d'or. La famille actuelle vit encore en Belgiquehttp://www.inmemoriam.be/nl/2016-10-20/alexandre-louis-gudmund-josse-de-lalaing/?redirects=1#.WugS9i5ubcs faire part. Leur château, (aussi appelé Hof van Lier), se trouve à Zandberg..
Seigneurie Anciennement sur la ligne fortifiée faisant la frontière entre le comté de Flandres et du Hainaut à l'est de Douai.
Aujourd'hui, localité du département du Nord (France) située sur la Scarpe entre Waziers et Pecquencourt (N 455), à l'est de Douai. La localité s'orthographie actuellement avec deux « l » : Lallaing.
Étymologie – Toponymie du lieu Lalen, Lalin, Laleng, Lalain, Lallaing, Lalaing.
Dérivé du celtique Laech = bas et Len, Lenn = lac, étang, d'où « étang peu profond ».
Sites remarquables Église Sainte-Aldegonde Fondée au , agrandie du au par l'ajout de chapelles et de constructions pouvant recevoir les tombeaux et mausolées de la famille Lalaing, son clocher fut rebâti en 1773.Des fouilles ont permis de découvrir les vestiges d'un édifice du ou , et une tête sculptée de guerrier du .
La borne de Quéviron En 1210 cette borne a été placée par les moines de l'Abbaye de Marchiennes et de l'Abbaye d'Anchin pour des différents de chasses et de pêche. Chacune de ses 4 faces représentent une commune Flines-lez-Raches, Lallaing, Marchiennes et Pecquencourt. Elle est située à de la ferme de Germignies au lieu-dit « Marais des Six Villes ».
Le château de Lallaing Au le site est occupé, évoluant vers une motte castrale puis une forteresse. Au les seigneurs de Lallaing possèdent le château dont le mur d’enceinte intègre l’église. Dans les Albums de Croÿ, trois gouaches donnent une vue précise du lieu à cette époque. Au le fief passe à la maison d'Arenberg. Durant la guerre de succession d'Espagne les forteresses de Raches, Lallaing et Warlaing seront détruites (1679) sur l'ordre de Louis XIV lors de sa campagne de démantèlement de la Flandre qui suivit la prise de Lille et celle de Douai (1667) et leur rattachement à la France. En 1904 la princesse d'Arenberg vend le corps de logis subsistant à M. Morel, ses successeurs en 1943 le cèdent à la compagnie des mines d'Aniche. En 1959 la ville achète le bien et l’architecte de Douai, M. Coisne, conçoit le nouvel Hôtel de Ville sur l’emplacement du château. Les derniers éléments sont ainsi déconstruits. Il subsiste le pont et la porte d’entrée ainsi que dans le parc, un pilori.
Histoire C'est sur cette partie de terre ferme que s'est installé, à une date très reculée, une communauté qui, en 1365, date du premier dénombrement connu, rassemblait déjà 60 « feux » soit 250 personnes environ. Mais cette situation au bord d'une rivière, lorsque l'absence de route imposait le recours à la voie d'eau, a très vite été considérée comme stratégique car la rivière servait de frontière entre les possessions de la Flandre et celles du Hainaut.
Dès 1184, il existait un château féodal sur une motte naturelle partiellement aménagée de , puisque le comte de Hainaut y avait placé une forte garnison. C'est sans doute peu avant cette date que s'était installée à Lallaing une famille de seigneurs venus de Forest-sur-Marque, dans la région Lilloise, les Forest, qui prirent ensuite le nom de Lalaing quand ils se détachèrent de leur lieu d'origine.
En 1285, Jacques Bretel cite Simon et Simars de Lalaing parmi les invités du comte de Chiny, venus au tournoi de Chauvency-le-Château, en compagnie des Hondschoote, Ligne, Haussy, Montigny et des fils des comtes de Hainaut et Flandres…
Familles et seigneurs de Lalaing Les seigneurs de Lallaing furent des seigneurs du Nord de la France appartenant à la Maison de Lalaing.
Origines Les seigneurs de Lalaing avaient leurs origines et leurs résidences habituelles à Lallaing dans le Nord de la FrancePage 187 à 203 - Galerie Douaisienne ou Biographie de la Ville de Douai par Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul - imprimé par Adam Aubers à Douai en 1884 - archivé à la Bibliotheca Bodletana numérisé par Google Books.
