Le régiment de cuirassiers (ou RC) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.
Création et différentes dénominations : création du Régiment Cardinal-Duc cavalerie : le régiment est supprimé : le régiment est rétabli sous le nom de Régiment Cardinal-Duc cavalerie : à la mort du cardinal, passe au roi et renommé régiment Royal cavalerie : renommé de cavalerie 24 septembre 1803 : transformé en de cuirassiers 1814 (Première Restauration) : renommé Régiment de cuirassiers de la Reine 1815 (Cent-Jours) : redevient de cuirassiers 1815 : (Seconde Restauration) : renommé Régiment de cuirassiers du Dauphin 1830 : renommé de cuirassiers : Création du de marche de cuirassiers : Reformation du
Chefs de corps
Colonels et chefs de brigade :1789. F.L Antoine. Chef d'Escadron, en 1789 Esclignac rejoint les émigrés, il commande le Royal Allemand en 1791, Antoine prend le commandement du régiment à l'ancienneté, il ne figure pas sur la liste des Chefs de Corps établi par le baron de Rothwiller en 1877, oubli ou manque d'informations?
Historique des garnisons, combats et batailles du RC Il tient successivement garnison à Nevers en , à Vesoul et à Épinal en . Il tient garnison dans le Nord Lille 1871 de 1873, à l'Est Commercy, Lunéville, à l'Ouest Niort, en Région parisienne à Versailles, puis enfin et surtout à Paris 1874 de 1876 et de 1892 à 1914. En 1918 dirigé, après l'armistice, sur Sarrelouis, il n'y reste que jusqu'au et revient bientôt en France à Héricourt, puis à Lyon. Il sera cantonné à Bellheim en Belgique. Puis à Manderscheid, il quittera l'Allemagne le . En France, il s'installera à Châtellerault, Angoulême, puis Saint-Wendel et Reutlingen en Allemagne. En 1978, il détachait l'escadron d'éclairage divisionnaire (E.E.D.5) stationné à Tübingen, également créé.
Ancien Régime
de cavalerie Par ordonnance royale en date du le régiment Royal cavalerie prend le nom de de cavalerie.
Uniformes sous la Révolution et le Premier Empire Habit long sous la Révolution (régiment de cavalerie) Lors de la transformation en régiment de cuirassiers, les cavaliers reçoivent, outre le casque et la cuirasse, un habit court écarlate, sans revers, boutonné jusqu’à la ceinture, aux parements bleus et aux poches en travers ; pattes d’épaule bleues passepoilées de la couleur distinctive du régiment. Tenues reçues en 1805, ornées d'un plumet et d’épaulettes rouges, aux retroussis ornés de grenades bleues (symbole des armes d'élite). À partir de 1806, les cuirassiers reçurent de nouveaux habits à revers. Les cuirasses étaient d’un modèle unique. Les casques, acquis par les régiments, différaient selon le fournisseur. Inspiré du casque des dragons, il avait la bombe en fer et un turban en peau d’ours, rappelant la peau d’ours des bonnets de grenadiers. L’équipement se composait d’une giberne avec sa banderole, d’un ceinturon fermé par une plaque, et d’une dragonne de buffle.
vignette|Cuirassiers du en 1805. Révolution et Premier Empire En 1792, la France révolutionnaire déclare la guerre aux monarchies européennes. Les armées françaises se battent avec acharnement aux frontières du Nord et de l'Est, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, en Suisse, en Italie et jusqu'en Égypte.
Devenu de cavalerie, le , ne cesse, durant cette période, d'être sur la brèche et sert jusqu'en 1799 sur le Rhin.
Le régiment fait les campagnes de 1792 à 1794 à l'armée du Rhin puis les campagnes des ans IV et V à l'armée de Rhin-et-Moselle et celle de l'an VI à l'armée d'Allemagne. Il est cité aux combats d'Heidenheim et de Freising les et et au passage du Rhin en 1797.
