Un prophète est un film français réalisé par Jacques Audiard, sorti en 2009.

Présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2009, il y obtient le Grand prix du jury. Quelques mois plus tard, il reçoit le Prix Louis-Delluc. Lors de la cérémonie des César de 2010, il gagne neuf récompenses, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Synopsis Malik El Djebena, un délinquant de 19 ans, est condamné à six ans de prison. Dès son arrivée en centre de détention, il est confronté aux codétenus. Il est par exemple rapidement menacé par des prisonniers qui lui volent ses chaussures et le rouent de coups lorsqu'il veut les récupérer. Il rencontre aussi Reyeb qui, dans les douches, lui fait des avances sexuelles en lui proposant du haschich contre une fellation.

Des mafieux corses profitent de sa vulnérabilité : ils lui promettent leur protection s'il assassine Reyeb, qui s'apprête à témoigner contre eux, et ils le menacent de le tuer s'il refuse. Malik accepte et les Corses le conseillent et l'entraînent pour le passage à l'action. Faisant semblant d'accepter la proposition de prostitution de Reyeb, Malik le rejoint dans sa cellule. Sa future victime fait preuve de bonté envers lui, lui donne des livres et lui conseille d'apprendre à lire. Malik exécute toutefois les ordres et égorge Reyeb avec une lame de rasoir en maquillant la mort du détenu en suicide.

Il devient le protégé et le domestique de César Luciani, qui contrôle l'ensemble de la prison, les petits et gros trafics, avec l'aide de surveillants soudoyés. Malik gagne la confiance de César qui lui confie des missions. L'assassinat de Reyeb hante Malik dans ses rêves ou par hallucinations au cours desquelles Malik lui parle. Il se lie d'amitié avec un autre détenu, Ryad, qui lui apprend à lire.

À la moitié de sa peine, Malik obtient des permissions de sortie d'une journée par l'intermédiaire de César, qui le charge de ses affaires mafieuses à l'extérieur. Malik lui est indispensable, au moment où l'influence de ce dernier s'amenuise au sein de l'établissement pénitentiaire sous le double effet du transfert de prisonniers corses près de leur famille et de la montée en puissance des Maghrébins religieux musulmans.

Durant ses permissions Malik monte en parallèle des missions corses son propre réseau de trafic en prison avec l'aide de Ryad (qui est sorti entre-temps) et de Jordi, un prisonnier gitan, puis des « barbus » (surnom donné aux détenus musulmans).

César, trahi dans ses affaires à l'extérieur, reprend le pouvoir en négociant avec Brahim Lattrache, un concurrent marseillais lié aux Italiens, et en éliminant des traîtres au sein de son clan. Il confie à Malik la mission de s'allier localement avec Lattrache pour le partage du territoire puis de trouver une équipe pour exécuter un rival.

Malik devient à son tour un prisonnier influent, alors que César est désormais isolé. Ryad, condamné par un cancer des testicules, confie à Malik le soin de s'occuper de sa femme et de son fils lorsqu'il aura purgé sa peine. À sa libération, celle-ci l'attend devant la prison.

Fiche technique thumb|220px|Niels Arestrup, Jacques Audiard et Tahar Rahim lors du festival de Cannes 2009.

