La Mort d'un bûcheron est un film dramatique québécois réalisé par Gilles Carle, sorti en 1973.

Il met en vedette la musicienne Carole Laure, accompagnée de Daniel Pilon, Willie Lamothe et Denise Filiatrault.

Synopsis Dans La Mort d'un bûcheron, Marie Chapdeleine est une jeune fille à la recherche de son père, autrefois bûcheron, disparu mystérieusement. Elle quitte les bois pour le retrouver mais est plutôt exploitée par un tenancier dans un bar western de Montréal.

Fiche technique Titre : La Mort d'un bûcheron Réalisation : Gilles Carle Scénario : Arthur Lamothe Décors : Jocelyn Joly Costumes : Michèle Cournoyer Photographie : René Verzier Musique : Willie Lamothe Son : Henri Blondeau et Austin Grimaldi Production : Pierre Lamy Société de production : Les Productions Carle-Lamy Société de distribution : Les Films Mutuel Langue : français Pays de production : , Genre : Drame Durée : 115 minutes Date de sortie :

Distribution Carole Laure : Marie Chapdeleine Willie Lamothe : Armand Saint-Amour Daniel Pilon : François Paradis Pauline Julien : Charlotte Juillet Marcel Sabourin : Ti-Noir L'Espérance Denise Filiatrault : Blanche Bellefeuille Bobby Hachey : Musicien Roger Lebel J.-Léo Gagnon

Analyse Le scénario du film présente plusieurs éléments d'intertextualité avec le roman Maria Chapdelaine, à cause du nom des protagonistes principaux évidemment repris du roman, mais aussi à cause d'un positionnement qui critique par rapport aux thèmes du texte de Louis Hémon. Gilles Carle explore d'ailleurs ces thèmes à travers une incursion dans le monde du papier : la mort du bûcheron représente la fin d'une époque et les débuts d'une nouvelle ère pour la culture québécoise, qui s'affranchit de liens de dépendance culturelle par rapport aux empires coloniaux et économiques entre lesquels elle se trouvait prise jusqu'alors. Cette symbolique peut également être vue dans le personnage de Charlotte Juillet (qui décide de mener un projet de maternité seule).

En entrevue, Gilles Carle a affirmé que le western est une composante importante de ses films, car il a été très influencé par les sonorités qui ont bercé son enfance. Selon le cinéaste, le western se définit comme et a représenté une façon de se valoriser en créant un mythe qui constitue . Le Québec a aussi sa petite civilisation western, dont le héros, le bûcheron, est notre cow-boy.

Dans plusieurs de ses films, le cinéaste met en scène des exclus ou des marginaux et interroge leur rapport avec la société dite « normale » : , explique Carle* .

Notes et références

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