thumb|upright|Blason du de Paris. thumb|upright|Logo du de Paris. Le de Paris est un des vingt arrondissements de Paris, en France. Il est situé sur la rive droite de la Seine entre les places de la Nation, de la République et de la Bastille.
Arrondissement moins touristique que les arrondissements situés plus à l'ouest, le a joué un rôle exceptionnel dans l'histoire de Paris et de la France. Il fut au cœur du Paris révolutionnaire et des grandes révoltes ouvrières du . Autrefois quartier ouvrier accueillant un tissu dense d'entreprises artisanales, le est aujourd'hui un arrondissement surtout résidentiel mais aussi « branché », notamment vers la place de la Bastille, la rue Oberkampf, la Rue Saint-Maur ou la rue de Lappe, en raison de l'installation de nombreux bars et discothèques.
Aux termes de l'article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales, il porte également le nom d'« arrondissement de Popincourt »Source : article R. 2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), sur Légifrance., mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.
Géographie Le est situé dans l'est de la ville, sur la rive droite de la Seine. Bordé au nord par le à l'ouest par les et , au sud par le , à l'est par le . La superficie du est de Site de la mairie du , ce qui le classe en des plus grands arrondissements du Paris intra-muros.
Il a globalement la forme d'un quadrilatère dont les sommets sont respectivement situés au carrefour de Belleville, ainsi qu'aux places de la Nation, de la République, et de la Bastille.
Il est encadré par les voies suivantes : au sud, la rue du Faubourg-Saint-Antoine, l'avenue du Trône ; à l'ouest, le boulevard Beaumarchais, le boulevard des Filles-du-Calvaire et le boulevard du Temple ; au nord, la rue du Faubourg-du-Temple ; à l'est, le boulevard de Charonne, le boulevard de Ménilmontant et le boulevard de Belleville.
Quartiers administratifs vignette|250px|Les quartiers du . Comme chaque arrondissement parisien, le est divisé en quatre quartiers administratifs. Du nord au sud de l'arrondissement, les quartiers sont : Quartier de la Folie-Méricourt ( de Paris) limité au nord par la rue du Faubourg-du-Temple, à l'est par le boulevard de Belleville, à l'ouest par le boulevard du Temple et au sud par la rue Oberkampf ; Quartier Saint-Ambroise ( de Paris) limité au nord par la rue Oberkampf, à l'est par le boulevard de Ménilmontant, à l'ouest par le boulevard des Filles-du-Calvaire et une partie du boulevard Beaumarchais et au sud par la rue du Chemin-Vert ; Quartier de la Roquette ( de Paris) limité au nord par la rue du Chemin-Vert, à l'est par le boulevard de Ménilmontant et une partie du boulevard de Charonne, à l'ouest par une partie du boulevard Beaumarchais, la place de la Bastille et au sud par une partie de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et par la rue de Charonne ; Quartier Sainte-Marguerite ( de Paris) limité au nord et à l'ouest par la rue de Charonne, à l'est par le boulevard de Charonne, et au sud par la rue du Faubourg-Saint-Antoine.
Historique Un quartier de faubourgs vignette|Le faubourg Saint-Antoine. Quartier populaire situé à l’extérieur de la ville, l'actuel s'est constitué autour de deux faubourgs de l'est parisien : le faubourg du Temple au nord, et le faubourg Saint-Antoine au sud. Le premier naît autour de l'enclos du Temple, et le second autour de l'abbaye Saint-Antoine-des-Champs.
Au nord, le quartier de Charonne abritait plusieurs congrégations religieuses. Seuls le couvent de la Madeleine de Traisnel et le couvent des Bénédictines du Bon-Secours ont survécu à l’urbanisation.
Au sud, l’histoire du se confond avec celle du faubourg Saint-Antoine. Réputé pour ses ébénistes et artisans de l’ameublement, ce faubourg conserve de nombreuses cours et passages témoignant de cette activité dans l'arrondissement : le passage du Cheval Blanc, la cour Viguès, la cour de l’Étoile d’Or, la cour des Trois Frères, la cour de la Maison brûlée, le passage Lhomme, la cour industrielle rue Sedaine, la cour artisanale rue Basfroi ou encore la cour de l’Industrie. La rue des Immeubles industriels, plus tardive, témoigne encore de cette tradition.