Titre original : Un prophète Réalisation : Jacques Audiard Scénario : Jacques Audiard et Thomas Bidegain, d'après un premier scénario d'Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit, lui-même d'après une idée originale d'Abdel Raouf Dafri Musique : Alexandre Desplat Direction artistique : Etienne Rohde Décors : Michel Barthélémy Costumes : Virginie Montel Photographie : Stéphane Fontaine Son : Brigitte Taillandier, Marc Doisne, Jean-Paul Hurier, Francis Wargnier, Stephane Rabeau Montage : Juliette Welfling Cascades : Olivier Schneider Production : Marco Cherqui, Pascal Caucheteux, Lauranne Bourrachot, Martine Cassinelli Production exécutive : Antonin Dedet Sociétés de production . : France : Why Not Productions, Page 114, Chic Films, France 2 Cinéma, Union Générale Cinématographique (UGC) et Celluloid Dreams, avec la participation de France 2, Canal+ et CinéCinéma, en association avec Sofica UGC 1, Sofica Soficinéma 4 et Soficinéma 5, avec le soutien de la région Île-de-France, le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et le CNC Italie : BIM Distribuzione Sociétés de distribution. : UGC Distribution (France) ; Bim Distribuzione (Italie) ; Cinemien BE (ex ABC Distribution ; Belgique) ; Métropole Films Distribution (Québec) ; Filmcoopi (Suisse romande) Budget : . Pays de production : , Langue originale : français Format . : couleur - 35 mm / D-Cinema - 1,85:1 (Panavision) - son DTS | Dolby Digital Genre : drame et film de gangsters Durée : Dates de sortie . : France : (Festival de Cannes) ; (sortie nationale) Belgique : . Suisse romande : . Québec : . Italie : (sortie nationale) ; (Biografilm Festival) Classification . : France : interdit aux moins de .Classification CNC France : Italie : tous publics (T - ). Belgique : tous publics () Québec : et plus (violence) () Suisse romande : interdit aux moins de .

Distribution Tahar Rahim : Malik El Djebena Niels Arestrup : César Luciani Adel Bencherif : Ryad Reda Kateb : Jordi, le gitan Hichem Yacoubi : Reyeb, la première « mission » de Malik Jean-Philippe Ricci : Vettori, un homme de Luciani Gilles Cohen : Prof Pierre Leccia : Sampierro, l'avocat de Luciani Antoine Basler : Pilicci Foued Nassah : Antaro Jean-Emmanuel Pagni : Santi Frédéric Graziani : le chef de détention Leïla Bekhti : Djamila, la femme de Ryad Rabah Loucif : l'avocat de Malik Slimane Dazi : Brahim Lattrache, le caïd de Marseille Serge Onteniente : le juge d'application des peines Hervé Temime : le procureur Taha Lemaizi : Hassan Mohamed Makhtoumi : Tarik Karim Leklou : un prisonnier musulman Farid Larbi : un prisonnier musulman Mamadou Minte : Latif, dit « l'Égyptien » Guillaume Verdier : Michka Pascal Henault : Ceccaldi Demon One : le prisonnier racketteur Gilles Bellomi : un gardien Cindy Danel : Sophie, la prostituée Hedi Bouchenafa : un prisonnier rebelle (non crédité) Alaa Safi : un prisonnier rebelle (non crédité)

Bande originale La musique originale est composée par Alexandre Desplat. La bande originale commercialisée inclut également des titres préexistants utilisés dans le film, ainsi que certains dialogues et bruitages mixés avec la musique de Desplat : Le Dépôt - répliques de Tahar Rahim et Niels Arestrup Runeii - Talk Talk Interlude - répliques de Tahar Rahim et Niels Arestrup Bridging The Gap - Nas feat. Olu Dara Corner of my Room - Turner Cody Interlude bis - répliques de Tahar Rahim et Niels Arestrup Take Me Home With You, Baby - Jessie Mae Hemphill Récite - répliques de Tahar Rahim et Niels Arestrup Un prophète Les Rêves La Neige La Sortie Le Respect Visions Le Ciel Du Drahan Pour l'Imam Le Pouvoir Gunfight Vie et Mort La Prophétie Fouille Mack the Knife - Jimmie Dale Gilmore

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Lors de sa présentation à Cannes, Un prophète reçoit un accueil critique triomphal lors de sa projection de la part des spectateurs et de la presse, notamment grâce à la prestation de Tahar Rahim dont c'est le premier rôle au cinéma, plaçant le film comme l'un des favoris pour la Palme d'or«Un prophète», taule froissée par Gérard Lefort dans Libération du 18 mai 2009.. Il reçoit finalement le Grand Prix du Jury.

Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film cumule d'opinions favorables pour 158 critiques.. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de pour ..

En France, le site Allociné propose une note moyenne de à partir de l'interprétation de critiques provenant de de presse..

Box-office Film Box-office France. Box-Office Étranger Total Un prophète

Distinctions

Entre 2009 et 2018, Un prophète a été sélectionné ou nommé plus de dans diverses catégories et a remporté une cinquantaine de récompenses ...

Distinctions 2009

Distinctions 2010