Maurice Boissais (1901-1981) est un écrivain, journaliste et éditeur français.
Biographie Originaire de Saint-Gaudens, Boissais cofonde en octobre 1923 le Comité Nancy-Paris aux côtés du peintre Victor Guillaume et du futur grand historien du cinéma Georges SadoulJean-Louis Cohen, « André Lurçat, agent français des Néerlandais », Dutch connections. Essays on international relationships in architectural history in honour of Herman van Bergeijk], TU Delft, 2020, .. Il en démissionne en février 1926, au prétexte d'un conflit à propos du rapprochement supposé de certains artistes du groupe surréaliste avec le Parti communisteValérie Vignaux, « Georges Sadoul et le surréalisme (1925-1932) ou chronique d’un itinéraire intellectuel », Annales de la société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet, 2016, ..
À compter de 1927, il signe des articles dans l'hebdomadaire L'Intermédiaire des Éditeurs, Libraires, Papetiers et Intéressés de la Presse et du Livre, devenu en 1933 Toute l'édition, dirigé par Joseph Van Melle (1884-1970)Comœdia, Paris, 3 octobre 1932, — sur Retronews.. Le magazine se saborde avec l'entrée en guerre en septembre 1939. Maurice Boissais, mobilisé, est blessé durant le conflit et demeure prisonnier en AllemagneLa Dépêche du Berry, 15 septembre 1940, — sur Retronews..
Brièvement chroniqueur aux Lettres françaises, Maurice Boissais est à l'origine de l'édition du premier album photographique de Robert Doisneau, La Semaine héroïque 19-25 août 1944, publié en novembre 1944 à la S.E.P.E., maison d'édition collaborationniste, dont il devient le mandataire au moment de l'épuration. Il y développe entre autres des collections d'ouvrages policiersNotice ouvrage, sur edition-originale.com.. Sous son mandat, il y publie, avec Jacques Catineau, les quatre premiers manuscrits ayant décroché le prix du Quai des Orfèvres. Il y fonde la collection « Lectures de Paris » (8 titres illustrés, 1947-1949).
Journaliste, il est en 1945 rédacteur en chef de Lectures aux armées. Magazine réservé aux troupes françaises combattantes. Il écrit aussi pour Le Figaro.
Il est lauréat du prix Interallié en 1954Article avec son portrait, in: L'Aurore, Paris, 14 décembre 1943, — sur Retronews..
Œuvre
1945 : La Postérité d'Icare, ill. Gaston de Sainte-Croix, coll. « La vie exaltante » , Paris, Les Éditions de la Nouvelle France [novembre]. 1945 : À l'ombre des mirabelliers, recueil de contes lorrains, ill. Pierre Collot, coll. « Heures joyeuses », Paris, G.-T. Rageot — lire sur Gallica. 1948 : Le Livre à gravures au Dix-huitième Siècle, avec Jacques Deleplanque, Paris, Gründ. 1954 : Le Goût du péché, Éditions Julliard, Prix Interallié.
Notes et références
Liens externes
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