Quartier d'ouvriers et d'artisans, c'est aussi un lieu de plaisirs. Au , plusieurs folies sont construites par l'aristocratie et la bourgeoisie parisienne : la Folie Titon, la Folie Regnault, l'hôtel de Chabanais (devenue plus tard la pension Belhomme), la Folie Nourry (devenu l'hôtel de Mortagne). De nombreuses guinguettes s’installent aussi, dans le Bas-Belleville, en haut de la rue de Charonne, en haut de la rue de Montreuil.
Un quartier de prisons Trois prisons ont marqué l'histoire du .
La Bastille
Château fort construit sous Charles V à partir de 1370, la Bastille devient une prison d'État sur décision de Richelieu. De nombreux écrivains, victimes de la censure, y séjournèrent (Sade, Voltaire, ou Linguet). Cette forteresse demeure le symbole de la Révolution française. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la fête nationale française n'est pas célébrée en mémoire de la prise de la Bastille par des révolutionnaires le 14 juillet 1789 mais pour célébrer la Fête de la Fédération. On désigne particulièrement sous ce nom, la fête qui fut célébrée au Champ-de-Mars de Paris, le , premier anniversaire de la prise de la Bastille.
La Petite Roquette
vignette|La prison de la Petite Roquette. Sise aux emplacements actuels des numéros 143 à 147 de la rue de la Roquette et de la rue Merlin, cette prisonDanielle Chadych et Dominique Leborgne C'était hier… Le arrondissement (1996)., dont la construction débute en 1825, accueille des jeunes détenus âgés de 6 à 20 ans (dont Léo MaletLe soleil n'est pas pour nous, publié en 1969. et Jean Genet).. En 1932, la Petite Roquette devient une prison pour femmes. Elle est démolie en 1974. Seul le portail d'entrée est conservé au numéro 147 de la rue de la Roquette.
La Grande Roquette Construite dès 1836, cette prison accueillait les condamnés à mort. Les dalles qui servaient de point d'appui à l'échafaud sont encore visibles devant le numéro 16 de la rue de la Croix-Faubin. La prison de la Grande Roquette fut démolie en 1900.
Création de l'arrondissement moderne gauche|vignette|Le boulevard Voltaire au début du . Les limites actuelles du datent de 1860, à la suite de la loi du donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements. Elles comprennent environ la moitié de l'ancien (la moitié sud faisant partie de l'actuel ).
Au , l’industrialisation se développe dans les domaines du textile, des métaux, des instruments de musique (la manufacture Couesnon), du verre, de la faïence et de la céramique (la manufacture Loebnitz).
Sous le Second Empire, l'arrondissement est aussi marqué par les transformations de Paris engagées par le préfet Haussmann : percée du boulevard du Prince Eugène (actuel boulevard Voltaire, 1857-1862), ébauche de l'avenue Parmentier (1857), réalignement de l'avenue Philippe Auguste (1866).
Attentat au Bataclan
Le , alors que Paris est le théâtre d'un septuple attentat, le public du Bataclan est pris pour cible lors d'un concert du groupe de rock californien Eagles of Death Metal. Le bilan de cette attaque est de 90 morts.
Les meurtres antisémites de Sarah Halimi en 2017 puis de Mireille Knoll l'année suivante, ainsi que le souvenir de celui d'Ilan Halimi en 2006 (il travaillait dans le quartier), suscitent des inquiétudes au sein de la communauté juive de l'arrondissementStéphane Kovacs, « Dans le XI, les craintes de la communauté juive », Le Figaro, samedi 31 mars / dimanche 1 avril 2018, p. 12..
Démographie En 2021, l'arrondissement comptait , sur une superficie de , soit . Cela fait du le plus densément peuplé de la ville de Paris, et le district urbain le plus dense d'Europe. On peut noter que la densité de l'arrondissement n'a cessé de décroître au fil du temps, cependant une légère hausse est observée . Par ailleurs, le n'est pas le plus peuplé de Paris, le arrivant en tête.
