Les résistants du lycée Anatole-Le-Braz sont des lycéens et éducateurs du lycée Anatole-Le-Braz de Saint-BrieucAujourd'hui (2008) « collège Anatole-Le-Braz », dont les plus célèbres furent arrêtés pour faits de résistance le .
Georges Geffroy (né le Georges Geffroy, sur le site memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consulté le 26 décembre 2008.), Pierre Le Cornec (né le Pierre Le Cornec, sur le site memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consulté le 26 décembre 2008.), et Yves Salaün (né le Yves Salaün, sur le site memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consulté le 26 décembre 2008.) ont été condamnés à mort le Date indiquée par Pierre Le Cornec dans sa dernière lettre : sur le site majanissa.over-blog.com, consulté le 24 décembre 2008. et été fusillés le , au fort du Mont-ValérienC'est-à-dire quelques minutes avant les hommes du groupe Manouchian : « Hommage aux lycéens martyrs Saint-Brieuc : 60 ans après, Le Braz se souvient de la triple exécution. - Côtes-d'Armor », 22 février 2004, sur le site ouest-france.fr, consulté le 26 décembre 2008.. Selon Christian BougeardHistoire de la résistance en Bretagne, Éditions Jean-paul Gisserot, 1992, 47, ils sont les auteurs d'une opération dans laquelle ils tuent un militaire allemand isolé à Plérin, en lui volant son arme. Ils étaient en contact avec Yves Lavoquer, professeur de lettres au Lycée Anatole-Le-Braz et membre de Libération-Nord qui les avait dissuadés de s'attaquer à la prisonChristian Bougeard, Histoire de la résistance en Bretagne, Éditions Jean-paul Gisserot, 1992, 47.
Huit lycéens arrêtés le sont transférés au camp de transit de Compiègne puis déportés au camp de concentration de Neuengamme. Quatre y trouvent la mort. Un meurt d'épuisement peu après son retour. Trois seulement survivent à la déportation parmi ces huit« Le Braz : « N'oubliez jamais ! » - Saint-Brieuc », 11 décembre 2004, sur le site ouest-france.fr, consulté le 26 décembre 2008.. Pour l'un des survivants, Louis Le Faucheur, la libération a lieu le au camp de Wöbbelin où il avait été transféré après 11 mois passés à NeuengammeJean-Jacques Rebours, « Il y a 60 ans, la rafle du lycée Le-Braz - Saint-Brieuc », Ouest-France, 2 décembre 2003 .
Au total, en comptant les autres arrestations, avant ou après le , « 16 élèves de Le Braz seront déportés. 11 trouveront la mort ».
Un professeur et un pasteur furent également déportés. Le pasteur Crespin est mort en déportation.
Décorations En 1947, Georges Geffroy, Pierre Le Cornec et Yves Salaün ont été décorés de la médaille de la Résistance à titre posthume : Journal officiel de la République française, 13 juillet 1947, 6680, sur le site legifrance.gouv.fr, consulté le 29 décembre 2008..
En 1948Madeleine Blocher-Saillens, Jacques Blocher, Témoin des années noires : journal d'une femme pasteur, 1938-1945, Éditions de Paris, Paris, 1998, 201, le lycée a été décoré collectivement de la Croix de guerre 1939-1945 (citation à l'ordre de la division) dans les termes suivants
Mémoire Rues « des Lycéens-Martyrs » et « du pasteur Crespin » à Saint-Brieuc Monument, œuvre de Francis Renaud, dans la cour du collège Anatole-Le-Braz Noms de Georges Geffroy, Pierre Le Cornec et Yves Salaün gravés sur le monument en bronze en forme de cloche, œuvre de Pascal Convert au fort du Mont-ValérienPhotographie sur flickr.com, consulté le 24 décembre 2008. Rue « Pierre Le Cornec » à Étables-sur-Mer
Notes et références
Catégorie:Réseau ou mouvement de la Résistance française Catégorie:Histoire de Saint-Brieuc Catégorie:Résistance en Bretagne Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française