Le Carbet est une commune française située dans la région mono-départementale de Martinique. Ses habitants sont appelés les Carbétiens. Le Carbet est situé entre Bellefontaine et Saint-Pierre sur la côte caraïbe.
Géographie
Localisation La commune avait autrefois comme limite les cinq « Pitons » du Carbet : Piton Lacroix, Piton de l'Alma, Piton Dumauzé, Piton Boucher, Morne Piquet. La taille du Carbet a cependant changé avec le temps. En effet, à la suite de revendications d'indépendance d'un de ses quartiers, le Morne-Vert, celui-ci a acquis son autonomie en 1949, devenant une commune à part entière (J.O. du ). Le massif s'appelle toujours « les Pitons du Carbet », toutefois, c'est aujourd'hui la commune du Morne-Vert qui borde ses flancs.
Urbanisme Typologie Case-Pilote est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... Elle appartient à l'unité urbaine du Carbet, une agglomération intra-départementale regroupant . et en , dont elle est une ville isolée...
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fort-de-France, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
La commune, bordée par la mer des Caraïbes à l'ouest, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit...
Toponymie Le nom Carbet vient du nom des grandes cases où les Natifs Caraïbes se réunissaient.
Histoire Le , Le Carbet est le lieu de débarquement sur l'île de Christophe Colomb, lors de son et dernier voyage.
C’est surtout de là que commence la colonisation de la Martinique, avec l’arrivée, en septembre 1635, d’un groupe d’aventuriers français menés par le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc (1585-1636). Le gouverneur Duparquet, neveu et successeur d'Esnambuc, prit ensuite possession de toute l'île. Il construisit une maison en brique près de la rivière, et une chapelle fut consacrée à saint Jacques vers 1645.
Relativement épargnée par l'éruption majeure de la montagne Pelée le 8 mai 1902, le commune fut touchée par l'éruption secondaire du 30 août qui s'étendit vers le sud (10 victimes au Capot).
En février 1949, le quartier du Morne Vert, à l'est du bourg, devient une commune indépendante.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Le Carbet appartient à l'arrondissement de Saint-Pierre et vote pour les représentants de l’Assemblée de Martinique. Avant 2015, elle élisait son représentant au conseil général dans le canton du Carbet, entité dont elle était le chef-lieu.
Pour l’élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de la Martinique.
Intercommunalité La commune appartient à la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique.
Liste des maires
Population et société Démographie
Sports et loisirs Équipements sportifs Stade Jacques-Bally ; Piscine territoriale Jean-Bally. Clubs sportifs CSC Carbet, football, basket-ball CSC Carbet ASC Inter Club du Carbet, handball, basket-ball.
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments thumb|Église Saint-Jacques L'église dédiée à saint Jacques est classée Monument historiqueculturecommunication.gouv.fr.. Le tombeau de la Dame espagnole : selon la légende, il s'agirait d'une mère retrouvée morte sur la plage avec ses deux enfants dans les bras, à la suite d'un naufrage ; il est inscrit au titre des Monuments historiques. Le presbytère proche de l'église est classé Monument historique. Il a fait l'objet d'une campagne de restaurationculturecommunication.gouv.fr en 2015, sous la direction d'Étienne Poncelet, architecte en chef des monuments historiques. La maison Taïlamé est inscrite au titre des Monuments historiques. Il fait l'objet de travaux de restauration depuis la fin 2014 sous la direction de Pierre Bortolussi, architecte en chef des Monuments historiquesculturecommunication.gouv.fr. Le monument aux morts de la guerre 1914-1918. Une halle en bois et métal. Le canal des Esclaves (appelé aussi canal de Beauregard) : Le canal a été creusé par les esclaves locaux, dans les années 1760-1770, sur le flanc escarpé du Morne des Cadets. Initialement prévu pour l'alimentation en eau des distilleries, il a servi par la suite à l'irrigation et à la fourniture d'eau potable des villes de Saint-Pierre et du Carbet. Il capte une source à 120 m d'altitude au lieu-dit La Grosse Roche. Long d'environ 2 km, il est bordé par endroits, côté extérieur, d'un muret de 30 à 40 cm de large qui sert aussi de passage, ce qui rend le cheminement des promeneurs délicat. On y trouve des crabes d'eau douce. Cascade du Saut d'Eau du Carbet : haute de 100 m, elle est visible depuis le canal des Esclaves. Zoo de Martinique sur le site de l'habitation Anse Latouche : ancienne sucrerie fondée en 1643. Distillerie Neisson : elle produit l'un des rhums les plus prisés de l'île de la Martinique. Musée Paul-Gauguin : il présente des copies des toiles du peintre réalisées pendant son séjour en Martinique, actuellement fermé. Centre de loisirs : Aqualand est un parc aquatique. Il est fermé depuis quelques années maintenant.