Pour accueillir les personnes âgées de l'arrondissement, il existe au total de retraite dans le . On retrouve notamment des EHPAD (Établissement d'Hébergement des Personnes Âgées), et des foyers logements (ou résidences autonomies). Elles sont gérées par la mairie de Paris, ou par des sociétés privées..
Année(recensement national) Population Densité() 1861 1866 1872 1911 (pic de population) 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 Population légale Insee au janvier 2014 (population au janvier 2011). 2017 Population légale Insee au janvier 2020 (population au janvier 2017). 2021 Population légale Insee au janvier 2025 (population au janvier 2025).
Population par quartier Population du quartier de la Folie-Méricourt (superficie : Paris 1954-1999. Données statistiques. Population, logement, emploi. Paris et arrondissements, Atelier parisien d'urbanisme, septembre 2005. Les données de population proviennent de l'Insee.) AnnéePopulationDensité()Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création1999
Population du quartier Saint-Ambroise (superficie : ) AnnéePopulationDensité()Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création1999
Population du quartier de la Roquette (superficie : ) AnnéePopulationDensité()Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création1999
Population du quartier Sainte-Marguerite (superficie : ) AnnéePopulationDensité()Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création1999
Administration vignette|gauche|Mairie du .
vignette|Mairie du la nuit. Liste des maires successifs depuis 1983 Élection Identité Parti Notes 1983 Alain Devaquet RPR Élu en 1983 et 1989. 1995 Georges Sarre MRC Élu en 1995 et 2001. 2008 Patrick Bloche PS Élu en 2008. 2014 François Vauglin PS Élu en 2014 et 2020. 2026 David Belliard LE Élu en 2026.
Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du de Paris sont les suivantes : Élection Territoire Titre Nom Tendance politique - Début de mandat Fin de mandat Municipales 11e arrondissement de Paris Maire du 11e David Belliard LE avril 2026 Municipales Ville de Paris Maire de Paris Emmanuel Grégoire PS mars 2026 Législatives - Député Sophia ChikirouLFI Législatives - Députée Emmanuel GrégoirePS
Représentation politique
Tendances et résultats Scrutin tour tour%%%%%%Présidentielle 2017EM38,80LFI23,76LR16,13PS13,62EM92,69FN7,31Présidentielle 2022LFI36,26LREM32,84EELV10,25REC4,99LREM89,45RN10,55Législatives 2022LFI-Nupes49,39LREM-Ens29,17ECO5,05LR4,57Pas de tourLégislatives 2024LFI-NFP53,45Ren-Ens26,18RN7,59LR4,54Pas de tour
Personnalités liées à l'arrondissement Personnalités nées et décédées dans l'arrondissement
Autres Michel-Jean Sedaine (1719-1797), d'abord tailleur de pierre, il commence à écrire en 1745. Il a résidé rue de la Roquette. François Richard-Lenoir (1765-1839), avec son associé Joseph Lenoir-Dufresne (1768-1806), ils dirigent la première manufacture parisienne de coton, rue de Charonne. Ils introduisent la mule-jenny, métier à filer d'invention anglaise. Rapidement, leur entreprise devient une des plus importantes pour le commerce du coton en France. François Richard, qui est d'origine modeste, passe pour l'homme le plus riche du ; il accumule une fortune extraordinaire en découvrant le secret de l'étoffe croisée fil et coton anglaise, le basin, qui fait fureur à cette époque. Eugène-François Vidocq (1775-1857), meurt au 82 rue Amelot (à l'époque 2 rue Saint-Pierre-Popincourt). Victor Hugo (1802-1885), après la Révolution, aurait déclaré à propos du : « Ce vieux faubourg est un héros ». Alphonse Baudin (1811-1851, député libéral, tué par les soldats de Napoléon III le sur une barricade au 151 de la rue du Faubourg-Saint-Antoine. Clotilde de Vaux (1815-1846, inspiratrice et collaboratrice d'Auguste Comte. Elle habite non loin de la rue qui porte son nom dans le .