thumb|Galerie du Baromètre, vers 1866, photographiée par Charles Marville.
Le passage de l'Opéra est une ancienne voie de Paris inaugurée en 1822 et détruite en 1925.
Situation Comme le décrit Louis Aragon dans le chapitre « Le Passage de l'Opéra » dans Le Paysan de Paris (1926):
Tirant son nom de l'opéra Le Peletier qu'il desservait, il était constitué de trois galeries : deux parallèles débouchant boulevard des Italiens, la galerie de l'Horloge et la galerie du Baromètre ; une perpendiculaire aux deux précédentes, la galerie du Thermomètre, qui allait de la rue de la Grange-Batelière (aujourd'hui rue Drouot) à la rue Le Peletier.
Historique La construction des passages de l'Opéra s'est déroulée en deux phases, la première débutant avec la construction de la salle Le Peletier, destinée à recevoir l'Opéra de Paris après la fermeture de la salle de la rue de Richelieu : en 1820 et 1821, un passage allant de la rue de la Grange-Batelière (aujourd'hui rue Drouot) à la rue Le Peletier est créé par l'architecte du nouvel Opéra, François Debret. Ce passage, qui traverse le côté droit du nouveau bâtiment, une cour intérieure et l'ancien hôtel de Choiseul, est administré par l'Opéra ; en 1822 et 1823, les deux galeries parallèles, dites de l'Horloge et du Baromètre, en retour d'équerre et conduisant du boulevard des Italiens au précédent passage (à la hauteur de la cour intérieure), sont construites. Cette opération immobilière est réalisée par le vicomte Morel de Vindé sur le jardin de son propre hôtel particulier, voisin de l’hôtel de Choiseul. Les ordonnances royales d'autorisation portent les dates du et . La largeur de chacune de ces galeries est de . Ces deux galeries sont administrées par une compagnie privée créée à cet effet.
En outre, un passage créé entre le fond de scène de la nouvelle salle et l'hôtel de Choiseul, permettait de rejoindre la rue Pinon. Tous ces passages avaient pour dénomination courante « passage de l’Opéra », bien qu'il s'agisse des « passages de l’Opéra ».
La destruction de la salle Le Peletier par un incendie en 1873 entraîne la disparition du premier passage, entre les rues de la Grange-Batelière et Le Peletier. Seules demeurent les deux galeries, légèrement endommagées par le sinistre. Après la Première Guerre mondiale, elles furent un haut lieu du dadaïsme et du surréalismeMaurice Nadeau, « La Fondation du mouvement », Histoire du surréalisme, 1945.. L'évocation de cette période constitue la première et plus longue partie de l'un des premiers ouvrages de Louis Aragon, Le Paysan de Paris (1926) :
Le 11 octobre 1914, durant la première Guerre mondiale, le passage de l'Opéra est bombardé par un raid effectué par des avions allemandsExelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.
Les galeries sont démolies en 1925 pour permettre le prolongement du boulevard Haussmann et de la rue Chauchat.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Louis Aragon, Le Paysan de Paris, Gallimard, 1926. Georges Cain, « Le passage de l'Opéra », À travers Paris, Flammarion, s.d. (1906 ?), . Jean-Claude Delorme et Anne-Marie Dubois, Passages couverts parisiens, photographies de Martine Mouchy, Éditions Parigramme / Compagnie parisienne du livre, 1996. .
Articles connexes Liste des voies du de Paris La petite Bourse Théâtre moderne
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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