Robert Soblen né Ruvelis Sobolevicius le à Vilkaviškis et mort le à Londres, est un psychiatre américain d'origine lituanienne et espion soviétique.
Biographie Il est dans les années 1920 une figure des milieux trotskistes en France et en Allemagne et aurait, avec son frère, commencé à travailler pour le NKVD en 1931. Léon Trotski rompt avec eux en 1932 et Robert Soblen rejoint ses ennemis dans le Parti communiste d'Allemagne.
En 1941, Robert Soblen, son frère et leur famille émigrent aux États-Unis.
L'espion soviétique, producteur à Hollywood et plus tard agent double l'accuse d'activité d'espionnage. Durant la Seconde Guerre mondiale, le docteur Soblen aurait fourni aux Soviétiques des documents secrets de l'OSS et des informations sur la bombe atomique provenant des Sandia National Laboratories d'Albuquerque.
Soblen travaille comme psychiatre au New York's Rockland State Hospital quand il est arrêté en . Le Rockland State est un hôpital considéré comme progressiste pour son époque. Quinze ans après la guerre, le FBI l'arrête pour espionnage en temps de guerre.
En , il est condamné à la prison à vie. Soblen fait immédiatement appel et est libéré sous caution () en attendant son nouveau procès. Une leucémie incurable lui ayant été diagnostiquée, les agences de cautionnement refusent d'avancer la somme. Sa femme réussit à réunir d'économies et d'assurance-vie, et une connaissance, George Kirstein, éditeur de l'hebdomadaire libéral The Nation, fournit les restants. L'héritière Helen Lehman Buttenwieser est persuadée de garantir la caution. Elle est alors l'associée de l'avocat de Soblen, Ephraim S. London, et elle-même l'avocate d'Alger Hiss, fonctionnaire américain accusé d'espionnage au profit de l'URSS.
Le FBI ne place pas Soblen sous surveillance, estimant faible son risque de fuite à l'étranger du fait de sa maladie et du montant élevé de sa caution, fournie par des personnes privées qui, dans ce cas, perdraient leur argent. Lorsque le dernier appel est rejeté, en , Soblen s'enfuit pour Israël, qui garantit à tous les Juifs un droit du retour. Il est pourtant rapidement expulsé, ce qui ouvre une polémique en Israël parmi les Juifs estimant inviolable le droit de retour. Il est avec Joseph Joanovici et Meyer Lansky l'un des trois seuls juifs qu'Israël a extradés« Quand la justice américaine s'inquiète de la loi du retour », Le Monde, 23 décembre 2008.. Soblen se poignarde dans l'avion qui le ramène aux États-Unis et doit être débarqué à Londres. Les médecins britanniques indiquent que sa leucémie est dormante et qu'il peut encore espérer vivre plusieurs années. Alors que Royaume-Uni a rejeté sa demande d'asile politique et qu'il va être de nouveau expulsé, il avale une dose mortelle de barbituriques.
Son frère Jack Soble et son épouse sont également condamnés pour espionnage en 1957.
Notes
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