Betty Stockfeld est une actrice australienne, née Elisabeth Stockfield à Sydney (Australie) le et morte d'une leucémie le à Tadworth, dans le comté de Surrey (Angleterre).

Biographie Elizabeth Stockfeld, fille d’un homme d’affaires australien, Harry Hooper Stockfeld, et Susan Elizabeth Evans, est arrivée à Londres avec sa famille en 1914 au début de la guerre. Ils furent donc dans l'impossibilité de retourner en Australie. Elle passa la majeure partie de sa vie à tour de rôle en France et au Royaume-Uni. À Paris, Betty Stockfeld fréquenta temporairement l’école et y appris le français et suivit des cours de comédie à la London School of Dramatic Art.

Elle fut mariée à Aubrey St. John Edwards, jusqu'à sa mort en .

Carrière Elle fait sa première apparition sur scène en au Duke of York Theatre de Londres, où elle joue pour la première fois en tant que choriste dans la pièce London Calling. L’année suivante, la jeune artiste se rend aux États-Unis en tant que membre d’un groupe de revues et y fait ses débuts le dans le cadre de la Charlot Revue au Selwyn Theatre de New York. Un voyage ultérieur à Hollywood en 1926 lui a également permis de faire sa première mais très courte apparition aux côtés des stars Victor McLaglen et Dolores del Rio dans Au service de la gloire, un film muet de Raoul Walsh.

De retour en Angleterre, Betty Stockfeld a continué de jouer sur les scènes londoniennes et elle a régulièrement interprété de petits rôles dans des films sonores. Dès le début, en 1930, elle a la grande chance d’être mise en valeur aux côtés de la star du cinéma polonais parlant Jan Kiepura. Au cours de cette décennie et jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, Betty Stockfeld apparaît de part et d’autre de la Manche dans une cinquantaine de films, dont Ils étaient neuf célibataires de Sacha Guitry (1939), devenant ainsi l’incarnation d’une entente cordiale artistique entre le Royaume-Uni et la France. Selon Olivier Barrot et Raymond Chirat, « En France, les producteurs comprennent vite que son apparition illumine à elle seule les vieux fonds de tiroirs. Ils gagnent à chaque mauvais coup »Olivier Barrot et Raymond Chirat, Inoubliables, aussi, elle ne cesse pas de tourner jusqu'en 1940. L’occupation de la France par les forces de la Wehrmacht met brusquement fin à ses activités sur le continent. Betty Stockfeld, qui est immédiatement retournée dans sa Grande-Bretagne d’adoption, reprend son travail au théâtre, les offres de films ne suivant que sporadiquement durant les années de guerre. Elle reparaît sur les écrans français au début des années 1950 dans quelques seconds rôles, dont Édouard et Caroline de Jacques Becker et Je plaide non coupable de Edmond T. Gréville.

Au théâtre, on la voit désormais dans des pièces d’origine allemande, notamment dans le drame de Carl Zuckmayer, Le Général du diable (1945) avec Trevor Howard pour partenaire. En 1956, elle joue successivement sous la direction de Peter Zadek au New Lindsey Theatre Club de Londres dans Les Bonnes de Jean Genet et La Sonate et les trois messieurs ou Comment parler musique de Jean Tardieu .

Filmographie 1926 : Au service de la gloire (What Price Glory) de Raoul Walsh 1931 : Blanc comme neige de Francis A. Elias, Camille Lemoine et Jean Choux 1931 : Captivation de John Arvel 1931 : City of Song de Carmine Gallone 1931 : Seventy Seven Park Lane d'Albert de Courville (version anglaise du film 77, rue Chalgrin) 1931 : Une nuit à l'hôtel de Leo Mittler 1932 : Life Goes On de Jack Raymond 1932 : Money for Nothing de Monty Banks (version anglaise du film L'Amour et la Veine) 1932 : Monsieur Albert de Karl Anton 1932 : Le Roi des palaces de Carmine Gallone 1932 : King of the Ritz de Carmine Gallone et Herbert Smith (version anglaise du film précédent) 1932 : The Impassive Footman de Basil Dean 1932 : The Maid of the Mountains de Lupino Lane 1933 : Anna One Hundred de Henry Edwards 1933 : L'Abbé Constantin de Jean-Paul Paulin 1933 : La Garnison amoureuse de Max de Vaucorbeil 1933 : Lord of the Manor de Henry Edwards 1933 : Le Sexe faible de Robert Siodmak : Dorothy Freeman 1934 : La Bataille de Nicolas Farkas 1934 : Hara Kiri de Nicolas Farkas et Robert Stevenson (version anglaise du film précédent) 1934 : Brides to Be de Reginald Denham 1934 : The Man Who Changed His Name de Henry Edwards 1934 : Trois de la marine de Charles Barrois 1934 : Le Voyage imprévu de Jean de Limur 1934 : Runaway Ladies de Jean de Limur (version anglaise du film précédent) 1935 : Arènes joyeuses de Karl Anton 1935 : Fanfare d'amour de Richard Pottier 1935 : The Lad de Henry Edwards 1935 : Le Vagabond bien-aimé de Curtis Bernhardt 1935 : The Beloved Vagabond de Curtis Bernhardt (version anglaise du film précédent) 1936 : L'Ange du foyer de Léon Mathot 1936 : Club de femmes de Jacques Deval 1936 : Dishonour Bright de Tom Walls 1936 : Under Proof de Roland Gillett 1936 : Une gueule en or de Pierre Colombier 1937 : Qui est l'ami de Madame ? (Who's Your Lady Friend?) de Carol Reed 1938 : Les Femmes collantes de Pierre Caron 1938 : I See Ice d'Anthony Kimmins 1938 : Les Nouveaux Riches d'André Berthomieu 1938 : Son oncle de Normandie de Jean Dréville 1939 : Derrière la façade d'Yves Mirande et Georges Lacombe 1939 : Frenesia de Mario Bonnard 1939 : Les Gangsters du château d'If de René Pujol 1939 : Sur le plancher des vaches de Pierre-Jean Ducis 1939 : Ils étaient neuf célibataires de Sacha Guitry : Margaret Brown 1940 : Le Président Haudecœur de Jean Dréville 1940: Elles étaient douze femmes d'Yves Mirande et Georges Lacombe 1941: Hard Steel de Norman Walker 1942: Forteresses volantes (Flying Fortress) de Walter Forde 1949: The Girl Who Couldn't Quite de Norman Lee 1950 : Édouard et Caroline de Jacques Becker : Lucy Barville 1953: Dear Octopus (téléfilm) 1954 : Les Amants du Tage d'Henri Verneuil : Maisie 1955 : Je plaide non coupable de Edmond T. Gréville: Madame Roper 1957: Un yacht nommé Tortue de Wendy Toye 1960: The Richest Man in the World (téléfilm) de George R. Foa 1961: The Romantic Young Lady (téléfilm) de Ronald Marriott et Richard Sidwell

Théâtre

? : Le Général du diable (1945) de Carl Zuckmayer 1956 : Les Bonnes de Jean Genet, mise en scène de Peter Zadek 1956 : La Sonate et les trois messieurs ou Comment parler musique de Jean Tardieu, mise en scène de Peter Zadek 1957 : L'Habit vert de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, mise en scène de Marcel Cravenne .

Bibliographie Olivier Barrot et Raymond Chirat, Inoubliables ! Visages du cinéma français 1930-1950, Paris, Calmann-Lévy, 1986

Notes et références

Liens externes

L'@ide-Mémoire

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