Mohamed Ben Daoud, connu sous le nom de colonel Ben Daoud, est un militaire français, né en , mort le Dossier : LH/1892/60. Il fut le premier Saint-Cyrien algérien et l'un des premiers officiers musulmans de l'armée française, avant d'être naturalisé français.
Biographie Né en à Bou-Rechach (El Amria) près d'Oran, il est le fils d'El Seïd Mohamed Ben Daoud, l'agha des Douairs.
Ancien élève du collège arabe d'Alger, il s'inscrit en 1855 comme élève étranger à l'école militaire Saint-Cyr, d'où il est promu sous-lieutenant en 1858. (Un document de l'armée française publié en 1853 indique que Mohammed Ben Daoud a été nommé lieutenant le au bataillon d'Alger.)
Il participe à la Campagne d'Italie (1859) et à la Guerre franco-allemande de 1870 comme capitaine du de chasseurs d'Afrique. Il est fait prisonnier du au Dossier : LH/1892/60.
Réalisant une brillante carrière dans l'armée, il est naturalisé français en 1878 puis est promu colonel au de spahis algériens en 1889.
Il est élevé en 1902 au grade de grand officier de la Légion d'honneur.
Citation célèbre Il existe une citation célèbre qui a immortalisé le nom de ce militaire algérien engagé dans les rangs de l’armée française. En darija algérienne, elle dit : « Arabi yqaʿd arabi walou l-kolonel Ben Daoud » ce qui signifie : « Un arabe reste un arabe, même si c'est (un) le colonel Ben Daoud. »L’histoire raconte que, lors d’une soirée dansante organisée par les Français, le colonel Ben Daoud voulut y assister, mais on lui refusa l’entrée sous prétexte qu’il était arabe et que les Arabes n’étaient pas autorisés à participer aux fêtes des Français. Il sortit furieux et lança cette phrase, devenue célèbre dans toute l’Algérie.
Une autre version raconte que le colonel Ben Daoud, se préparant pour une mission militaire, demanda à une infirmière militaire de chercher un dossier pour lui, mais elle refusa sa demande. Lorsqu’il tenta de la convaincre en invoquant sa responsabilité et son grade, elle se moqua de lui en lui rappelant son origine arabe.
Une troisième version affirme qu’une dame refusa de lui permettre de lui baiser la main lors d’un bal aristocratique, se moquant de lui et de son origine.
Cette anecdote est considérée comme l’un des cas les plus célèbres de discrimination raciale dans l’histoire française en Algérie.
Distinctions (1902) Commandeur de la Légion d'honneur (1890) Officier de la Légion d'honneur (1875) Chevalier de la Légion d'honneur (1864) Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859)
Hommages Une avenue d'Oran est baptisée à son nom.
Bibliographie Ernest Gay, L'Algérie d'aujourd'hui, Combet, 1901, 259
Références
Catégorie:Militaire algérien du XIXe siècle Catégorie:Militaire algérien du XXe siècle Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en juin 1837 Catégorie:Naissance en Algérie française Catégorie:Décès en juillet 1912 Catégorie:Suicide par arme à feu en Algérie Catégorie:Décès à 75 ans