Le Bofors L/60 est un canon antiaérien conçu par l’armurier suédois Bofors au début des années 1930. Il a été conçu comme un canon intermédiaire polyvalent. Sa version initiale était baptisée 40L60, car le tube a une longueur théorique égale à le calibre. Il fut fabriqué en Suède par la société Bofors elle-même, mais également sous licence dans de nombreux autres pays. Il gagnera un statut prestigieux grâce à son efficacité et son grand succès lors de la défense londonienne de la bataille d'Angleterre.
Il entre sur le marché d'exportation vers 1932 et était en service dans en 1939, à l'entrée de la Seconde Guerre mondiale². Une grande partie des nations impliquées dans la Seconde Guerre mondiale l'ont utilisé sous des versions différentes. Dans l'après-guerre, le modèle est adapté en L/70, mais le modèle L/60 a longtemps continué d'être utilisé en raison du nombre massif de canons excédentaires. Certains seront utilisés jusqu'à la guerre du Golfe et de Yougoslavie. De nombreuses versions sont toujours en service dans les années 2020.
Conception En 1928, la marine suédoise signait un contrat avec la société Bofors afin d'améliorer les canons antiaériens sur base des modèles Vickers de calibre dont elle était alors équipée"Bofors de 40 mm". Encyclopédie des armes : Les forces armées du monde (in French). Vol. II. Atlas. 1986. pp. 1749–1753.. À l’été 1930, après plusieurs modèles d'essai, Bofors atteint une cadence de tir acceptable et commence à élaborer un prototype.
Au cours de cette période, l'entreprise allemande Krupp achète un tiers des actions de Bofors et met à jour les usines. Toutefois, le projet du aurait été gardé secret.
Le prototype, achevé en , tirait des salves de deux et trois coups. En fin d'année, il atteignait les par minute. La première version commandée par la marine suédoise était destinée à être utilisée sur des sous-marins car le gros calibre permettait au canon d'être utilisé à la fois comme canon antiaérien et contre des navires plus petits.
Les premières commandes pour les versions terrestres datent d' pour l'armée belge ; suivent ensuite la Pologne, la Norvège et la Finlande.
Historique
Le Bofors fut utilisé sur presque tous les navires britanniques et américains de 1943 à 1945. Équipé du nouveau système de visée Mark 51, il devint une arme redoutée, à laquelle ont été attribués la moitié des appareils japonais abattus entre le et le .
Un canon construit aux États-Unis coûte environ en ..
En France, où le Bofors avait été adopté en 1939, la version Canon antiaérien de 40 Bofors en France était encore en service dans les régiments d'artillerie « sol-air » de l'Armée française dans les années 1960, en particulier au d’artillerie antiaérienne de marine () à Colmar, devenu le d'artillerie le Historique du , ou le d'artillerie à Reutlingen et Tübingen en R.F.A. jusque dans les années 1980 avant d'y être remplacé par le Canon Mitrailleur de 20 mm sur affût tracté antiaérien 53 T1 - F1, fabriqué par GIAT Industries.
Dans la Marine française, ce canon équipait les patrouilleurs de la classe P400, dont le dernier sera désarmé en 2022.
Caractéristiques Le Bofors de calibre est d'origine suédoise. Portée utile en antiaérien : par autodestruction de l'obus ; en antipersonnel : ; en antichar : ; portée maximale supérieure à .
Masse de l'obus antiaérien pour d'explosif. Le coup complet (douille, obus et charge propulsive) a une masse de .
Généralement, quatre coups sont réunis sur une lame-chargeur, pour être introduits facilement à la main dans la trémie située sur la face supérieure de la pièce. La trémie peut recevoir deux lames, soit huit coups, qui seront tirés en quatre secondes. Sur la plateforme tournante de la pièce, une étagère peut contenir sept lames supplémentaires (, soit quatorze secondes de tir), que le servant pourvoyeur pourra amener successivement dans la trémie pendant le tir. Un servant au sol peut introduire de l'extérieur de nouvelles lames dans l'étagère de la plate-forme si nécessaire.
Vitesse initiale à la sortie du tube.
Cadence de tir par minuteLes armements de défense anti-aérienne par canons et armes automatiques, publié par le Comité français pour l’histoire de l’armement terrestre..
Au moins pour le modèle encore en service dans l'armée de terre française dans les années 1970, chaque pièce avait deux tubes : un en place sur la pièce, l'autre en réserve dans une caisse. Le tube est assemblé sur la pièce par un filetage interrompu, permettant son démontage par rotation d'un sixième de tour : ceci permettait, après démontage, de laisser refroidir le tube utilisé tout en conservant la pièce en service avec le second tube remonté en place. L'opération de changement de tube nécessitait au moins trois servants et pouvait être faite en environ par une équipe bien entraînée ; en école à feu, le changement de tube se faisait tous les . Le tube de réserve dans sa caisse était transporté dans le camion GMC CCKW tracteur de la pièce.
Outre l'obus anti-aérien, il existait un autre obus explosif pour usage antichar et un obus d'exercice non explosif (surnommé « boulet »).
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Bofors 57 mm L/70
Liens externes Le canon de 40 sur Basart 40 MM Antiaircraft Gun, OP 820, 1943, is a US Navy service manual, en anglais daté 1943.
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