Appelé dans l'ouest en 1799, il fait partie l'année suivante de l'armée de réserve, suit le premier consul en Italie et eut l'honneur de compter parmi les trois régiments qui, à la bataille de Marengo, le , firent la célèbre charge qui enveloppèrent six bataillons de grenadiers autrichiens et leur firent mettre bas les armes. Son étendard porte sa première inscription : « Marengo ».
À la paix d'Amiens, il vint occuper la garnison de Vienne en Dauphiné, et fut de là à Rambouillet et à Caen.
de cuirassiers Par arrêté du an XII (24 septembre 1803) le de cuirassiers est formé du de cavalerie et reçoit, en outre le du de cavalerie qui avait été dissous.
Révolution et Premier Empire Devenu de de cuirassiers, le , il fait la campagne l'an XIII au corps de réserve de cavalerie, celles de l'an XIV à 1808 à la Grande Armée et s'illustre durant la campagne d'Allemagne, le 2 décembre 1805 à Austerlitz puis pendant la campagne de Prusse et de Pologne en 1806-1807.En 1807, un détachement du sera un des éléments permettant la formation des et provisoires de grosse cavalerie
En 1809 et 1810, il est rattaché à l'armée du Rhin et au corps de réserve de l'Allemagne.
Il effectue les campagnes de 1811 et 1812 à l'armée d'Allemagne et au corps d’observation de l'Elbe avec lequel il participe à la campagne de Russie et s'illustre pendant les batailles d'Ostrovno et de la Moskova.
Durant la campagne de 1813, il est au 1er corps de réserve de cavalerie de la Grande Armée avec lequel il s'illustre en Allemagne à la bataille de Leipzig le 16 au 19 octobre 1813.
En 1814, le régiment alors rattaché au de cavalerie et en garnison à Hambourg, revient en France et est engagé durant la campagne de France ou il se couvre de gloire le 14 février 1814 à la bataille de Vauchamps.
Pendant la première Restauration, le de cuirassiers porte le titre de Cuirassiers de la Reine et retrouve sa dénomination initiale au retour de Napoléon de l'île d'Elbe.
En 1815, il est à la de réserve de cavalerie. Rattaché à la brigade Donop le cuirassé se fait remarquer à la funeste bataille de Waterloo French Order of Battle at Waterloo - The Army of the North - l8 June l8l5.. Le régiment compte alors 311 hommes répartis en deux escadrons, pour 21 officiers et 290 hommes de troupes.. Le régiment compte quatre compagnies, nommées , , et .
Réduit à un peu plus d'une centaine d'officiers et de cuirassiers, le régiment quitte Neuilly-sur-Seine le et prend la route de Saumur en . Le il est licencié comme l'ensemble des unités militaires françaises.
Régiment de cuirassiers du Dauphin (1815-1830) De 1815 à 1830 Par ordonnances royales, des 16 juillet et 30 août 1815, quelques-uns de ses débris sont versés en dans la formation des deux régiments de cuirassiers de la garde royale et son fond est entré dans la composition du régiment de cuirassiers du Dauphin.
En , il est en garnison à Rennes.
La France ayant été mandatée par le concert des puissances européennes pour aider le roi Ferdinand VII d'Espagne à consolider son trône, les "Cuirassiers du Dauphin" quittent le Épinal pour Bayonne. Fin mars, rattaché au corps de réserve de l'armée d'Espagne le régiment se trouve aux environs d'Orthez et franchit la Bidassoa le . Puis c'est une promenade militaire qui, par Vittoria, Burgos, Valladolid et Madrid, l'amène jusqu'à Tolède à la fin de mai. C'est ensuite par Madrid, Talavera et Aranjuez, le retour sur Bayonne.
régiment de cuirassiers Par ordonnance du Roi, en date du 19 février 1831, le de cuirassiers est formé du simple renommage du régiment de cuirassiers du Dauphin, créé en 1815, cette dénomination ayant été supprimée après la révolution de Juillet 1830.
De 1830 à 1848 En 1848, affecté à l'armée de Paris le régiment quitte Versailles le et prend part aux journées des 25 et 26 juin 1848 contre les insurgés.
Deuxième République
vignette|Chef d'escadron du en 1848.
