ou MAT est le réseau de transports en commun de Saint-Malo Agglomération, un réseau de 11 lignes de bus et car sur toutes l'agglomération de Saint-Malo, 9 lignes urbaines (de la ligne 1 à la ligne 8g) et de 2 lignes périurbaines (la ligne 9 et la ligne 10), exploité depuis 2024 par Transdev Saint-Malo agglomération Mobilité (Transdev SMA Mobilité) et sous son nom commercial actuel depuis le . Il a été restructuré en 2007, puis à nouveau en juillet 2014, ainsi que le et le .
Historique Les Tramways Bretons (TB) de 1889 à 1968 thumb|Tracé du tramway entre Saint-Malo et Cancale, publié en 1893 par le journal Le Salut.
La société des Tramways Bretons (TB) créée en 1889 comprenait deux lignes mises en service le : une ligne urbaine au départ de Saint-Servan qui rejoignait Saint-Malo et Rocabey () et une ligne rurale qui reliait Saint-Malo à Paramé ainsi que Cancale et le port de la Houle ().
En plus des passagers, le petit tram transportait des marchandises depuis la gare SNCF de Saint-Malo et Paramé ainsi que des produits de la pêche provenant de Cancale.
Les tramways circulèrent jusqu'en 1949, date de la cessation d'activité de la ligne.
Le tramway de Rothéneuf, de 1896 à 1914
Le tramway de Paramé à Rothéneuf est une ancienne ligne de chemin de fer à voie étroite () appartenant au département d'Ille-et-Vilaine. Cette ligne desservait la côte Est de Saint-Malo, comme « embranchement » de la ligne à voie métrique de Saint-Malo à Cancale des tramways bretons.
Du fait de la guerre, l'armée, utilisant les mêmes écartements, réquisitionna le matériel et démonta les voies.
Les tramways d'Ille-et-Vilaine (TIV)
La ligne de tramway Saint-Malo - Saint-Servan - Paramé fut remplacée entre 1948 et 1949 par une ligne de trolleybus, elle-même remplacée par des autobus dès 1959 ; la société TIV est ainsi devenue exploitante du réseau urbain de Saint-Malo.
Durant les années 1960 et 1970, le réseau est alors composé de quatre lignes (tracés pour l'année 1978). : Ligne 1 : Saint-Servan ↔ Gare ↔ Rocabey ↔ Saint-Vincent ↔ Courtoisville ↔ Rochebonne ↔ Paramé ; Ligne 2 : Saint-Vincent ↔ Rocabey ↔ Gare ↔ Marville ↔ Découverte (Croix de l'Espadon) ; Ligne 2bis : Saint-Servan ↔ Hôpital ↔ Découverte (Croix de l'Espadon) ; Ligne 3 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Plessis ↔ Paramé (Poincaré) ↔ Rochebonne.
Le matériel alors exploité était du matériel de type Berliet PH 85, Chausson APVM et Verney.
1979 à 2006 : La régie Saint-Malo Bus thumb|Logo de la Régie Saint-Malo Bus
En 1979, le réseau Saint-Malo Bus est créé et est toujours exploité par TIV (Transports d'Ille-et-Vilaine). À la suite de nombreuses grèves, le réseau est séparé des TIV en 1981 et passe en régie municipale le sur décision de la ville de Saint-MaloTransports malouins - La régie Saint-Malo Bus.
Le passage en régie en 1982 marque l'arrivée des Renault SC 10 R et de deux Saviem SC 10 ex-COTRA d'Angers, dont un prototype de SC10UPF à plateforme arrière ouverte. Le dépôt est déplacé la même année rue de la Hulotais sur un terrain acheté en 1978 tandis que les bus reçoivent des valideurs Camp de marque Alcatel.
En 1985, le réseau subit une petite restructuration le , qui a concerné les lignes 5 et 6 et la création de la ligne 7 entre Quelmer et Saint-Servan.
En 1988, le réseau reçoit un Heuliez GX 107 () et deux Amiot TU35 (), qui resteront sans livrée jusqu'en 1989, où la livrée blanche à bandes rouges laissera place à une nouvelle livrée, toujours rouge et blanche, avec un motif rappelant l'Intra-Muros malouin, et réalisée par Graphibus. Les bus réceptionnés en 1985 et les Setra S215SL, reçus en 1990, seront les premiers à recevoir cette livrée.
En 1995, les valideurs Camp sont remplacés par les valideurs Seipra, encore utilisés sur le réseau KSMA. Le réseau emploie alors 49 salariés dont 34 conducteurs.
