L'Armée royale du Maroc est l'armée de terre des Forces armées royales du Maroc. Elle a été créée au lendemain de l'indépendance du pays en 1956 par le roi Mohammed V, grand-père de Mohammed VI, roi actuel du Maroc.

En 2019, elle comptait environ Sur un total de pour l'ensemble des forces armées marocaines (plus réservistes) - The Military Balance 2007, The International Institute For Strategic Studies, Oxford Central University Press. Selon Forecast International, l'ensemble des forces armées marocaines comptait en 2004 (plus réservistes) - http://www.telquel-online.com/archives/226/maroc2_226.shtml.

Histoire Les Forces armées royales marocaines, ainsi nommées depuis 1956, correspondent à la garde royale moderne. La garde royale est une vieille institution marocaine fondée par l’émir almoravide Youssef Ibn Tachfine en 1088.

Les forces militaires du Maroc ont combattu lors de la bataille des Trois Rois contre le Portugal en , pendant la bataille d'Isly contre la France en , lors de la guerre contre l'Espagne en , lors de la guerre contre la France (1907-1912).

Durant le protectorat français (1912-1956), de nombreux marocains étaient recrutés pour servir dans les régiments de spahis et tirailleurs de l'Armée d'Afrique. Plus de marocains (dont des goumiers) combattirent aux côtés des Forces françaises libres en Afrique du Nord, en Italie et en France au cours de la Seconde Guerre mondiale. De nombreux marocains participèrent aussi de 1946 à 1954 à la guerre d'Indochine au sein du corps expéditionnaire français. Les français recrutaient de préférence parmi les populations rurales berbères.

L'armée espagnole utilisa aussi de nombreux soldats marocains recrutés dans le protectorat espagnol, à la fois pendant la guerre du Rif de 1921-26 et la guerre d'Espagne de 1936-39. Les Regulares marocains et la Légion espagnole formaient l'élite de l'Armée d'Afrique. Une gendarmerie para-militaire sur le modèle des goumiers français, le Mehal-la Jalifianas était employée à l'intérieur du protectorat.

vignette|Les protectorats avec l'enclave d'Ifni. L'Armée de libération nationale (en ) était une force qui combattait pour l'indépendance du Maroc du au . En 1956, certaines de ses unités commencèrent à s'infiltrer à Ifni et dans d'autres enclaves du Maroc espagnol, ainsi qu'au Sahara espagnol, pour les rattacher au Maroc. Au début, elles reçurent un important soutien du gouvernement marocain.

Avec la fin des protectorats en 1956, quatorze mille soldats de l'armée française et dix mille de l'armée espagnole furent transférés aux Forces armées royales nouvellement créées. Ce nombre fut augmenté d'environ cinq mille anciens combattants de l'Armée de Libération (ALN). Environ 2000 officiers et sous-officiers français restèrent un moment au Maroc, jusqu'à ce que les programmes de formation intensive des écoles militaires de Saint-Cyr, Tolède et Dar al Bayda (Meknès) aient produits un nombre suffisant d'officiers marocains.

L’institutionnalisation des FAR a officiellement été fixée par un dahir du , complété par un dahir du suivant lui faisant prendre effet à compter du précédent.

Au Sahara occidental, l'Armée de libération rallia de nombreuses tribus sarahouies et provoqua une révolte à grande échelle, la guerre d'Ifni. Au début 1958, le roi du Maroc réorganisa les unités de l'Armée de libération combattant au Sahara occidental et les renomma Armée de libération du Sahara. La révolte du Sahara espagnol fut brisée en 1958 par une offensive franco-espagnole. Le roi du Maroc signa alors un accord avec l'Espagne, par lequel il garantissait le contrôle de sa frontière sud, et une partie de l'Armée de libération fut intégrée dans les Forces armées marocaines..

La veille de l'indépendance, le Maroc disposait déjà d'un officier général français en la personne du Général de Brigade Benhammou Kettani. À ce jour le plus haut grade octroyé dans l'histoire des FAR est celui de Maréchal, son seul détenteur a été le Mohamed Belkacem Zahraoui Meziane, maréchal en 1970. Quant au plus jeune officier supérieur, hors famille royale, de l'histoire des FAR il s'agit du Lieutenant-Colonel M'hamed Ababou, mort en 1971 à .

