La Trinité est une commune française située dans la collectivité territoriale unique de Martinique. La sous-préfecture de La Trinité a été créée en 1965. C'est le chef-lieu de l'arrondissement de La Trinité. Ses habitants sont appelés les Trinitéens. Géographie

Localisation Située sur la côte atlantique de la Martinique, elle compte sur son territoire Tartane et la presqu'île de la Caravelle, au bout de laquelle le château Dubuc surplombe une mangrove.

thumb|centre|upright=2|Panorama depuis la jetée.

Urbanisme Typologie La Trinité est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-Marie, une agglomération intra-départementale regroupant . et en , dont elle est une commune de la banlieue...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fort-de-France, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique au nord-est, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit...

Toponymie

Histoire La Trinité fait partie des trois pôles du mysticisme martiniquais et son nom même est symbolique. Ce nom évoque la réunion des trois quartiers qui composaient jadis la commune. Celle-ci devint très vite,sous l'influence de la puissante famille Dubuc, un port prépondérant pour le commerce du rhum et du sucre. On acheminait le sucre jusqu'au port par une voie ferrée dont on peut suivre encore le chemin.

La Trinité est une des trois sous-préfectures de la Martinique. La sous-préfecture de La Trinité a été créée par le décret du . C'est le chef-lieu de l'arrondissement de La Trinité.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Chef-lieu d'arrondissement depuis 1965, La Trinité vote pour les représentants de l'Assemblée de Martinique. Avant 2015, elle élisait son représentant au conseil général dans le canton de La Trinité, entité dont elle était la seule commune.

Pour l’élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription de la Martinique.

Intercommunalité La commune appartient à la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique.

Liste des maires

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Jumelages .

Population et société Démographie

Sports et loisirs Équipements sportifs Stade Louis-Richer. Stade de Tartane Hall des sports Cédric Sorhaindo (situé quartier Beauséjour)

Équipements culturels

Médiathèque Yva Léro. Maison de la culture Armand Nicolas Clubs sportifs La Gauloise de Trinitéhttps://www.facebook.com/gauloisedetrinite, football, handball, basket-ball, athlétisme, rugby, gymnastique, badminton L'équipe de football de la Gauloise de Trinité a remporté 5 fois le Championnat de la Martinique de football en 1944, 1950, 1951, 1955, 1980 et 2 fois la Coupe de la Martinique de football en 1983 et 1991. Les joueurs connus de la Gauloise de Trinité sont Jacques Laposte dit « Jacky », ancien joueur professionnel du Paris Saint-Germain durant les années 1970, Olivier Rambo, ancien joueur professionnel de l'AS Nancy-Lorraine, Dominique Pandor, ancien joueur professionnel de l'AS Monaco et du Stade brestois 29, Ludovic Clément, ancien joueur professionnel de Montpellier HSC, Patrick Percin, ancien joueur professionnel du Amiens SC. Tous ces joueurs ont à leur époque été sélectionnés en Équipe de la Martinique de football.

Le Réal de Tartane, football, vainqueur de la Coupe de la Martinique de football en 1985 et en 1989 le Réal de Tartane représente la Martinique à la Coupe de France de football. Joueur emblématique : César Nestoret Ancien club : Le Club Cycliste de Trinité (CCT), cyclisme, (ancien club de Thomas Voeckler).

Éducation Les collèges et lycées de la ville de Trinité :

Collège Beauséjour (Cité scolaire de Beauséjour) ; Collège Rose Saint-Just ; Lycée général et technologique Frantz Fanon (Cité scolaire de Beauséjour) ; Lycée professionnel de la Trinité (Cité scolaire de Beauséjour) ; École de formation professionnelle maritime et aquacole.

Économie La commune est actuellement le principal pôle administratif du nord-atlantique de la Martinique. En effet, on trouve également dans la ville de La Trinité : un hôpital (hôpital Louis DomergueCHU Martinique Hôpital Louis Domergue, chu-martinique, consulté le 3 septembre 2021), une bibliothèque, une cyber-base, deux lycées, un centre des Impôts, une agence de la CGSS et du Pôle Emploi mais aussi une annexe de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique. Il existe aussi de nombreux commerces dans le centre-ville et dans sa périphérie telle que la ZAC du Bac qui est en plein développement. On constate que l'attractivité de Trinité,depuis quelques années, s'est développée. La Trinité est dotée de plusieurs plages et de restaurants notamment à Tartane.

Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Martinique.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Église Saint-François-de-Sales de Tartane. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.. L'église est dédiée à saint François de Sales. Église de la Sainte-Trinité de La Trinité. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.. L'église est dédiée à la sainte Trinité.

Site de pétroglyphes précolombiens du Galion

La commune de La Trinité recèle, dans la plaine du Galion, l'un des trois sites de roches gravées par les amérindiens connus en Martinique.