Le réseau est le suivant en 1995 : 1 : Alet ↔ Saint-Servan ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Courtoisville ↔ Poincaré ↔ Rochebonne ↔ Rothéneuf (ligne estivale) 2 : Saint-Servan ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Courtoisville ↔ Rochebonne ↔ Paramé ↔ Duguay-Trouin ↔ Croix-Desilles 3 : Saint-Servan ↔ Lorette ↔ Bellevue ↔ Découverte ↔ Gare ↔ Saint-Vincent 4 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Plessis ↔ Paramé ↔ Davier ↔ Rothéneuf 5 : Rothéneuf ↔ Davier ↔ Paramé ↔ Gambetta ↔ Gare ↔ Marne ↔ Bellevue ↔ Madeleine ↔ Briantais 6 : Alet ↔ Saint-Servan ↔ Découverte ↔ Grassinais ↔ Château-Malo 7 : Quelmer ↔ Briantais ↔ Rosais ↔ Sacré-Cœur ↔ Saint-Servan (ligne hivernale)
Entre 1998 et 2000, les Renault SC10R subissent, pour 6 d'entre eux une rénovation, et voient leurs girouettes à film remplacées par des girouettes à pastilles, tout comme les Setra S215SL. En 1999 le réseau, composé de 7 lignes, est restructuré dans les quartiers Sud et voit le remplacement des SC10R non rénovés par les Heuliez GX 217. Ces derniers inaugurent une nouvelle livrée qui équipera aussi 4 SC10R et tous les bus qui suivront.
Le réseau est le suivant en 1999 après la restructuration : 1 : Alet ↔ Saint-Servan ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Courtoisville ↔ Poincaré ↔ Minihic ↔ Rothéneuf (ligne estivale) 2 : Croix-Desilles ↔ Duguay-Trouin ↔ Paramé ↔ Courtoisville ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Saint-Servan ↔ Bellevue ↔ Découverte ↔ Arkansas ↔ Grassinais 3 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Marville ↔ Découverte ↔ Madeleine ↔ Saint-Servan / Alet ou Briantais / Quelmer 4 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Plessis ↔ Paramé ↔ Davier ↔ Rothéneuf 5 : Grassinais ↔ Saulaie ↔ Balue ↔ Hôpital ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Gambetta ↔ Paramé ↔ Bellevent ↔ Davier ↔ Rothéneuf 6 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Saint-Servan ↔ Doutreleau ↔ Madeleine ↔ Grassinais ↔ Château-Malo 7 : Quelmer ↔ Briantais ↔ Saint-Servan (ligne hivernale) En italique : Terminus partiels.
Entre le et , la ligne 8 reliant Quelmer et Alet par Briantais et Rosais a circulé puis a été supprimée en raison d'une fréquentation insuffisante.
En 2001, création de Saint-Malo Agglomération. L'année suivante, en 2002, mise en service des deux premiers Heuliez GX 317, qui provoquent la réforme de 2 SC10R supplémentaires. Ouverture du parking relais Paul Féval et de la navette le reliant au centre-ville, exploitée par les Courriers Bretons (ancien nom de Keolis Émeraude puis Keolis Armor) avec un Heuliez GX 187 ex-SVTU/Phébus de Versailles.
L'année 2004 est marquée, en mars par la mise en service de deux Heuliez GX 317 supplémentaires, permettant de continuer le retrait des SC10R. En septembre, la ligne 5 dessert le quartier de Bellevent jusqu'à alors non-desservi.
L'année 2005 marque un tournant dans l'histoire du réseau. Le , les lignes 2, 4 et 5 desservent la nouvelle Gare TGV de Saint-Malo et en juillet, les lignes 1 et 2 sont remplacées par les lignes 11, 12, 21 et 22 pour plus de simplicités et les terminus partiels de l'ancienne ligne 2 disparaissent : 11 : Saint-Vincent ↔ Courtoisville ↔ Poincaré ↔ Minihic ↔ Rothéneuf (ligne estivale) 12 : Saint-Vincent ↔ Gare TGV ↔ Saint Servan ↔ Alet (ligne estivale) 21 : Saint-Vincent ↔ Gare TGV ↔ Courtoisville ↔ Paramé ↔ Duguay-Trouin ↔ Croix-Desilles 22 : Saint-Vincent ↔ Gare TGV ↔ Saint Servan ↔ Bellevue ↔ Découverte ↔ Guymauvière ↔ Grassinais
Le , Saint-Malo Agglomération, met en place un réseau périurbain de 4 à 5 lignes desservant les communes de l'agglomération non-desservies par Saint-Malo Bus à raison de quelques allers et retours par jourLe réseau à l'été 2005 : A1 : Saint-Malo ↔ Saint-Coulomb ↔ Cancale (par la côte à certains services) ou Saint-Malo ↔ Saint-Méloir ↔ Cancale A2 : Saint-Malo ↔ Saint-Benoit ↔ Hirel ↔ La Fresnais A3 : Saint-Malo ↔ Saint-Père ↔ Chateauneuf ↔ La Ville-es-Nonais ↔ Saint-Suliac A4 : Saint-Malo ↔ Miniac-Morvan ↔ Le Tronchet ou Saint-Malo ↔ La Gouesnière ↔ Lillemer