La commune du Carbet possède des plages de sable gris, faisant face à la mer caraïbe, ombragées de nombreux cocotiers ; elle offre des vues pittoresques sur la Montagne Pelée.
Personnalités liées à la commune Jacques Dyel du Parquet (ca 1606-1658), second gouverneur de l'île, y eut une habitation. Tertulien Robinel, enseignant, il est conseiller général du Carbet de 1949 à 1964 et président du conseil général de la Martinique de 1957 à 1964. Sa carrière politique est marquée par un fait historique majeur. En effet, le , à la suite des émeutes des 20, 21 et à Fort-de-France, Tertulien Robinel, président du conseil général fait alors voter une motion à l'unanimité dans laquelle les élus du conseil général de la Martinique demandaient "que des conversations soient entamées immédiatement entre les représentants qualifiés des Martiniquais et le Gouvernement français pour modifier le statut de la Martinique en vue d’obtenir une plus grande participation à la gestion des affaires martiniquaises", autrement dit un statut vers plus d'autonomie. Georges Marie-Anne, sénateur de la Martinique de 1959 à 1977. En 1958, il est membre fondateur du Parti progressiste martiniquais avec Aimé Césaire, Pierre Aliker et Aristide Maugée. Mayotte Capécia, romancière née au Carbet et auteure de deux romans "Je suis Martiniquaise" et "La Négresse blanche". Elle reçoit le prix littéraire France-Antilles en 1949. Darling Légitimus, actrice. Jacques Louis François Milet (1763-1821), général des armées de la République et de l'Empire, né au Carbet. S'illustra à la tête du 8e régiment de dragons aux batailles de Rivoli et Marengo. Décédé à Fontainebleau (77). Jean Bally, né en à Fort-de-France et décédé le 26 aout 2009, est un homme politique et industriel qui a dirigé les rhum J. Bally, descendant de colons français des Antilles (surnommés localement békés). Il est le fils de Jacques Bally et de Josèphe Trillard. Il passe son enfance au Carbet, sur l'habitation Lajus, où son père avait implanté la distillerie Bally dès 1923. Après des études classiques, Jean prend la direction de l'entreprise familiale dans les années 1950. Sous sa gestion, la distillerie consolide sa renommée, et le rhum Bally s'exporte jusqu'au Japon, renforçant son prestige à l'international. Huitième d’une famille de dix enfants, il fut maire de la commune du Le Carbet de 1967 à 1977 et vice-président du conseiller général de la Martinique durant 4 ans. Il est l'oncle de Philippe Lavil. En 1964, il est élu conseiller général, (siège qu’il conservera jusqu’en 2001) puis maire de la commune. Il siégera également au Conseil Régional. Jean Bally a également marqué le domaine sportif en Martinique. Pendant vingt ans, il a présidé la ligue de natation de la Martinique, contribuant activement au développement de cette discipline sur l'île. En 1964, il inaugure au Carbet la piscine publique qui porte son nom, la première de la Martinique. Dotée d'un bassin unique de 50 mètres, cette infrastructure devient un lieu emblématique pour les nageurs de l'île. Elle accueille non seulement les champions martiniquais, mais aussi des entraînements de sportifs de haut niveau venus de l'Hexagone et de la scène internationale.
Galerie
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Martinique Révolte du Carbet
Liens externes Site du Centre d’Interprétation Paul Gauguin (ancien Musée Gauguin)
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