Jean Brunet (né le à Avignon et mort dans la même ville le ) est un poète français de langue occitane. Il fut l'un des sept membres fondateurs du Félibrige avec Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Paul Giéra, Anselme Mathieu et Alphonse Tavan.. Poète mélancolique et utopiste, il découvrit dans le Félibrige un mouvement qui combla ses aspirations démocratiques et sa fougue juvénile'.

Biographie L'ami de Mallarmé Il commença sa vie professionnelle comme peintre-décorateur et verrier d'art tout en tenant un magasin d'antiquités au 1bis de la rue des Fourbisseurs à Avignon. Il se maria avec Cécile Bernard, qui fut la marraine par procuration de Geneviève, la fille de Stéphane Mallarmé qui s'était liée d'amitié avec le couple lors de son séjour avignonnais.

Fondateur du Félibrige thumb|left|Réunion des sept fondateurs du Félibrige, en 1854, au château de Fontségune, à Châteauneuf-de-Gadagne Réuni avec ses amis, au château de Fontségune, à Châteauneuf-de-Gadagne, le , Brunet fut l'un des sept primadié, fondateurs du FélibrigeLes sept primadié sont désignés en provençal sous les noms de Jóusè Roumaniho, Frederi Mistral, Teodor Aubanel, Ansèume Matiéu, Jan Brunet, Anfos Tavan et Pau Giera..

De 1876 à sa mort, il est majoral du Félibrige.

Ce fut lui aussi, alors que le couple avait déménagé au 17 de la rue Galante qui reçut Víctor Balaguer (1824-1901), chef du parti libéral catalan et franc-maçon comme lui, lors de son exil en 1867.

Fervent républicain Après la défaite de Sedan, après que la République eut été proclamée à Paris le , et à Avignon, par les soins d'Alphonse Gent, Mallarmé lui écrivit :

Devenu capitaine des pompiers, il fut aussi élu conseiller municipal sur la liste républicaine le .

Poète triste et généreux Il ne publia que quelques poésies empreintes de tristesse dans l'Armana, sous le pseudonyme de Felibre de l'Arc-de-SedoLe félibre de l'arc-en-ciel, et travailla surtout à la rédaction d'un répertoire, resté inédit, de proverbes provençaux.

Ruiné par ses largesses, il décéda à l’hôpital d’Avignon en 1894, après avoir tenté de se suicider. Ce fut la municipalité qui paya ses obsèques. Devant son tombeau, au cimetière Saint-Véran, son ami Félix Gras, en tant que capoulié fit son éloge funèbre :

Œuvres Toute son œuvre, restée sous la forme manuscrite est déposée à la bibliothèque du Musée Arbaud à Aix-en-Provence. Il en publia trois extraits : Bachinello e proverbi sus la Luno (1876) en ligne dans Ciel d'Oc Études des mœurs provençales par les proverbes et dictons, première version, (1882) Études des mœurs provençales par les proverbes et dictons, seconde version, (1884)

Odonymie

(Liste non exhaustive)

Voir aussi Bibliographie Eugène Lintilhac, Les Félibres, Éd. Alphonse Lemerre, 1895Les Félibres, in-12°, 136 p. Première partie : Félibres et Félibrige : L'énigme du Félibrige : les félibres de Paris, Cigaliers et félibres de Paris, le royaume poètique de Sainte-Estelle le capoulié Félix Gras, Un jour de printemps chez Mistral. Deuxième partie : Théodore Aubanel, La genèse du Félibrige et Aubanel, le mouvement de Mistral, Jasmin, l'œuvre d'Aubanel. René Jouveau, Histoire du Félibrige, T. I, II, III et IV, Imp. Bené, Nîmes.

Liens externes

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