Mohamed Ghozzi (), né le à Kairouan et mort le ., est un poète et critique littéraire tunisien connu pour sa poésie riche en images soufies et en images empruntées à l'enfance.
Il a aussi écrit de nombreux contes pour enfants et des pièces de théâtre.
Biographie Mohamed Ghozzi suit des études primaires et secondaires à Kairouan, sa ville natale. En 1973, il obtient une maîtrise ès lettres arabes à l'Université de Tunis puis un doctorat de troisième cycle en 1989, avec un travail sur Les masques dans la poésie arabe moderne, et enfin un doctorat d'État. Il enseigne ensuite la littérature arabe dans les facultés des lettres de Kairouan et Tunis..
Féru de littérature dès son enfance, il est influencé par le milieu dans lequel il grandit, notamment la ville de Kairouan, mais aussi par sa fascination pour la poésie arabe classique, notamment pour les œuvres d'Abou Nawas, Al Buhturi et Al-Mutanabbi « qu'il dévorait avec la ferveur d'un prosélyte et d'un disciple », et pour la poésie mystique qui le marqua profondément..
Œuvre Abdul Kader El-Janabi et Bernard Noël donnent, dans leur anthologie du poème arabe moderne, un aperçu du style littéraire de celui qui fait « résonner une voix singulière au sein de la poésie arabe » : Sa maîtrise du rythme et de l'image, sa manière d'invoquer l'enfance en peu de mots et son désir passionné de parfiler et parfiler encore toutes les lumières mystiques, sans se figer dans un quelconque ordre soufi, gratifient chaque poème d'une illumination cosmique capable d'emparadiser l'âme du lecteur.
Dans un article publié dans La Presse de Tunisie, Mokhtar Boukhris donne un aperçu de l'œuvre de Ghozzi. Son premier recueil présente selon lui une « tonalité mystique qui ouvre la parole à la vie immédiate, célèbre le cosmos et chante la terre, en nommant les objets et en révélant leurs pouvoirs latents après que l'usage les a érodés ». Il indique que son deuxième recueil a effectué un retour aux .
Le peu que j'ai reçu est considérable, publié en 1999, est pour sa part marqué par le renouvellement de la texture rythmique classique ; ce recueil se veut une . Le quatrième recueil de Ghozzi, très innovant et plus libre, aurait inspiré selon Boukhris des poètes arabes qui ont repris ses thèmes dans leurs propres poèmes.
Publications Recueils de poésie Le Livre de l'eau, le livre de la braise, Tunis, 1982 Il a tant donné, j'ai peu reçu, Tunis, 1991 ( à Tunis) Le peu que j'ai reçu est considérable, Tunis, 1999 Il y a une autre lumière, Beyrouth, 2007 Les Poèmes de la nuit, Tunis, 2007 Il a tant donné, j'ai peu reçu (traduit en français par Aymen Hacen), éd. Centre national de traduction, Tunis, 2009
Pièces de théâtre Le Glaive et la rose ou Ibnou Rochd (Averroès) (premier prix du festival de théâtre à Charjah) La Station Cigale, apprends-moi à chanter Le Clown
Contes pour enfants
Notes et références
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