Kappa Ursae Majoris (κ UMa / κ Ursae Majoris), également nommée Alkaphrah, est une étoile binaire de la constellation de la Grande Ourse. Sa magnitude apparente combinée est de 3,60. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, elle est située à environ de la Terre.
Propriétés Les deux composantes de Kappa Ursae Majoris sont des étoiles blanches de la séquence principale autour du type spectral A0. Leurs magnitudes apparentes sont de +4,2 et de +4,4. La période orbitale de la binaire est de (), et les deux étoiles ont une séparation moyenne de .
Nomenclature, histoire et mythologie vignette|gauche|La figure de la série desالظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel que la décrit ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī, 964. κ Ursae Majoris, latinisé , est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de .
Alkaphrah est aujourd’hui le nom approuvé pour par l’Union astronomique internationale (UAI). C’est un terme qui vient de l’arabe mais qui exige que l’on s’y prenne en deux temps.
Au départ, nous avons l’arabe الفزة al-Qafza’, « le Saut » Paul Kunitzsch, Untersuchungen zur Sternnomenklatur der Araber, Wiesbaden : O. Harrassowitz, 1961, pp. 90-91.Roland Laffitte, Le ciel des Arabes. Apport de l’uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, pp. 112-113., plus précisément en l’occurrence الثانية القفزة al-Qafzat al- Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », qui en peut se comprendre que si l’on se réfère à la série des الظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel qu’il est décrit par ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī (964). On nomme ainsi, selon lui, les six étoiles situées sur les trois pieds de l’Ourse touchant le sol : ν et forment al-Ūla, soit « le Premier [Saut] », λ et al-Ṯāniyya, « le Second », et ι et « le Troisième », ce qui nous mène à . Chaque « Saut » ressemble à la trace du pied fendu des gazelles, et, toujours al-Ṣūfī donne à ce propos ce dicton arabe(ar/fr) Hans Karl Frederik Christian Schjellerup, Description des étoiles fixes composée au milieu du X siècle de notre ère par l'astronome persan Abd-al-Rahman Al-Sûfi. Traduction littérale de deux manuscrits arabes de la Bibliothèque royale de Copenhague et de la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg…, Saint-Pétersbourg : Eggers et Cie, 1874, repr. Fuat Sezgin, Islamic mathematics and Astronomy, vol. XXVI, Frankfurt am Main : Institut für Geschichte der arabisch-islamischen Wissenschaft an der Johann Wolfgang Goethe-Universität, 1997, pp. 58-59 (fr.), p. 60 (ar.). :
Le nom arabe الثانية القفزة al-Qafzat al-Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », est à l’origine de deux appellations pour cette étoile, qui résultent de la troncation de ce nom : Talitha Australis. On trouve Talitha pour chez Richard Hinckley Allen, ce qui a autorisé Julius D. W. Staal, désormais repris par plusieurs catalogues sur la toile, de désigner les deux étoiles du couple ι et par leur position : de Borealis et d’Australis Julius D. W. Staal, The New Patterns in the Sky, Blackburg (Va.) : McDonald & Woodward Publishing Company, 1988, p .122.Roland Laffitte, Héritages arabes. Des noms arabes pour les étoiles, Paris : Geuthner, 2005, p. 147.. El Kaphzah. À partir de Thomas Hyde (1665) qui transcrit ‘AlKáphza’ Prima le nom donné pour ν et dans le Catalogue d’al-TīzīnīRoland Laffitte, Le ciel des Arabes..., op. cit., p. 180.. Édité en complément des زيجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437), le philologue Friedrich Wilhelm Lach écrit notamment ‘el-kaphzah’ pour les couples λ/ et ν/, mais en oubliant ι et , ce dont s’empare Johann Elert Bode pour affecter le nom El Kaphzah pour le couple ι et dans son Uranographia (1801) Johann Elert Bode, Uranographia, sive astrorum descriptio viginti tabulis aeneis incisa ex recentissimis et absolutissimis astronomorum observationibus, Berlin : apud autorem, 1801, pl. VI.. Alkaphrah, qui reprend la transcription de Thomas Hyde en substituant un /r/ au /z/ de ‘AlKáphza’, ignoré par Richard Hinckley Allen (1899), est relevé dans New Standard Dictionary de Funck & Wagenalls en 1947, et dans le Webster, International Dictionary de 1949 par Paul Kunitzsch (1959) Paul Kunitzszch, Arabische Sternnamen in Europa, Wiesbaden : Otto Harrassowitz, 1959, pp. 24-125.Roland Laffitte, Héritages arabes. Des noms arabes pour les étoiles, Paris : Geuthner, 2005, p. 148..
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Constellation de la Grande Ourse Catégorie:Étoile binaire Catégorie:Étoile de type spectral AV Catégorie:Disque de débris Ursae Majoris, Kappa Ursae Majoris, 12 Catégorie:Objet du Bonner Durchmusterung 077327 044471 3594