Jeanne ou Jeanne porteuse de myrrhe (en Orient Myrrophore), Ἰωάννα en grec ancien, est un personnage du Nouveau Testament, femme de l'intendant d'un Hérode non identifié, associée à la vie de Jésus dans l'Évangile attribué à Luc et souvent considérée comme étant l'une de ses disciples.
Dans l'Évangile attribué à Luc Elle est l'une des femmes mentionnées dans l'Évangile selon Luc (8, 2-3) qui accompagnèrent Jésus et les douze apôtres :
Jeanne, vraisemblablement veuve de Chouza (ou : Couza, Kuza ou Cuza), suivait Jésus avec le consentement de son mariFrançois Sabbathier, Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques, grecs et latins, tome vingt-troisième, Paris, Delalain, 1777, pages 103 et 104. C'était en effet l'usage chez les Juifs de l'époque que les prédicateurs soient accompagnées de quelques femmes de piété, sans que cela fasse scandale.
Jeanne figure parmi les femmes parties rejoindre le tombeau de Jésus pour embaumer son corps selon le récit qu'en fait l'Évangile de Luc. Ces femmes parlèrent aussi aux apôtres et aux autres disciples, de la tombe vide et des « deux hommes aux habits resplendissants » qui leur étaient apparus.
Hypothèses Certains exégètes comme Richard Bauckham ou Ben Witherington III, ont proposé d'identifier Jeanne avec « l'apôtre » Junia mentionnée par Paul dans son épître aux Romains (Romains 16:7) Richard Bauckham, Gospel Women : Studies of the Named Women in the Gospels, Continuum International Publishing Group, 2002, pages 109-202, « Joanna, Apostle of the Lord – or Jailbait ? », Bible Review 21.2, printemps 2005, pp. 12-14, 46-47. Bauckham montre que Junia est probablement la femme d'Andronique et que tous deux sont des parents de Paul, ce qui est généralement admis par les historiensMarie-Françoise Baslez, Saint Paul, Paris, 2012, éd. Pluriel, .. Il fonde ensuite son raisonnement sur la rareté du nom Junia et sur le fait qu'il n'est « guère probable que notre Junia puisse être membre de la gens Junia en regard de sa judéité et de son histoire Richard Bauckham, Gospel Women : Studies of the Named Women in the Gospels, Continuum International Publishing Group, 2002, .. »
De son côté, l'historien Thierry Murcia, dans son ouvrage sur Marie-Madeleine, propose d'identifier l'épouse de Chouza à la pécheresse anonyme de Luc (Luc 7, 36-50)Marie appelée la Magdaléenne. Entre Traditions et Histoire. I - VIII siècle, Presses universitaires de Provence, Collection Héritage méditerranéen, Aix-en-Provence, 2017, p. 32-34 et 337-338. Voir également, du même auteur, Marie-Madeleine : L’insoupçonnable vérité ou Pourquoi Marie-Madeleine ne peut pas avoir été la femme de Jésus, propos recueillis par Nicolas Koberich, PDF, 2017, p. 16-18.. Il écrit :
Sainte Sainte Jeanne la Myrophore est honorée comme sainte par l'Église orthodoxe lors du « Dimanche des Myrophores » qui correspond au troisième dimanche de la Pâque orthodoxe, et le . L'Église catholique romaine la fête le St. Joanna, Catholic.org. Consulté le 21 janvier 2009.. Elle est célébrée par l'Église luthérienne - Synode de Missouri le avec Salomé.
Bibliographie Richard Bauckham, Gospel Women: Studies Of The Named Women In The Gospels, Joanna the Apostle, T&T Clarck, Edinburgh, 2002, . Thierry Murcia, Marie appelée la Magdaléenne. Entre Traditions et Histoire. Ier - VIIIe siècle, Presses universitaires de Provence, Collection Héritage méditerranéen, Aix-en-Provence, 2017, p. 32-34, 337-338. Thierry Murcia, Marie-Madeleine : L’insoupçonnable vérité ou Pourquoi Marie-Madeleine ne peut pas avoir été la femme de Jésus, propos recueillis par Nicolas Koberich, PDF, 2017, p. 16-18.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des femmes dans la Bible
Liens externes
Jeanne, la sainte porteuse de myrrhe, Almoutran
Jeanne Myrophore Jeanne Myrophore Catégorie:Saint catholique et orthodoxe de Palestine Catégorie:Femme dans le Nouveau Testament Catégorie:Personnalité féminine du Ier siècle Catégorie:Saint catholique fêté le 27 juin Catégorie:Saint orthodoxe fêté le 27 juin