Le fort de Nogent ou fort de Nogent-sur-Marne est un fort français faisant partie des fortifications de Paris.

Malgré son nom, et selon la pratique voulant qu’un fort soit baptisé du nom de la ville qu’il défend, le fort de Nogent est situé à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) et non à Nogent-sur-Marne.

Il héberge aujourd’hui le groupement du recrutement de la Légion étrangère (GRLE).

Construction Le fort de Nogent fait partie des seize forts construits pour protéger Paris, conformément aux instructions en d’Adolphe Thiers, chef du gouvernement du roi . Il est construit de à sous les directives de Guillaume Dode de la Brunerie.

Il est délimité par un rempart bastionné de de côté, d'inspiration « Vauban ». L'entrée principale se fait par le boulevard du 25-août-1944. Une autre entrée existe sur le boulevard de Strasbourg.

Siège de 1870

Lors du siège de Paris de 1870, il est commandé par le commandant Pistoulet (retraité), l’artillerie est commandée par le chef d’escadron David, le génie est commandé par le chef de bataillon Revin et le service de santé par le médecin major de la marine Aude (en date du ).

L’infanterie est composée des , et compagnies de ligne ( et huit officiers), du et de deux compagnies du des mobiles de la Seine ( et ). Tous ces mobiles sont dirigés sur Saint-Denis le .

L’artillerie est composée de la batterie bis du ( et deux officiers), le génie de et deux officiers et l'administration du Service des subsistances () et du Service de santé (trois infirmiers et trois médecins).

L’armement est de rayés de 24 avec , de 12P avec , 8 de 12S avec , 5 de 4C avec , lisses de 16 avec , obusiers de 12 avec , de 16 avec , de 22 avec , de 15 avec , de 22 avec et de 27 avec . modèle 1866 et modèle 1863.

En , des tentatives de percée des lignes ennemies partent du fort.. Mais les troupes françaises ne réussissent pas à rompre l'encerclement à Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne et Bry-sur-Marne. En , les canons prussiens bombardent le fort. Conçu selon les traditions de Vauban, le fort est mal équipé pour résister à un déluge d'obus de marine ; les casernes deviennent vite intenables. Cependant le fort ne tombe pas. Il est livré aux Prussiens lors de la reddition du .

Combats de 1944 Le , et , de violents combats opposent les soldats de la Feldgendarmerie installés dans le fort aux membres des organisations de résistance. Les occupants sont chassés, mais sont tués lors de ce combat contre les AllemandsRécit de la libération de Fontenay sous bois par un témoin., dont le dernier geste est de bombarder la gare de marchandises.

Refuge en 1958 Pour quelques mois à partir du , le fort abrite des Algériens recherchés par le FLN pour avoir choisi la France.

Centre d’internement en 1961 À l’issue de la guerre d’Algérie, le fort devient un centre d’internement. En , près de ayant participé à la tentative de putsch y sont mis aux « arrêts de forteresse » dans l’attente d’un procès ou d’une nouvelle affectation. Leur internement dure près de deux mois.

Centre d'hébergement d'urgence de l’Armée du salut De l'hiver - à l'hiver - , le fort abrite un centre d'hébergement d'urgence de l’Armée du salut, ouvert de début décembre à fin marsNogent Citoyen, 21 décembre 2009La Croix, 30 novembre 2010. En , les d'hébergement sont remises à disposition de l'armée pour accueillir les soldats mobilisés par le plan VigipirateLe Parisien, 28 octobre 2015.

Usage actuel La Légion étrangère En , la Légion étrangère s’y installe pour implanter le détachement de Légion étrangère de Paris (DLEP) qui devient en la compagnie de transit de la Légion étrangère (CTLE).

Aujourd’hui, il abrite le groupement du recrutement de la Légion étrangère (GRLE).

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Références

Lien externe Site du GRLE

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