Ce site précolombien est constitué d’un groupement de grands rochers volcaniques autour de deux très grands blocs gravés situées en bordure d’une grande forêt marécageuse.

L'usine sucrière et distillerie du Galion Naissance de l'usine Au , l'habitation Le Galion située à l'embouchure de la rivière du même nom appartient comme toute la région à la célèbre et puissante famille des Dubuc. Les deux habitations sucrières contigües Galion et Grands-Fonds sortent du patrimoine des Dubuc en 1819 et, en 1842, elles sont la propriété d'un certain Jacques-Marie Lalanne.

À la mort de ce dernier, les habitations sont mises en vente aux enchères. Jean Émile Merlande et Paul Lalanne (on ignore s'il est ou non apparenté au défunt), propriétaires à Saint-Pierre, se portent conjointement acquéreurs. Les propriétés sont grevées d'hypothèques et ils doivent faire appel pour se procurer les moyens de les acquitter à un négociant de Saint-Pierre : Eugène Eustache. En contrepartie, ils doivent lui abandonner l'administration des exploitations jusqu'au remboursement intégral de leur dette.

Vers 1861, Eugène Eustache envisage de créer une usine sur ses terres, car les vieilles habitations sucrières vivent leurs dernières années. L'établissement est construit sur l'habitation Grands-Fonds mais s'appelle « Usine du Galion »L'usine est équipée par la Société J.F Cail & Cie (spécialiste en matériel pour les usines sucrières), et Eugène Eustache empruntera Francs à la Société du Crédit Colonial.. Grâce au profit sucrier des années 1870, il peut rembourser son emprunt par anticipation. Pour assurer l'approvisionnement de son usine en cannes, il cherche à se constituer son propre domaine agricole. Il rachète systématiquement toutes les habitations qui sont mises en vente autour de Grands-Fonds Galion : Bord-De-Mer, Desmarinières, Morne-Galbas, Malgré-Tout, Fonds Galion et Mignot. Il se trouve ainsi à la tête d'un vaste domaine de disposé en arc-de-cercle autour de la Baie du Galion et fournissant toutes les cannes nécessaires au bon fonctionnement de l'usine.

Eugène Eustache meurt le , à la veille de la grande crise qui frappe l'économie sucrière antillaise.

Le Galion et la grande crise sucrière (1884-1905)

À la mort d'Eugène Eustache, Émile Bougenot, son gendre, est chargé de la gestion de l'usine. Né en 1838 dans un petit village de la Côte-d'Or, issu d'un milieu paysan aisé, il poursuit des études d'ingénieur, et entre en 1859 au service de la Maison Cail. L'année suivante, il est envoyé à la Martinique pour diriger le montage de l'installation de l'usine de Lareinty. C'est à lui qu'Eugène Eustache avait fait appel pour monter l'usine du Galion. Il épouse la fille du propriétaire.

Les années suivantes sont celles d'une ascension sociale et patrimoniale rapide. Sur les 21 usines sucrières en activité dans la du , il a été gérant de 9, actionnaire de 15, et copropriétaire de celle du Galion, touchant ainsi des revenus importants. Émile Bougenot a les connaissances techniques qui lui permettent de s'imposer dans le milieu créole. Il bénéficie de la conjoncture économique en hausse mais c'est surtout, un gros travailleur, exigeant envers lui-même comme envers les autres, qui sait tirer parti de toutes les opportunités qui s'offrent à lui. Lorsqu'il devient propriétaire du Galion, il abandonne la direction de toutes les autres usines. En 1892, il confie l'administration de l'usine à Joseph de Lagarrigue, un blanc créole de la Trinité, et rentre définitivement en France d'où il continue à suivre la gestion de son usine.

La crise prend fin autour de 1905. La production sucrière du Galion se solde par des bénéfices dès les années suivantes, d'importants investissements sont réalisés pour augmenter la capacité de broyage, renouveler le matériel et les plantations, sur lesquelles on remplace la vieille canne dite "D'Otaite" par une nouvelle espèce, la "Big Tana".

Évolution et problèmes de 1905 à 1939

Avant la Première Guerre mondiale, la demande en alcool (fabrication des explosifs) est très forte. Beaucoup d'usines négligent de plus en plus la production de sucre pour se consacrer à celle du rhum, plus rémunératrice. On assiste alors à un effondrement de la production sucrière à la Martinique. Il semble cependant que la politique de production au Galion était plus prudente et n'a servi qu'à rentabiliser l'exploitation. Son chiffre d'affaires est multiplié par 5 et son bénéfice par 7,8 au cours de la période.

La fin de la guerre entraîne un effondrement de la production du rhum et l'instauration du contingent réparti entre les usines. De nombreux petits distillateurs finissent par être ruinés. Au Galion, cette crise se traduit simplement par un manque à gagner. À partir de 1920, la consommation métropolitaine s'accroît, non seulement en rhum mais surtout en sucre, à la suite de la destruction des industries betteravières du Nord et de la Picardie.