La maison de Lalaing eut douze chevaliers de l'Ordre de la Toison d'or, trois stadhouders de Hollande et sept grands baillis de Hainaut. Parmi eux, plusieurs s'illustrèrent dans les joutesSébastien Nadot, Rompez les lances ! Tournois et chevaliers au Moyen Âge, ed. Autrement, Paris, 2010..
Généalogie des Lalaing
Personnalités Branche de Bugnicourt Guillaume de Lalaing †1475, seigneur de Lalaing et de Bugnicourt, grand-bailli de Hainaut, stathouder de Hollande Jacques de Lalaing (1421-1453), le bon chevalier, OTO (1451), héros du roman de chevalerie éponyme Jean de Lalaing (†1498), Prévôt de Saint Lambert de Liège puis premier baron de Lalaing Ponthus de Lalaing, seigneur de Bugnicourt Arthus de Lalaing, seigneur de Bugnicourt, sénéchal d'Ostrevant Ponthus II de Lalaing, seigneur de Bugnicourt, gouverneur et capitaine général d'Artois, vainqueur de Thérouanne.
Branche de Montigny Simon de Lalaing, (1405-1477) OTO (1431) seigneur de Montigny, Amiral de Flandre, chambellan de Philippe le Bon Josse de Lalaing, (1437-1483), OTO (1478) seigneur de Montigny et d'Escornaix, rachète la baronnie de Lalaing, Amiral et Grand-Bailli de Flandre, gouverneur de l'archiduc Philippe (??? Maximilien d'Autriche), Stathouder de Hollande, Zélande et Frise Charles de Lalaing, (1466-1525), OTO (1505), premier comte de Lalaing conseiller et chambellan du duc de Bourgogne
Seconde branche de Lalaing Charles II de Lalaing, (1506-1558) OTO (1531), de Lalaing, premier baron d'Escornaix et de Montigny, chambellan et chef des finances de l'empereur Charles Quint, Stathouder d'Utrecht, gouverneur de Luxembourg, grand-bailli de Hainaut. Philippe-Christine de Lalaing, princesse d'Espinoy, défenseresse de Tournai (1581) Philippe II de Lalaing, (1545-1582) de Lalaing, Baron d'Escornaix, sénéchal de Flandre, grand bailli de Hainaut, capitaine général de la cavalerie et de l'artillerie des États généraux Emmanuel-Philibert de Lalaing (1547-1590), OTO (1586), baron de Montigny, capitaine des gardes wallonnes, chef des Malcontents puis grand-bailli de Hainaut. Marguerite de Lalaing (1574-1650), comtesse héritière de Lalaing, baronne d'Escornaix, comtesse de Berlaymont, fondatrice du Couvent des Dames de Berlaymont à Bruxelles.
Branche de Hoogstraten Antoine de Lalaing, (1480-1540) OTO (1516), comte de Hoogstraten, seigneur de Montigny et d'Estrée chevalier de la Ordre de la Toison d'or en 1516, chevalier d'honneur et ministre de la régente Marguerite d'Autriche. Chef des finances des Pays-Bas, Stadhouder de Hollande en 1522, capitaine d'une bande d'ordonnance. Il épousa Elisabeth de Culemborg, Dame de Hoogstraten, veuve de Jean de Luxembourg (vers 1477 - 1508), fille de Gaspar de Culemborg et de Jeanne de Bourgogne, qui lui laissa en mourant la terre de Hoogstraten. Il fut couronné Comte de Hoogstraten en 1516 à l'église de Sainte Gudule à Bruxelles. Antoine Lalaing accompagne Philippe le Beau lors de la prise de possession du royaume d'Espagne, puis deviendra conseiller Chambellan de Charles Quint. Il mourut à Gand le et fut enterré en l'église de Hoogstraten.
, (1510-1555) OTO (1546), comte de Hoogstraten, gouverneur et capitaine général de Gueldre , (1533-1568), OTO (1559), fils de Philippe de Lalaing et Anna de Rennenberg, il fut le de Hoogstraten et conseiller au conseil d'État. George de Lalaing, (†1581), Comte de Rennenberg, stathouder de Frise.