Second Empire Resté à l'écart des grandes campagnes extérieures de la monarchie et du Empire, (Algérie, Crimée, Italie, Mexique), le régiment participe en revanche à la première des empoignades franco-allemandes.
La guerre éclate le . Le régiment appartient alors à la division de cuirassiers du général de Bonnemains, et forme brigade avec le de cuirassiers. Il participe avec vaillance à la bataille de Frœschwiller. Le Régiment y perd 6 officiers et 141 sous-officiers et hommes de troupe, ainsi que son colonel, qui tombe aux mains de l'ennemi.
La bataille perdue et l'Alsace évacuée, le régiment est dirigé par Saverne, Sarrebourg, Blamont, où le commandement reconstitue une armée destinée à dégager les forces françaises investies sous Metz. Mais la manœuvre de débordement entreprise par cette armée s'enlise à Sedan. Cernée par les Allemands, elle capitule, malgré de vaines tentatives pour rompre l'encerclement, victime beaucoup plus de l'inertie et de l'irrésolution de Napoléon III que de la supériorité de l'adversaire. Après avoir stoïquement subi toute la journée le feu des canons ennemis dans l'attente de la charge, le régiment est fait prisonnier et désarmé. La résistance se poursuit encore, mais c'est finalement la disparition de l'Empire, l'armistice de Versailles et le traité de Francfort le , où la France est obligée de consentir à la cession de l'Alsace et de la Lorraine.
Le par décret du gouvernement de la Défense nationale, l'escadron des cent-gardes, est dissous. Ses éléments sont versés au de marche de cuirassiers dont il forme le premier escadron.
De 1871 à 1914 Reformé le à Orange, alors que la paix n'est pas encore revenue, le régiment va vivre pendant 40 ans, comme l'ensemble de l'armée, dans l'espoir de rendre à la France les provinces perdues d'Alsace et de Lorraine.
Un détachement du régiment participe au maintien de l'ordre pendant les émeutes de Vigneux et de Villeneuve-Saint-Georges dans l'Essonne en .
Première Guerre mondiale
Casernement en 1914 : Paris à la de cuirassiers, à la de cavalerie d' à .
1914 Le , à 1 heure du matin, le cuirassiers débarquait à Liart et à Aubigny-les-Pothées et s'installait dans deux cantonnements, Aubigny-les-Pothées et Lépron-les-Vallées.
Le 5, à 4 heures du matin, il se portait sur Sedan pour y cantonner en fin d'étapes.
Le , la frontière est franchie à Bouillon, et le régiment cantonne au soir à Carlsbourg.
Le , le régiment se met en marche pour Liège, en passant par Resteigne (le ), le long de la Lesse (du 12 au ). Le le régiment a ordre de se porter sur Orbais, dans le cadre de la défense de Louvain, et arrive sans encombre à Perwez. Le le Cuir débouche de Malprouvé Malprouvé.. En infériorité numérique la division de cavalerie est contrainte de se retirer, le RC assurant l'arrière garde et prenant ses cantonnements à Tongrinne.
Le , le corps de cavalerie se retire vers Charleroi, mais le lendemain alors que le régiment atteint Forchies-la-Marche, une canonnade se fait entendre du côté de Courcelles. Un sérieux engagement a lieu dans la région d'Orbais ou le , cantonné à Piéton, est au contact immédiat de la cavalerie ennemie.
Le 22, les divisions de cavalerie sont relevées par une brigade d'infanterie, et se reportent en arrière. Le cuirassiers cantonne à Erquelinnes, sur la frontière. La canonnade est intense vers Charleroi et Binche; C'est la bataille de Charleroi. À 20 heures, le régiment se porte, dans la partie Est de Jeumont, et garde le pont de la Sambre avant de repartir de Jeumont et de cantonner à Cerfontaine, dans le camp retranché de Maubeuge.
Le , une violente canonnade se fait entendre à l'est de Maubeuge. Les armées françaises battent en retraite.
Le , tout le corps de cavalerie se porte vers l'Armée anglaise, dans la région de Le Cateau, puis de Cambrai pour permettre la retraite sur Noyon de toute l'Armée anglaise.