En août, la ville de Saint-Malo abandonne sa compétence transport au profit de l'agglomération, condamnant la régie municipale au profit d'une privatisation. À la suite d'un appel d'offres, Keolis remporte l'exploitation du réseau le . En septembre, le réseau reçoit ses premiers Volvo 7700, le réseau en recevra 5 au total, qui viennent remplacer les derniers SC10R de la régie. La livrée subit une ultime évolution : les vagues orange au-dessus des vitres sont remplacés par une bande rouge, les vagues bleues sont aux couleurs de l'agglomération et le logo de cette dernière fait son apparition. Le réseau périurbain de l'agglomération est modifié. : A1 : Saint-Malo ↔ Saint-Coulomb ↔ Cancale (par la côte à certains services) A1a : Saint-Malo ↔ St Méloir ↔ Cancale A2 : Saint-Malo ↔ Saint-Benoit ↔ Hirel ↔ La Fresnais A3 : Saint-Malo ↔ La Gouesnière ↔ Lillemer A4 : Saint-Malo ↔ Miniac-Morvan ↔ Le Tronchet A5 : Saint-Malo ↔ Saint-Père ↔ Saint-Suliac ↔ La Ville-es-Nonais ↔ Chateauneuf
La régie disparaît le au soir au profit de Keolis Saint-Malo, les bus perdent progressivement la livrée de la régie, tandis que le réseau urbain reste inchangé jusqu'au . Le réseau suburbain est restructuré le , avec la mise en service des lignes 10 à 16, ce réseau n'évoluera que très peu jusqu'en 2014.
2006 à 2014 : Délégation du réseau à Keolis vignette|Logo KSMA de 2006 à 2018.
Le , le réseau est officiellement privatisé, Keolis Saint-Malo remplace la régie Saint-Malo BusTransports malouins - L'ère Keolis.
À la suite de cela, le , le réseau suburbain est restructuré et les lignes 10 à 16 sont créées avec au minimum deux allers/retours réguliers et deux allers/retours en transport à la demande pour chaque commune de l'agglomération. Le réseau urbain n'est quant à lui, restructuré que le , le réseau étant profondément modifié : La ligne estivale 11 devient la ligne 8, qui reste estivale ; La ligne estivale 12 est remplacée en partie par la ligne 6 ; La ligne 21 est remplacée par la ligne 3 ; La ligne 22 est remplacée par la ligne 4 ; La ligne 3 est remplacée par les lignes C1/C2 et 6 ; La ligne 4 est remplacée par les lignes 3 et 5 ; La ligne 5 est remplacée par les lignes 3 et 5 ; La ligne 6 est remplacée par la ligne 4 ; La ligne hivernale 7 est remplacée par la ligne 6 ; Création d'une nouvelle ligne de rocade portant le numéro 7 complètement inédite car ne desservant par la gare.
Un site internet a été mis en place, en remplacement de l'annuaire Émeraude. Le réseau acquiert des bus d'occasion pour les lignes peu fréquentées : un Gruau MG 36 () et deux Heuliez GX 77H (ex-Auray et ex-Nice). L'unique Heuliez GX 107 est réformé. Ce nouveau réseau marque l'arrivée de la sous-traitance, la ligne 7 étant confiée à Keolis Émeraude, qui l'exploite avec un Heuliez GX 77H ex-La Rochelle.
Ce réseau est ajusté par la suite le : Création de services à la demande sur les lignes 4 et 6 ; Adaptations d'itinéraires sur les lignes 4 et 7 ; La ligne 8 est réellement mise en service à cette date, en effet elle était censée être une ligne estivale, elle est finalement devenue régulière ; Création d'une ligne 9 entre la Croix-Désilles et la Grassinais via Paramé, la Gare et Saint-Servan.
Cette restructuration s'accompagne de l'arrivée d'un Volvo 7700 supplémentaire.
Durant l'été 2007, les lignes C1/C2 ont circulé en soirée, la ligne 8 fonctionne elle aussi en soirée et est renforcée l'après-midi. Mise en service du trajet estival de la ligne 10, Keolis Émeraude reçoit ses Irisbus Citelis 12.
À la rentrée 2007, la ligne 8 est maintenue mais il est annoncé qu'elle ne circulera entre les vacances de la Toussaint et février mais à la suite de diverses pétitions, la ligne est maintenue pendant l'hiver. La ligne 7, sous-traitée, reçoit un Heuliez GX 117 d'occasion tandis que Keolis Saint-Malo reçoit un Dietrich Noventis 420 et un Heuliez GX 127, ces derniers roulent sur les lignes 5 et 6 et remplacent le MG 36, réformé et un des GX 77 H, qui retourne dans son réseau d'origine à Auray.
En , la ligne 9 est prolongée à Saint-Jouan-des-Guérets, commune qui vient d'intégrer l'agglomération. La ligne 14 est aussi adaptée afin de desservir la commune.