Branche de la Mouillerie Philippe de Lalaing (~1500-1550) chevalier (après 1538) seigneur de La Mouillerie et de Maffle, Bourgeois d’Audenarde, écuyer & maître d’hôtel (1526) de l’Archiduchesse Marguerite d’Autriche (duchesse de Savoie, Régente des Pays-Bas), Ambassadeur Extraordinaire en France pour Charles Quint (1530) attaché à la Maison de son parent Philippe de Lalaing, comte d’Hoogstraeten (brise ses armes de Lalaing-Hoogstraeten d’un filet d’or posé en barre) ép. 1527 (Audenarde) Florence de Rechem, dame d’un fief appelé « vicomté d’Audenarde », mouvant de la Cour du Perron d’Audenarde, dame de Kerchove, Bolancy et Callenberghe + ~1587 (ou 1592 ?) (fille aînée de Josse, vicomte d’Audenarde, seigneur de Kerckhove et Calberghe, Lieutenant & Haut-Bailli du Pays d’Alose, et de Barbe Stommelincx)
thumb|center|Maison de Lalaing à Audenarde.
« La maison doit son nom à Philippe de Lalaing, gouverneur de la ville au . L'édifice fut construit en cinq phases successives : la partie la plus ancienne date des années 1600. La façade côté rue a pris son apparence actuelle au , l'intérieur fut également réaménagé à la même époque. Cet édifice a des fonctions multiples : l'atelier de restauration de tapisseries d'Oudenaarde, l'atelier de tissage VASA et un espace éducatif qui nous permet de suivre le procédé de la restauration et du tissage. L'atelier VASA tisse de nouvelles tapisseries à l'ancienne selon des dessins d'artistes contemporains. Des cours y sont organisés. Oudenaarde garde toujours vivante sa tradition textile, comme le démontre le concours triennal de création de cartons de tapisserie. Des artistes renommés, belges et étrangers, participent à chacune des éditions. Une tapisserie contemporaine sera réalisée d'après le dessin de Arne Quinze. »
thumb|center|L’hôtel de ville d'Audenarde de style gothique flamboyant (1525-1536), dont la première pierre fut posée par Philippe de Lalaing.
Maximilien-Joseph de Lalaing (~1676/77 + 19/04/1756 (Bruxelles)) Général-Major, Gouverneur de Bruges & du Territoire du Franc, Surintendant-Général de la Gendarmerie de la Province de Flandres, Député de l’État noble du duché de Brabant, comte de T(h)ildonck par sa (1°) femme, conseiller d’État d’Epée au Gouvernement des Pays-Bas Autrichiens, général d’artillerie. Charles Eugène de Lalaing d'Audenarde, né à Paris le , mort à Paris le est un général français, pair de France et sénateur du Second Empire, créé baron de l'Empire le , qui prit part aux batailles d'Austerlitz, d'Iéna, d'Eylau, de Friedland, d'Eckmühl, d'Essling, de Wagram, à la campagne de Russie, et à la guerre d'Espagne (1823) à la tête des escadrons de la maison militaire du roi. Grand-croix de la Légion d'honneur depuis le . Son nom figure à la de l'arc de triomphe de l'Étoile : LALAING D'AUDde. Jacques de Lalaing, (1858-1917), peintre et sculpteur
Armoiries gauche|vignette|Armoiries de Lalaing Les armes des Lalaing sont de gueules à dix losanges d'argent. Le cimier est une tête d'aigle dans un vol banneret d'or. La banche de Montigny, qui devint la branche principale au , brisait d'un lionceau de gueules sur le premier losange. Les surbrisures se faisaient en changeant la couleur du lionceau ou en les multipliant (Josse de Lalaing du vivant de son père Simon). Après le rachat de la terre de Lalaing par Josse, un conflit se mut entre les seigneurs de Bugnicourt et ceux de Lalaing à propos du port des armes plaines. Les premiers pouvaient légitimement se prévaloir des armes plaines en leur qualité d'ainés, mais les second y prétendaient également au motif qu'ils étaient les propriétaires de la terre ancestrale. Une convention fut passée entre Charles et Ponthus de Lalaing en 1504 : les aînés des deux branches s'autorisaient mutuellement à porter les armes plaines, charge à leurs cadets de choisir des brisures distinctives.