L'armée a combattu pendant la guerre des Sables en , contre l'Algérie ; puis sur le front du Golan en contre Israël lors de la guerre du Kippour. C'est en 1960 au Congo (Kinshasa) que l'armée marocaine sous le commandement du général Kettani avait créé un état-major et 3 bataillons. Elles ont aussi contribué à sauver le régime zaïrois en 1977 lors des guerres du Shaba et affronté le Front Polisario pour le contrôle du Sahara occidental, construisant et surveillant le mur des Sables. Elles sont également intervenues en en 1993 et au Kosovo en 1999.

Le , elles ont défilé sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris (France), ce qui était alors exceptionnel pour une armée non française, à l'invitation de Jacques Chirac, le président de la République française de l'époqueMinistère de la Communication du Maroc..

Ensuite, elles participent aux missions de paix (MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR).

L'Armée royale depuis 1990 Structures L'armée marocaine est composée de cinq branches : issu de . qui totalisent et . Branche Personnel Création Armée royale 1956 30px|alt=drapeau de l'armée de l'air marocaine Forces royales air Le Monde, , 2010, 1956 30px|alt=drapeau de la marine marocaine Marine royale 1960 Gendarmerie royale 1956 Garde Royale 1088. * Total -

Exercices internationaux Depuis 2004, les Forces armées royales marocaines mènent l’Exercice African Lion avec l'United States Africa Command. Initialement bilatéral, il est devenu annuel et multinational.. Cet exercice est destiné à promouvoir l'interopérabilité et la compréhension mutuelle des tactiques, techniques, procédures et préparations opérationnelles, ainsi que les relations entre les deux pays. En 2013, cet exercice a été annulé unilatéralement par le Maroc. Fin 2008, la Brigade d'Infanterie Parachutiste ( BIP) a mené un exercice conjoint avec le Royal Gibraltar Regiment britannique, chargé de la défense de Gibraltar'African Adventure', Air International, January 2009, . Le port du voile n'est pas autorisé au regard de l'égalité entre les sexes.

Organisation de l'armée royale en février 2018 Selon l'étude de Josep Baqués : brigade royale blindée, dite , équipée de T-72B, d'AMX-10 RC et de VAB-VTT Guercif : 1 groupe d'escadrons blindés (GEB), 1 groupement logistique Taourirt : 1 GEB, 2 bataillons motorisés Taza : d'artillerie royale (GAR) avec artillerie tractée

brigade mécanisée d'intervention (BIM), Errachidia 3 régiments d'infanterie mécanisée (RIM) sur M113, 2 GAR, 1 groupement logistique 1 GEB (le ), équipé de chars M60A3, en cours de remplacement par des M1A1 SA Il est prévu de transformer cette brigade en BRB, en lui adjoignant un GEB, probablement celui de Missour.

brigade mécanisée d'intervention (BIM), Ouarzazate 3 RIM sur M113, 2 GAR, 1 groupement logistique 1 GEB (le ), sans doute équipé de chars M60A3

brigade d'infanterie ou brigade d'infanterie motorisée (BIM) à Tan-Tan Au moins 1 GEB, 1 RIM et 1 GAR équipé de canons automoteurs M-109A5

brigade d'infanterie parachutiste (BIP), Rabat

brigade d'infanterie parachutiste (BIP), Ben Guerir

Les deux brigades parachutistes ont déployé des groupes tactiques à Es-Semara et Laâyoune. Elles sont équipés de Hummer, certains armées de mitrailleuses Browning M2, d'autres de mitrailleuses KPV ou de missiles 9M113 Konkurs. Chacune des deux brigades possède une compagnie spéciale de combat en montagne.

Centre d'instruction des troupes aérotransportées, Rabat

École d'infanterie, Ben Guerir

Brigade légère de Sécurité (BLS) 6 groupements légers de sécurité (GLS), à Rabat, Casablanca, Fès, Es-Semara, Laâyoune de commandement, d'appui et de services (GCAS)

Autres unités 1 GEB et le groupement d'escadrons à cheval (GEC) à Oujda 1 GEB à Missour, équipé de chars VT-1A GEC et deux bataillons d'infanterie en secteur (BIS) à Khénifra 1 GEB à Outat El Haj 1 GEB à Khouribga 1 GEB et 2 BIS à Zag 1 GEB et 1 GAR (artillerie tractée) à Sidi Ifni 1 GEB et le centre d´instruction des blindes (CIB) à Meknès Des blindés à Es-Semara et Laâyoune Un BIS, à Nador Deux BIS à Abteh Deux BIS à Le bataillon de chasseurs de l'Atlas ( bataillon de skieurs) à Kasba Tadla, avec le centre d'instruction de haute montagne (CIHM) à Oukaïmden. Le GAR à Midelt, équipé de lance-roquettes multiples chinois PHL-03/AR2, d'automoteurs M-109 et sans doute de missiles sol-air . Le GAR à Fès, peut-être équipé de lance-roquettes 11 Groupements Des Makhzen Frontière du Forces auxiliaires, comprend : Unités Makhzen au Secteur (MMS) 4 Commandos De la marche verte (CMV) Escouade de reconnaissance des Forces Auxiliaires Motorisées (GMM) Makhzen méharistes

Armement

Armes de poing TT-33 () MAC 50 () MAB PA15 (France) Glock 17 () Beretta 92 ()

Fusils d'assaut M16A1/ M16A2/ M4A1 et M16A4. () Steyr AUG () AKM-59 ()et ses variantes chinoises (Fusil Type 56), finlandaises (Valmet M76), roumaines(AIM) et yougoslaves (Zastava M70) VCD 15 () HK G3 () Beretta AR70/90 () FN FAL () FN CAL () SAR-21 () L85 ( Angleterre) FN SCAR (Belgique)

Mitrailleuses FN Minimi () PK & PKM () M249 () FN MAG () Ultimax 100 () Browing M2 ( États-Unis- Belgique)

Autres Fusils de précision M24 (États-Unis) AWP (Angleterre ) PGM .308 (France) PGM Hécate II (France) FR-F2 (France) HK PSG1 (Allemagne) Pistolets-mitralleurs HK MP5 A1...A5 (Allemagne ) Beretta M12 (Italie)

Chars de combat Le Maroc dispose de en 2024. Matériel Origine Quantité RemarquesM60-A3TTS 880 Les 60 premiers ont été livrées clandestinement en 1973.. Version modernisée du M60-A3vignetteM1A1 SA+ M1A2 400 Version Special ArmorvignetteT-72 B/V 250 Brigade russevignetteMBT-2000 VT A1 54Version chinoisevignette

Véhicules blindés légers Et de 2348 véhicules de combat blindés en 2017 Matériel Origine Quantité En service Mise en service RemarquesM113A1 1480 1480 1979-2018 Chiffre toutes versions confonduesOtokar Cobra II2002002024AIFV 110 110 Livrés entre 2008 et 2009. Surplus Belges AMX-10 RC 110 108 1981 BMP-1 50 50 SK-105 Kürassier 105 45 1985 AMX-10 P 10 10 OT-64 100 ? BMP-360N/C

Engins à roues vignette|Un VAB marocain en service avec la MONUSCO en république démocratique du Congo, 2014. Matériel Quantité En service Mise en service Remarque HUMVEE 4000 4000 VAMTAC 1600 1600 VLRA 600 600 VAB VTT 320. 320 1979 150 modernisés en 2012 VAB VCI 235 50 - 235 1979AML-90 (canon) 140 (en 2007) 140 1966 AMX-10 RC 100 100 7272Camion tracteur 8x8 UR-416 55 55 ERC-90 Lynx 56 55 AML-60 (mortier) 35 ou 38 35 ou 38 1966 EBR-75 34 34 1970 Ratel 20 30 30 1981 Ratel 90 30 30 1981 Whap. 150. 150 ont été commandés

Artillerie tractée vignette|Des canons marocains. De droite à gauche : deux obusiers M101, un canon L-118 et deux mortiers de . Matériel Quantité En service Mise en service Remarques FH-70 35 - 123 123 1996 M198 92 92 L-118 30 + 6 (prévus) 56 1980 Remis à niveau M-1950 35 35 1972 Modèle à confirmer M-46 54 34 1981 M-114 20 20 1976 M101 45 18 1970

Canons automoteurs vignette|Des M109A5 lors d'un exercice en 2012. 448 canons automoteurs Matériel Quantité ObservationM-109 357 versions: A1/A2/A3/A4/A5 F3 98 En cours de remplacement par des M-109Mortier de sur VAB 63M-110 60 Camion équipé d'un système d'artillerie (CAESAR)36AMX Mk61 20 20 atmos 200036livraison vers juin juillet 2027

Véhicules de lutte anti-aérienne vignette|Un M163 VADS marocain en 2006. Matériel Quantité En service Mise en service Remarques M163 VADS 60 (en 2007) 115 ZSU-23-4 Shilka 90 (en 2007) 90 Tunguska M-1 12 (en 2007) 12

Véhicules anti-char Matériel Quantité En service Mise en service Remarques M901 ITV 1893 1890 1999

Lance-roquettes multiples